Deux cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo au Pakistan Médecine des voyages

Publié le 20 sept. 2010 à 17h01

Biographie

- Assistant de biologie médicale et au service des urgences de l'HIA Bégin, à Saint-Mandé
- Spécialiste des envenimations, auteur de plusieurs publications scientifiques sur ce sujet, et co-auteur du livre intitulé "aspects cliniques et thérapeutiques des envenimations graves" (Urgence Pratique publications).

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération de l’industrie pharmaceutique
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins
- Déclaration mise à jour le 31/08/2014

Au cours des deux dernières semaines, deux cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC) ont été confirmés biologiquement à Karachi, au Pakistan. Le premier patient a guéri tandis que le deuxième patient a été co-infecté par le virus de la dengue et a été hospitalisé en service de soins intensifs. L'aire de répartition du virus de la FHCC s'étend sur une partie de l'Afrique, de l'Asie, du Moyen-Orient et de l'Europe de l'Est.

La transmission se fait par contact avec du sang ou d'autres tissus infectés, ou encore par morsure de tiques. La transmission interhumaine possible et le risque d'infections nosocomiales doivent être redoutées, notamment chez les professionnels de santé. Les autres professionnels particulièrement exposés sont les travailleurs agricoles, les éléveurs, les employés des abattoirs et les vétérinaires. L'apparition des symptômes est brutale : fièvre, douleurs musculaires, vertiges, douleurs cervicales et lombaires, maux de tête et photophobie. La létalité (proportion de décès parmi les cas) est proche de 30 pour cent.

Source : Promed.