Des experts recommandent la vaccination cholérique de la population haïtienne Médecine des voyages

Publié le 21 déc. 2010 à 21h16

Biographie

- Enseignant attaché à la faculté de Bordeaux 2.
- Rédacteur adjoint revue Médecine Tropicale.
- Membre de la SNFMI.
- Représentant la médecine interne française auprès de la fédération européenne de médecine interne (EFIM).

Liens d'intérêt


- Consultant auprès des laboratoires Jansen, activité ponctuellement rémunérée.
- Organisateurs de différentes réunions médicales (GSK, Pfizer, Actélion, Binding).
- Coorganisateur congrès SNFMI Paris 2011.
- Participations financières dans le capital d’une entreprise : aucune.
- Participations à des essaies thérapeutiques sur les vaccins : aucune.
- Déclaration établie le 12/09/2011.

Une importante épidémie de choléra a vu le jour en Haïti suite au tremblement de terre et à la catastrophe sanitaire qui s’en est suivie, aggravée par des conditions climatiques dégradées. Cette épidémie compte actuellement 2 400 victimes est constitue une des plus importantes de ces dix dernières années. La lutte contre le choléra repose sur les mesures sanitaires de traitement des excrétas et des eaux usées et la prise en charge des malades, consistant essentiellement en une réhydratation abondante, orale ou intraveineuse selon l'importance de la déshydratation.

Un comité d’experts s’est prononcé en faveur de l’utilisation de la vaccination anticholérique en Haïti dans le cadre d’un projet d’étude. Ce projet est motivé d'une part par des études déjà effectuées, montrant l’innocuité et l’efficacité du vaccin contre le choléra, et d'autre part en raison des conditions sanitaires actuelles du pays, qui rendent difficile un assainissement rapide des eaux de consommation. La possibilité de mise a disposition de doses additionnelles ouvre la voie à une utilisation du vaccin de manière massive avec 100 000 doses de vaccin anticholérique actuellement prêtes à l’expédition et 200 000 doses additionnelles disponibles rapidement. Les experts ont également indiqué la nécessité d’une réserve internationale de vaccin anticholérique, afin de garantir l’approvisionnement en vaccin.

Source : OMS.