Ré-émergence du paludisme en Corée du Sud
En Corée du Sud, selon les autorités sanitaires le nombre de personnes infectées par le paludisme a augmenté de plus de 80 % entre 2013 à 2015, passant de 228 cas en 2013 à 417 cas en 2015.
Ceci est probablement la conséquence de l'arrêt en 2012 du projet de lutte antipaludique conjoint entre la Corée du Sud et la Corée du Nord mis en route en 2008. Le nombre de patients atteints de paludisme depuis 2012 a été en constante augmentation. En Corée, le paludisme est le plus souvent du au parasite Plasmodium vivax.
La région la plus touchée est la province de Gyeonggi en raison de sa proximité avec la Corée du Nord.
Alors que la République de Corée avait été déclarée exempte de paludisme en 1979, le paludisme a émergé en 1993 près de la zone démilitarisée (DMZ) et plusieurs milliers de cas ont été signalés chaque année jusqu'en 2007. La présente vague de Plasmodium vivax en Corée du Sud dans les régions bordant la Corée du Nord est similaire à l'émergence de 1993, et indique fortement que le paludisme n'est pas sous contrôle en Corée du Nord.
L'évolution de ces données épidémiologiques doivent faire rappeler aux voyageurs que les recommandations de prévention s'appuient toujours sur le triptyque :
- Protection personnelle antivectorielle.
- Une chimioprophylaxie adaptée.
- Information du voyageur sur l'importance du diagnostic en urgence d'une fièvre au retour d'une zone impaludée.
Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur le site Medecinedesvoyages.net qui prend en compte les nouvelles recommandations des autorités sanitaires françaises, des Centers for Disease Control and Prevention des Etat-Unis et de l'Organisation mondiale de la santé.
Source : Promed.