Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Alerte à la rage dans le département de la Loire

Publié le 22 mai 2015 à 10h33

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 18 novembre 2019.

L'Institut Pasteur a confirmé jeudi 21 mai la survenue d'un cas de rage chez un chien de race « Bull Terrier », détenu square Louis Huguet dans la commune du Chambon-Feugerolles (42 500), située dans le département de la Loire (région Rhône-Alpes). L'animal est mort dans la nuit du 17 au 18 mai 2015 après avoir mordu une personne de son entourage et le chien d'un voisin.

L'enquête réalisée par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) et l'Agence régionale de santé (ARS) Rhône-Alpes depuis cette date a permis d'identifier que trois autres personnes de l'entourage proche du propriétaire ont été en contact avec l'animal atteint de rage. Ces personnes ont été orientées vers le Centre antirabique de l'Hôpital Nord de Saint-Etienne

Un arrêté préfectoral portant déclaration d'un cas de rage restreint les mouvements des carnivores domestiques (chiens, chats, furets), non valablement vaccinés contre la rage ou non identifiés, sur une partie de la commune du Chambon-Feugerolles.

Les investigations conduites par les services de l'Etat ont montré que le chien enragé avait circulé illégalement dans des pays où circule le virus de la rage. Des analyses complémentaires permettront prochainement de préciser l'origine géographique du virus.

La préfecture recherche des personnes et des animaux en contact avec ce chien entre le 7 mai et le 16 mai inclus.

La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au moyen de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue. 

La rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.

Les personnes qui ont été mordues, griffées, égratignées, ou léchées sur une muqueuse (bouche, yeux) ou sur une peau lésée (plaie, coupure) par un animal suspect doivent nettoyer immédiatement la plaie à l'eau et au savon, rincer abondamment et appliquer une solution antiseptique, puis consulter rapidement dans un centre antirabique.

La préfecture et l'ARS Rhône-Alpes invitent les personnes qui ont été en contact avec ce chien enragé ou dont l'animal aurait été en contact avec ce chien entre le 7 mai et le 16 mai inclus à téléphoner à la préfecture (04 77 48 47 58 ou 04 77 48 48 48), afin qu'elles puissent bénéficier dans les meilleurs délais d'un traitement préventif. 

Tout chien ou chat ou autre carnivore ayant mordu ou griffé une personne, doit être présenté à un vétérinaire par son propriétaire dans les 24 heures suivant la blessure. L'animal fait obligatoirement l'objet d'une surveillance sanitaire par le vétérinaire pendant 15 jours.

La préfecture rappelle également qu'il ne pas toucher un animal sauvage ou errant et que tout animal de compagnie doit être acheté selon les circuits légaux, afin d'éviter la réintroduction de la rage en France et limiter les risques pour soi-même et les autres.

L'évolution de la situation peut être suivie sur le site internet de la préfecture de la Loire, sur le compte Twitter de la Préfecture (@prefecture42) et sur la page Facebook de la Préfecture (@prefecture42).

Source : préfecture de la Loire.