Un cas de rage canine détecté en Île-de-France Médecine des voyages

Publié le 28 oct. 2022 à 07h28

Biographie

Médecin biologiste.

En France, les media informent que les autorités sanitaires ont reçu le mardi 25 octobre un signalement de suspicion de rage chez un chien de type croisé Husky âgé de 4 ans et détenu dans un refuge d’Évry-Courcouronnes dans l’Essonne (91). Le jeudi 27 octobre, le Centre National de Référence de la Rage à l’Institut Pasteur a confirmé ce diagnostic.

L’animal a développé les premiers signes le 19 octobre et est mort le 25 octobre. Pendant toute la période de contagiosité (jusqu’à 15 jours avant les premiers signes soit du 5 au 25 octobre), le chien est resté dans le refuge, seul dans son box ou dans une courette de détente. Aucun autre animal du refuge n’a présenté de symptômes ni de signes évocateurs de la rage. Au vu de la période d’incubation, le chien avait nécessairement contracté la rage avant son arrivée au refuge.

Ce chien avait mordu plusieurs personnes qui ont été informées et prises en charge par le Centre antirabique de l’Institut Pasteur. L’Agence Régionale de Santé Île-de-France a mené les investigations pour déterminer les autres personnes ayant pu être exposées au chien pendant sa période de contagiosité (du 5 au 25 octobre). Ces personnes ont été contactées pour préciser leur exposition et organiser si nécessaire une consultation au centre antirabique.

Les investigations menées pour identifier précisément la provenance de cet animal sont réalisées par la Direction départementale de la protection des populations du 91, qui a placé le refuge sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance le 25 octobre. Les premières investigations, toujours en cours, indiquent que ce chien aurait pu être importé illégalement du Maroc, pays où la rage circule à l’état endémique. Le refuge est fermé et interdit d’accès aux personnes non autorisées depuis cette date.

Commentaires :

La France est un pays indemne de rage animale (hors cas de rage touchant les chauves-souris), les cas de rage identifiés provenant tous d'animaux contaminés à l'étranger. Afin d'éviter tout risque de réintroduction, des mesures réglementaires sont mises en place.