Le HCSP a publié des recommandations destinées aux voyageurs à destination de zones de circulation du hantavirus Andes

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Cet avis du Haut Conseil de la santé publique (HCSP), centré sur hantavirus Andes, sera complété par un nouveau chapitre dans l’édition 2026 des recommandations sanitaires pour les voyageurs rappelant les grands principes de prévention des maladies transmises par les rongeurs.

Les infections à hantavirus du genre Orthohantavirus sont des zoonoses transmises à l’humain par des rongeurs sauvages infectés. L'hantavirus Andes (ANDV), à l’origine de la récente épidémie à bord du navire M/V Hondius, a une épidémiologie particulière puisqu’il s’agit du seul hantavirus pour lequel une transmission interhumaine est documentée.

Le risque d’être contaminé par hantavirus Andes pour les voyageurs qui est considéré comme faible, est limité à des zones géographiques restreintes : 

Le HCSP recommande :

AVANT LE DÉPART : s’informer sur les conditions sanitaires locales via le site conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et Affaires étrangères (MEAE) et de s’assurer de disposer d’une assurance rapatriement en fonction des conditions de voyage. 

PENDANT LE SÉJOUR

Mesures préventives

L’être humain peut être contaminé par : (1) contact direct (morsure, griffure, léchage sur peau lésée, etc.), (2) inhalation de particules virales aérosolisées à partir d’urines, de salive ou d’excréments de rongeurs infectés, (3) contact avec une surface souillée ou ingestion d'aliments contaminés par des déjections ou de l’urine de rongeurs, notamment dans des lieux fermés peu ventilés. 

Pour les touristes, ce risque concerne des profils de voyageurs particuliers, susceptibles de contacts avec le réservoir (rongeurs) ou leurs sécrétions et déjections, par exemple lors de randonnées avec nuits en camping, de nettoyage de granges/logements inoccupés, de collecte de bois ou de pratique du woofing.

Recommandations du HCSP :

  • éviter les zones à risque de rongeurs (cabanes, bâtisses abandonnées, grottes, etc.), et tout contact avec ces animaux, vivants ou morts ; 
  • prendre les précautions suivantes en cas de randonnée ou de bivouac : éviter d’installer le campement près d’un stock de bois ou une décharge ; 
  • ne pas dormir directement sur le sol (privilégier des tentes avec tapis de sol intégré) ; 
  • stocker la nourriture, l’eau et les déchets dans des contenants avec des couvercles bien serrés. 
  • se laver soigner soigneusement les mains ou de se les frictionner avec un soluté hydro-alcoolique après une sortie dans la nature ou des activités forestières ou agricoles (par exemple, si pratique de woofing) ; 
  • ventiler les espaces fermés, humidifier le sol avant nettoyage et éviter de dormir dans des bâtiments potentiellement souillés ; 
  • porter un masque chirurgical : 
    • dans les situations à risque d’exposition citées supra, notamment avant d’entrer dans un lieu inhabité ou lors de l’aération et le nettoyage d’un tel lieu ; 
    • en cas de contacts rapprochés avec une personne présentant des signes respiratoires fébriles, a fortiori en milieu confiné.

Ces recommandations s’appliquent à l’ensemble des voyageurs, et particulièrement aux femmes enceintes et aux sujets vulnérables (comorbidités, immunodépression, âges extrêmes de la vie).

En cas de survenue de symptômes évocateurs dans le pays de destination ou dans un autre pays, il est recommandé : 

  • de prendre contact avec le service de soin le plus proche ; 
  • de contacter immédiatement son assurance rapatriement et si nécessaire de se signaler à l’ambassade de France ;
  • de s’abstenir de contact rapproché avec des proches tant qu’une infection à hantavirus Andes n’a pas été écartée.

Remarque : À ce jour, un cas possible d’infection à ANDV peut être défini par :

  • une personne présentant une fièvre ;
  • ET au moins un des signes suivants : céphalées, myalgies, malaise général, nausées, vomissements, diarrhée, douleurs abdominales, difficulté respiratoire, dyspnée, infiltrats pulmonaires bilatéraux ;
  • ET une exposition à risque en zone endémique de ANDV dans les 1 à 6 semaines précédant les symptômes.

DANS LES 1 A 6 SEMAINES SUIVANT LE RETOUR d’un voyage de zones de circulation de hantavirus Andes :

  • En l’absence de symptômes, ne pas appliquer de précautions particulières. 
  • En cas de survenue d’une fièvre isolée, sans notion d’exposition à risque (voir supra) : demander un avis médical. 
  • En cas de survenue de fièvre, quels que soient les symptômes associés, ET d’une exposition à risque, 
  • Ou en cas de survenue d’une fièvre avec toux et difficultés respiratoires dans les 1 à 6 semaines suivant le retour, AVEC OU SANS notion d’exposition à risque : 
    • mettre un masque chirurgical dès l’apparition des premiers symptômes ; 
    • s’isoler ; 
    • appeler le centre 15 pour avis médical ; 
    • éviter tout contact rapproché avec son entourage dans l’attente de l’avis du centre 15 (pour l’entourage, lavage des mains, port de masque idéalement FFP2 et de gants en cas de contact direct, et notamment lors de la gestion des excrétas de la personne malade).

Source : Haut Conseil de la santé publique. Avis relatif aux mesures de prévention et de conduite à tenir chez les voyageurs à destination et au retour de zones de circulation de hantavirus Andes. 27 mai 2026

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