Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Cas de fièvre jaune en République centrafricaine

Publié le 9 déc. 2009 à 00h29

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.
- Médecin biologiste en poste à la Direction centrale du service de santé des armées.
- Membre de droit (sans droit de vote) de la Commission technique des vaccinations de la HAS, représentant du Service de santé des armées.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 10 décembre 2018.

MesVaccins.net.

Quatre cas de fièvre jaune ont été notifiés le 14 novembre 2009 par le Ministère de la Santé de la République centrafricaine, dont trois mortels, dans la sous-préfecture de Yaloké-Bossembelle (préfecture d’Ombella Mpoko) et dans la sous-préfecture de Bagamongone (préfecture de la Lobaye). Le diagnostic a été confirmé par des examens sérologiques réalisés à l'Institut Pasteur de Bangui puis à l'Institut Pasteur de Dakar. Une enquête de terrain a montré la présence de moustiques du genre Aedes vecteurs de la fièvre jaune sylvatique. Ces cas font suite à deux flambées de fièvre jaune dans les préfectures de Basse Kotto et d’Ombella Mpoko en 2009.

En 2008, la survenue de cas de fièvre jaune avait entraîné l’organisation de campagnes de vaccination de masse contre la fièvre jaune. Une nouvelle campagne de vaccination antiamarile d’urgence est prévue pour une population de plus de 300.000 habitants dans les régions concernées début décembre 2009. Les vaccins ont été fournis à partir de la réserve mondiale d’urgence gérée par le Groupe international de coordination (GIC) pour l’approvisionnement en vaccin antiamaril et financée par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination (GAVI). 

La République centrafricaine ne fait pas partie du groupe des 12 pays africains d’endémie dans lesquels des campagnes de vaccination préventive ont lieu depuis 2007. Néanmoins, la République centrafricaine est maintenant considérée comme exposée à un risque élevé d'épidémie de fièvre jaune.

Source : OMS.