Le vaccin anti-A(H1N1) 2009 est bien toléré et induit une forte réponse immunitaire chez les asthmatiques

Publié le 17 déc. 2010 à 21h22

Biographie

- Enseignant attaché à la faculté de Bordeaux 2.
- Rédacteur adjoint revue Médecine Tropicale.
- Membre de la SNFMI.
- Représentant la médecine interne française auprès de la fédération européenne de médecine interne (EFIM).

Liens d'intérêt


- Consultant auprès des laboratoires Jansen, activité ponctuellement rémunérée.
- Organisateurs de différentes réunions médicales (GSK, Pfizer, Actélion, Binding).
- Coorganisateur congrès SNFMI Paris 2011.
- Participations financières dans le capital d’une entreprise : aucune.
- Participations à des essaies thérapeutiques sur les vaccins : aucune.
- Déclaration établie le 12/09/2011.

La vaccination contre la grippe est indiquée en priorité chez les sujets fragiles ou à risque de forme grave de la maladie. Au sein de cette population, la maladie asthmatique est l’une des plus fréquentes, atteignant une large population allant des enfants aux personnes âgées. Lors de la dernière pandémie due au virus influenza A(H1N1) 2009, la maladie asthmatique constituait un facteur de risque de grippe compliquée ou grave, justifiant une pratique large de la vaccination anti grippale dans cette population. Une étude clinique a étudié la tolérance et l’efficacité d’une dose de vaccin contre le virus grippal A(H1N1) 2009 chez 390 patients âgés de 12 à 79 ans et atteints d’asthme de sévérité variable (formes modérés à sévères). Une partie d’entre eux étaient sous traitement corticoïde au long cours, facteur supplémentaire de susceptibilité à l’infection mais également de moindre réponse au vaccin.

Cette étude a montré, outre l’excellente tolérance de la vaccination, la capacité de celle-ci à induire un taux d’anticorps sériques protecteur. Ce bénéfice a été mis en évidence quelle que soit la forme d’asthme. De plus, une seule injection semblait suffisante pour assurer une protection durable. Chez les patients les plus âgés atteints d'asthme sévère, la réponse immunitaire était plus faible mais une augmentation de la posologie permettait de l'améliorer. Les éventuels effets indésirables de la vaccination ont été analysés par un comité indépendant ; le vaccin n'était pas associé à une exacerbation des crises d'asthme et le profil de tolérance était le même que celui observé dans la population générale.

Source : National Institutes of Health.