Un cas de paludisme autochtone en Espagne Médecine des voyages

Publié le 16 oct. 2010 à 21h32

Biographie

- Professeur agrégé du Val-de-Grâce, professeur invité à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 25 novembre 2021.

Le 8 octobre, un cas de paludisme à Plasmodium vivax autochtone a été rapporté en Espagne chez une femme de 48 ans,vivant à Huesca (province d’Aragon). Cette femme n’avait jamais voyagé hors du pays, n’avait pas bénéficié de soins récents (transfusion) et ne vivait pas à proximité d’un aéroport. La patiente a été traitée et son état est stable. Le moustique vecteur Anopheles atroparvus est présent dans toute l'Espagne. L’origine de la contamination n’a pas été identifiée.

L'Espagne, où les derniers cas autochtones ont été signalés au cours des années 1950, a été déclarée exempte de paludisme par l'Organisation mondiale de la Santé en septembre 1964.

Comme en Espagne, des cas isolés de paludisme autochtone ont été signalés en Grèce (2009-2010), en Albanie (2010), en France (Corse, 2006) et en Italie (1997 et 2009). De tels cas font suite à une transmission locale à partir de cas importés, non identifiés, de retour d’une zone d'endémie en présence d’un vecteur compétent.

Source : Bulletin hebdomadaire international, Institut de veille sanitaire.