Fréquence des infections à pneumocoque, Haemophilus influenzae et méningocoque en France en 2008 (données du réseau Epibac)

Publié le 16 mai 2010 à 23h51

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Les infections invasives (méningites et bactériémies) d'origine bactérienne sont une des principales causes de morbidité sévère et de mortalité chez l'adulte et chez l'enfant. Parmi les nombreuses espèces bactériennes en cause, six sont surveillées depuis 1987 par le réseau Epibac, qui repose sur plus de 300 laboratoires hospitaliers de microbiologie. Trois espèces bactériennes sont à l'origine de maladies qui peuvent être prévenues par la vaccination : Streptococcus pneumoniae ou pneumocoque, Haemophilus influenzae et Neisseria meningitidis ou méningocoque. 

Les données du réseau EPIBAC pour l'année 2008 ont été publiées par l'Institut de veille sanitaire (InVS) le 15 mai 2010. Elles montrent que l'incidence (nombre de nouveaux cas) des infections invasives à pneumocoque est restée stable en 2008 par rapport à 2007, c'est-à-dire proche de 13 cas pour 100 000 personnes. Chez les enfants de moins de 2 ans, les méningites sont devenues presque deux fois moins fréquentes depuis la mise en place de la vaccination par le vaccin heptavalent : 6,1 cas pour 100 000 personnes  en 2008 au lieu de 11 cas pour 100 000 durant la période prévaccinale (de 1998 à 2002).  Cependant cette baisse semble ralentir, probablement en raison de la sélection de sérotypes non vaccinaux. La mise en place prochaine dans les pharmacies d'un nouveau vaccin contre les infections à pneumocoque (Prevenar 13) devrait donc permettre de faire diminuer à nouveau la fréquence des infections graves à pneumocoque.

L'incidence des infections invasives à Haemophilus influenzae est restée globalement stable en 2008 par rapport à 2007 (environ 1 cas pour 100 000 personnes). Cependant, de 1998 à 2008, la fréquence des bactériémies dues à cette espèce bactérienne tend à augmenter chez les personnes de plus de 64 ans. 

L'incidence des infections invasives à méningocoque est restée stable en 2008 par rapport à 2007 (1 cas pour 100 000 personnes).

Source : InVS