L'Europe a enregistré 245 cas humains de transmission locale du virus du Nil occidental (VNO) dont 12 décès ; l'Italie et la Grèce représentent 83% des cas
En 2026, et au 5 août, sept pays européens ont signalé 245 cas humains de transmission locale du virus du Nil occidental (VNO) dont 12 décès (4,9%) : Italie (139 cas ; 5 décès), Grèce (65, dont quatre avec un lieu d'infection inconnu ; 6 décès), Espagne (17 cas), Macédoine du Nord (13 cas), Roumanie (6 cas ; un décès), France (4 cas) et Allemagne (1 cas).
Le nombre de cas humains signalés à ce jour (245 cas) est inférieur à la moyenne de la période correspondante de la dernière décennie (403 cas).
Au 5 août 2026, des cas humains de transmission locale du VNO avaient été signalés dans 58 territoires répartis dans sept pays. Ce chiffre est plus élevé qu'à la même période en 2025, où des cas avaient été signalés dans 40 régions réparties dans six pays.
Cette année, six régions ont signalé pour la première fois des cas de transmission locale du virus du Nil occidental : en France, dans les Pyrénées-Orientales ; en Allemagne, dans l'arrondissement de Rhénanie-Palatinat ; en Italie, à Campobasso et à Viterbe ; et en Macédoine du Nord, à Pelagoniski et à Vardarski.
La plupart des cas concernaient des hommes de 65 ans et plus, 72% des cas ont été hospitalisés et 58% présentaient des symptômes neurologiques.
Résultats de la surveillance vétérinaire
Dix-sept foyers de VNO chez les équidés (France (cinq foyers), Grèce (cinq foyers), Italie (cinq foyers), Pays-Bas (un foyer) et Espagne (un foyer) et 74 foyers chez les oiseaux (Italie (64 foyers), France (cinq foyers), Espagne (trois foyers), Autriche (un foyer) et Belgique (un foyer) ont été signalés en Europe en 2026.
La date de début la plus précoce d'un foyer chez les équidés et les oiseaux a été le 30 mars 2026 en France et le 31 mars 2026 en Italie, tandis que la date de début la plus tardive a été le 31 juillet 2026 aux Pays-Bas et le 28 juillet 2026 en Italie.
Les différences observées entre les pays européens pourraient refléter une combinaison de facteurs écologiques, climatiques et liés à la surveillance. Des conditions climatiques favorables et la présence de zones à risque, telles que les zones humides et les zones agricoles, pourraient favoriser le développement des populations de moustiques vecteurs et influencer la distribution et le comportement des animaux hôtes, facilitant ainsi la circulation du VNO. Parallèlement, les différences entre les systèmes de surveillance du VNO en Europe pourraient affecter les taux de détection et de notification.
Source : ECDC