La Namibie a enregistré près de 123 000 cas de paludisme au cours des huit premiers mois de l'année

medecinedesvoyages.net

La Namibie a enregistré 122 612 cas confirmés de paludisme et 122 morts depuis le début 2026, a annoncé le 2 septembre le ministre de la Santé et des Services sociaux, Espérance Luvindao. Ce chiffre représente une augmentation par rapport aux totaux de mi-saison.

Le ministère a également enregistré 9 956 hospitalisations liées au paludisme, selon les chiffres présentés par Luvindao. Les infections confirmées, 81%, sont de transmission locale, alors que 19% sont classées comme cas importés provenant d'Angola, de Zambie et du Botswana.

Les régions touchées sont Zambezi, Kavango Est, Kavango Ouest, Ohangwena, Omusati, Oshana, Kunene, Oshikoto, Omaheke et Otjozondjupa. Ces derniers chiffres interviennent alors que la Namibie intensifie ses efforts pour contrôler la transmission du paludisme par la pulvérisation d'insecticides à l'intérieur des habitations et d'autres mesures de prévention. Le ministre a déclaré qu'un récent examen externe de la Stratégie du Programme national de lutte contre le paludisme de la Namibie a révélé que les systèmes de diagnostic et de traitement des cas de paludisme du pays restent performants, mais que les mesures de lutte contre les moustiques sont insuffisantes.

L'évaluation a impliqué le Partenariat RBM pour l'élimination du paludisme, l'Alliance des dirigeants africains contre le paludisme et l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). En réponse, le gouvernement prévoit d'adopter une approche progressive pour l'élimination du paludisme, en fonction de l'intensité de la transmission dans les différentes zones. Il finalise également des directives d'assurance qualité et renforce le rôle des agents de santé communautaires dans le dépistage et le traitement du paludisme.

La Namibie prévoit également de renforcer sa coopération avec ses voisins, l'Angola, la Zambie et le Botswana, grâce à une surveillance transfrontalière, au partage de données et à des mesures conjointes visant à réduire les cas importés. La participation des ménages à la pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide à effet rémanent demeure un défi majeur. Selon les chiffres précédents du ministère, seulement 40 % environ des ménages ciblés ont été atteints lors de la précédente campagne.

Le gouvernement vise désormais une couverture de 85 %, l'objectif recommandé par l'OMS. Le programme de pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide à effet rémanent consiste à appliquer un insecticide sur les surfaces intérieures des habitations afin d'éliminer les moustiques qui s'y abritent et de réduire la transmission du paludisme. L'OMS décrit la pulvérisation intradomiciliaire d'insecticide à effet rémanent comme une intervention de lutte antivectorielle bien établie pour réduire la transmission du paludisme lorsqu'elle est mise en œuvre correctement.

Source : Reporte Epidemiologico de Cordoba. 7 de septembre 2026. Rec 3.102

Zones Associées: Namibie
Vues: 15

Pages associées