Nouvelle recommandation : une dose à l'âge de 5 mois suivie d'un rappel à l'âge de 12 mois

Description

Vaccin méningococcique polyosidique du groupe C (conjugué adsorbé)

Classe

Inerte
- Polyosidique conjugué

Adjuvant

Hydroxyde d'aluminium hydraté (0,5 mg Al3+)

Forme et présentation

Suspension injectable en seringue préremplie.

Suspension semi-opaque blanche à blanc cassé.

NEISVAC se présente comme une suspension de 0,5 ml en seringue préremplie (verre de type I) munie d’un opercule (caoutchouc bromobutyle) et d’un bouchon piston (caoutchouc bromobutyle) en boîtes de 1, 10 ou 20. 

Chaque seringue préremplie est conditionnée dans un blister. L’ouverture du blister scellé est volontaire et permet d’éviter la condensation une fois le vaccin amené à température ambiante préalablement à son administration. Ouvrir le blister en enlevant l’opercule pour retirer la seringue. Ne pas faire passer la seringue à travers le blister. 

La boîte de 1 peut inclure jusqu’à 2 aiguilles de tailles différentes. Toutes les aiguilles sont stériles et à usage unique. Le conditionnement primaire est sans latex. 

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées. 

Composition

Par dose ( 0,5 ml) :

Polyoside (de-O-acétylaté) de Neisseria meningitidis, groupe C (souche C11)  : 10 µg

  • conjugué à l'anatoxine tétanique (10-20 µg) ;
  • adsorbé sur de l'hydroxyde d'aluminium hydraté (0,5 mg Al3+).

Excipients

  • chlorure de sodium ;
  • eau ppi.

Indications

NEISVAC est indiqué pour l’immunisation active des enfants à partir de l'âge de 2 mois, des adolescents et des adultes pour la prévention des maladies invasives dues à Neisseria meningitidis du sérogroupe C.

L'utilisation de NEISVAC doit suivre les recommandations officielles.

Nouvelle recommandation du Haut Conseil de la santé publique (avis du 9 décembre 2016).

En attendant la mise en place d'une immunité de groupe susceptible de protéger les jeunes nourrissons de moins d'un an, qui sont les plus à risque de contracter une forme grave d'infection méningococcique C, la vaccination des nourrissons contre le méningocoque C est recommandée de façon transitoire à l'âge de 5 mois. Cette vaccination devra utiliser le vaccin Neisvac, seul vaccin contre le méningocoque C à posséder un autorisation pour ce schéma vaccinal. Les nourrissons vaccinés à l'âge de 5 mois bénéficieront ensuite d'un rappel avec le même vaccin à l'âge de 12 mois.

Cette recommandation sera effective lors de la publication du prochain calendrier vaccinal 2017.

Posologie

Aucune donnée n'est disponible sur l'utilisation de différents vaccins méningococciques du groupe C conjugués pour la primovaccination ou la dose de rappel. Dans la mesure du possible, le même vaccin doit être utilisé pour tout le schéma vaccinal.

Primovaccination :

Nourrissons âgés de 2 mois jusqu’à 4 mois : 

Deux doses de 0,5 ml chacune, doivent être administrées avec un intervalle d'au moins deux mois. 

Nourrissons âgés de plus de 4 mois, enfants plus âgés, adolescents et adultes :

Une dose unique de 0,5 ml.

Doses de rappel :

Chez les nourrissons primovaccinés entre 2 mois et 12 mois, une dose de rappel doit être administrée vers l'âge de 12-13 mois, en respectant un intervalle d'au moins 6 mois après la dernière injection de NEISVAC.

La nécessité de doses de rappel chez les sujets âgés de 12 mois ou plus lors de la primovaccination n’a pas encore été établie (voir la rubrique Pharmacodynamie).

Mode d'administration

NEISVAC s'administre par injection intramusculaire, de préférence dans la face antérolatérale de la cuisse chez les nourrissons et dans la région deltoïdienne chez les enfants plus âgés, les adolescents et les adultes. 

Chez les nourrissons âgés de 12 à 24 mois, le vaccin peut être administré dans le deltoïde ou la face antérolatérale de la cuisse. 

Précautions à prendre avant l’utilisation ou l’administration du médicament

Le vaccin ne doit pas être administré par voie sous-cutanée ou intraveineuse (voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi).

NEISVAC ne doit pas être mélangé à d'autres vaccins dans la même seringue. Différents sites d'injection doivent être utilisés si plusieurs vaccins sont administrés (voir la rubrique Interactions).

Contre-indications

  • Hypersensibilité à l'un des composants du vaccin, y compris l'anatoxine tétanique.
  • Comme pour les autres vaccins, l'administration de NEISVAC doit être différée chez les sujets présentant une maladie fébrile aiguë sévère.

Mises en garde et précautions d'emploi

  • Un traitement médical approprié ainsi que les dispositions nécessaires doivent être disponibles immédiatement en cas de réaction anaphylactique qui pourrait survenir dans de rares cas. C'est pour cette raison que le sujet doit rester sous surveillance pendant la durée appropriée après vaccination.
  • NEISVAC ne doit en aucun cas être injecté par voie intraveineuse ou par voie sous-cutanée.
  • Lors de l'utilisation du vaccin chez les personnes ayant des problèmes de coagulation (ex: thrombopénie) ou en association avec un traitement anticoagulant, la balance bénéfice/risque doit être évaluée avec précaution en raison du risque de saignement ou d'hématome au niveau du point d'injection.
  • Le risque potentiel d'apnée avec nécessité de surveillance respiratoire pendant 48H-72H doit être soigneusement pris en compte lors de l'administration des doses de primovaccinations chez les grands prématurés (nés à 28 semaines de grossesse au moins) et particulièrement chez ceux ayant des antécédents d'immaturité respiratoire. 
  • En raison du bénéfice élevé de la vaccination chez ces nourrissons, l'administration ne doit pas être suspendue ou reportée.
  • Ce médicament contient moins d'1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c'est à dire, qu'il est essentiellement "sans sodium".
  • Il n'existe pas de données disponibles sur l'utilisation du vaccin dans le contrôle d'une épidémie.
  • L'évaluation bénéfice-risque d'une vaccination avec NEISVAC dépend de l'incidence de l'infection par les sérogroupes C de Neisseria meningitidis dans une population donnée avant introduction d'un programme élargi de vaccination.
  • La vaccination doit être différée chez des patients présentant des maladies aiguës (avec ou sans fièvre) qui pourraient être aggravées par d'éventuels effets indésirables dus au vaccin ou qui pourraient interférer dans l'interprétation d’éventuels effets indésirables dus au vaccin.
  • Chez les sujets immunodéprimés (par exemple en raison d'une maladie génétique ou d'un traitement immunosuppresseur), ce vaccin peut ne pas induire la production d'anticorps protecteurs après vaccination. Par conséquent, la vaccination peut ne pas entraîner une réponse en anticorps protecteurs chez tous les sujets.
  • Les sujets présentant un déficit en fractions du complément et les sujets présentant une asplénie fonctionnelle ou anatomique pourraient développer une réponse immunitaire aux vaccins méningococciques C conjugués ; cependant, le degré de protection qui serait acquis est inconnu.
  • Bien que des symptômes de type méningé tels que raideur/douleur de la nuque ou photophobie aient été rapportés, le vaccin ne provoque pas de méningite à méningocoque C. Par conséquent, la vigilance clinique quant à la possibilité d'une méningite coïncidente doit être maintenue.
  • Ce vaccin ne remplace pas l'immunisation classique contre le tétanos.
  • NEISVAC ne protège que contre le groupe C de Neisseria meningitidis et ne peut pas prévenir totalement les maladies méningococciques du groupe C. Il ne protège pas contre les autres sérogroupes de Neisseria meningitidis ni d'autres micro-organismes responsables de méningite ou de septicémie. En cas d'apparition de pétéchies et/ou de purpura à la suite de la vaccination (cf Effets indésirables), l'étiologie devra être scrupuleusement étudiée. Il faudra considérer à la fois les causes infectieuses et non infectieuses.
  • Il n'existe pas de données sur l'utilisation de Neisvac chez les adultes âgés de 65 ans et plus (cf. Pharmacodynamie).

Interactions

NEISVAC ne doit pas être mélangé à d'autres vaccins dans la même seringue. Des sites d’injection séparés doivent être utilisés si plus d’un vaccin est administré. 

L'administration de NEISVAC en même temps (mais dans des sites d'injection séparés) que des vaccins contenant les antigènes suivants n'a pas eu d’effet cliniquement significatif sur la réponse immunologique à ces antigènes lors d'essais cliniques : 

  • diphtérique et tétanique (DT), 
  • coquelucheux à germes entiers, 
  • coquelucheux acellulaires (Ca), 
  • vaccins Haemophilus influenzae type b (Hib) conjugués, 
  • vaccin poliomyélitique inactivé (Polio), 
  • vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (ROR),  
  • Vaccin pneumococcique conjugué (7-, 10-, et 13-valents).  

Des variations mineures des titres d’anticorps (Moyenne Géométrique des titres) ont été parfois observées entre les administrations concomitantes et séparées ; toutefois la signification clinique éventuelle de ces observations n’a pas été établie. 

L’administration concomitante de NEISVAC (schéma à 2 doses adapté aux nourrissons) et DTCa-Polio-VHB-Hib en primovaccination en 3 doses chez les nourrissons n’a pas montré d’interférence cliniquement pertinente dans les réponses à chaque antigène contenu dans le vaccin hexavalent. 

Dans diverses études menées avec différents vaccins, l’administration concomitante de vaccins conjugués méningococciques du sérogroupe C avec des combinaisons contenant des composants coquelucheux acellulaires (avec ou sans virus poliomyélitiques inactivés, antigène de surface de l’hépatite B ou antigènes Hib conjugués) a montré des moyennes géométriques des titres d’anticorps sériques bactéricides (ASB) plus faibles comparativement aux administrations séparées ou aux co-administrations avec des vaccins coquelucheux à germes entiers. Les proportions de sujets qui atteignent des titres d’ASB d’au moins 1/8 ou 1/128 ne sont pas touchées. Actuellement, les conséquences potentielles de ces observations sur la durée de protection ne sont pas connues. 

Le taux de réponse immunitaire vis-à-vis de NEISVAC, administré un mois après le vaccin tétanique, était de 95,7 % comparé à 100% lorsque les vaccins étaient administrés simultanément. 

La co-administration d’un vaccin oral rotavirus (vaccin RotaTeq) avec NEISVAC chez des nourrissons âgés de 3 et 5 mois (habituellement administrée au même moment que le vaccin DTCa-Polio-Hib), suivie d’une troisième dose de vaccin rotavirus chez les mêmes nourrissons âgés approximativement de 6 mois, a démontré que la réponse immunitaire des deux vaccins n’était pas affectée. Cette co-administration présente un profil de tolérance satisfaisant.

Grossesse

Il n'y a pas de données adéquates concernant l'utilisation de ce vaccin chez la femme enceinte. Les études animales ne sont pas concluantes pour ce qui est des effets sur la gestation, le développement embryonnaire / fœtal, l’accouchement et le développement postnatal. Le risque potentiel en clinique n’est pas connu. Néanmoins, devant la gravité de la maladie méningococcique C, la grossesse ne doit pas faire exclure la vaccination lorsque le risque d'exposition est clairement défini.

Les effets de NEISVAC sur la fertilité n’ont pas été établis.

Allaitement

Il n’y a pas de données adéquates concernant l’utilisation de ce vaccin pendant l’allaitement. Le rapport bénéfice / risque doit être évalué avant de prendre une décision d’immuniser ou non pendant l'allaitement.

Effets indésirables

Les effets indésirables suivants listés ci-dessous ont été identifiés au cours d'études cliniques conduites avec NEISVAC chez les nourrissons/jeunes enfants âgés de 2 mois à < 18 mois (n="1.266)," chez des enfants âgés de 3,5 ans à < 18 ans (n="1911)" et chez des adultes (n="130).

La fréquence des effets indésirables rapportés durant ces études cliniques est basée sur l'échelle suivante: très fréquent (> 1/10), fréquent (>1/100- < 1/10), peu fréquent (> 1/1.000-1/100), rare (> 1/10.000-<1/1.000).

1. Effets indésirables observés lors d'essais cliniques

1.1. Nourrissons/Jeunes enfants âgés de 2 mois à < 18 mois

Affections du système immunitaire

  • Réactions d’hypersensibilité (y compris bronchospasme) (rare)

Infections et infestations

  • Pharyngite, rhinite (fréquent) 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Perte d'appétit (très fréquent)

Affections gastro-intestinales 

  • Vomissement (très fréquent)
  • Diarrhée (fréquent)
  • Douleur abdominale, dyspepsie (peu fréquent)

Affections psychiatriques

  • Agitation/nervosité, troubles du sommeil (problèmes d’endormissement) (fréquent)

Affections du système nerveux

  • Pleurs, sédation/somnolence (très fréquent)

Affections oculaires

  • Oedème de la paupière (rare) 

Affections vasculaires

  • Bouffées de chaleur (peu fréquent)
  • Collapsus circulatoire (rare)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 

  • Toux (fréquent)

Affections de la peau et des tissus mous 

  • Rash, hyperhydrose (fréquent)
  • Erythème (peu fréquent)
  • Ecchymose (rare)

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Douleurs dans les extrémités (peu fréquent)
  • Raideur musculo-squelettique (incluant une raideur du cou et une raideur articulaire)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration 

  • Irritabilité, fatigue*, fièvre, réactions au niveau du point d’injection incluant douleur/sensibilité, gonflement et érythème (très fréquent)
  • Oedème périphérique, malaise, frissons (peu fréquent)

* Pour les nourrissons et les jeunes enfants, voir Classe Système Organe « Affections du système nerveux ».

Dans une étude (n = 945) comparant deux schémas de primovaccination à une seule dose (vaccination à l'âge de 4 mois ou à l'âge de 6 mois) avec un schéma de primovaccination à deux doses (vaccinations à l'âge de 2 mois et à l'âge de 4 mois), les réactions locales et systémiques sont survenues à des taux comparables dans les trois groupes étudiés, et étaient principalement d’intensité légère. Deux effets indésirables, qui ne figurent pas dans le tableau des effets indésirables ci-dessus, ont été rapportés dans cette étude : une induration au site d'injection et une dermatite, avec une fréquence globale de 53,0 % et de 0,2 %, respectivement.

1.2. Enfants âgés de 3,5 ans à < 18 ans

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Lymaphadénopathies (peu fréquent)

Affections du système immunitaire

  • Réactions d’hypersensibilité (y compris bronchospasme) (peu fréquent)

Infections et infestations

  • Pharyngite, rhinite (fréquent) 

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Perte d'appétit (peu fréquent)

Affections gastro-intestinales 

  • Nausée, douleur abdominale, vomissement, diarrhée (fréquent)

Affections du système nerveux

  • Sensations vertigineuses, sédation/somnolence (fréquent)
  • Anomalies sensorielles (paresthésie, sensation de brûlure, hypoesthésie), syncope, pleurs, convulsions (peu fréquent)

Affections oculaires

  • Oedème de la paupière (peu fréquent) 

Affections vasculaires

  • Bouffées de chaleur (peu fréquent)
  • Collapsus circulatoire (rare)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 

  • Toux (fréquent)
  • Congestion nasale (peu fréquent)

Affections de la peau et des tissus mous 

  • Prurit, ecchymose, dermatite (fréquent)
  • Rash, hyperhydrose (peu fréquent)

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Douleurs dans les extrémités (fréquent)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration 

  • Réactions au niveau du point d’injection incluant douleur/sensibilité, gonflement et érythème (très fréquent)
  • Fièvre, malaise, fatigue (fréquent)
  • Irritabilité, Asthénie, Œdème périphérique, frissons

1.3. Adultes

Affections gastro-intestinales 

  • Vomissement (fréquent)

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales 

  • Toux (fréquent)

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Myalgies (fréquent)

Troubles généraux et anomalies au site d'administration 

  • Réactions au niveau du point d’injection incluant douleur/sensibilité, gonflement et érythème (très fréquent)
  • malaise, fièvre (fréquent)
  • Syndrome pseudo-grippal (peu fréquent)

2. Expérience rapportée dans le cadre de surveillance post-commercialisation

Les effets indésirables suivants décrits dans le tableau ci-dessous ont été rapportés durant l’expérience post-AMM. Les fréquences de ces événements ne sont pas connues car elles ne peuvent pas être estimées à partir de données disponibles. 

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Purpura thrombopénique idiopathique
  • Lymphadénopathies

Affections du système immunitaire

  • Anaphylaxie
  • angio-œdème (incluant œdème facial)
  • Réactions d’hypersensibilité (y compris bronchospasme)

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Perte d’appétit 

Affections psychiatriques

  • Troubles du sommeil (incluant problèmes d’endormissement)

Affections du système nerveux

  • Convulsions fébriles
  • Convulsions
  • Méningisme
  • Episode d’hypotonie-hyporéactivité
  • Syncope
  • Sensations vertigineuses
  • Anomalies sensorielles (incluant paresthésie, sensation de brûlure, hypoesthésie)
  • Hypersomnie

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

  • Apnée
  • Dyspnée
  • Sifflements
  • Congestion nasale

Troubles gastro-intestinaux

  • Nausées

Affections de la peau et du du tissu sous-cutané

  • Syndrome de Stevens-Johnson
  • Erythème polymorphe
  • Pétéchies
  • Purpura
  • Urticaire
  • Eruption cutanée (incluant une éruption maculovésiculaire, une éruption vésiculaire, une éruption maculopapulaire, une éruption papulaire, une éruption maculaire, des boutons de chaleur, une éruption érythémateuse, une éruption généralisée, une éruption avec prurit)
  • Erythème

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Raideurs musculo-squelettiques (incluant des raideurs au niveau du cou et des raideurs articulaires)
  • Douleurs au niveau du cou
  • Douleurs dans les extrémités

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Œdèmes périphériques
  • Asthénie
  • Fatigue
  • Frissons 

Réactions de classe

Une rechute d’un syndrome néphrotique a été rapportée en association avec les vaccins conjugués méningococciques du groupe C chez les enfants.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : VACCIN ANTI-MÉNINGOCOCCIQUE, code ATC : J07AH.

Aucun essai clinique d'efficacité n’a été réalisé.

Le titrage des anticorps sériques bactéricides (lASB) mentionné dans le texte ci-après a utilisé du sérum de lapin comme source de complément et de souche C11.

1. Immunogénicité chez les nourrissons

Une étude clinique (n = 786) a évalué la réponse immunitaire d’une dose unique de NEISVAC administrée à l'âge de 4 mois ou à l'âge de 6 mois, par rapport à deux doses de NEISVAC administrées à l'âge de 2 mois et de 4 mois. Les nourrissons ont tous reçu une dose de rappel à l'âge de 12-13 mois.

Proportion des sujets avec des titres d'anticorps séroprotecteurs selon le calendrier

a) Après la primovaccination (lASB ≥ 8), prélèvement sanguin un mois après la vaccination (IC 90 %) :

  • Dose unique à l'âge de 4 mois : 99,6 % (98,3 - 100,0)
  • Dose unique à l'âge de 6 mois : 99,2 % (97,6 - 99,9)
  • Deux doses à l'âge de 2 et 4 mois : 99,6 % (98,1 - 100)

b) Avant rappel (lASB ≥ 8), prélèvement sanguin immédiatement avant la dose de rappel (IC 90 %) :

  • Dose unique à l'âge de 4 mois : 78,9 % (73,4 - 82,2)
  • Dose unique à l'âge de 6 mois : 90,7 % (87,2 - 93,5)
  • Deux doses à l'âge de 2 et 4 mois : 67,8 % (62,5 - 72,7)

c) Après rappel (lASB ≥ 128)* prélèvement sanguin un mois après la vaccination (IC 90 %) :  

  • Dose unique à l'âge de 4 mois : 98,9 % (97,1 - 99,7)
  • Dose unique à l'âge de 6 mois : 99,6 % (98,2 - 100,0)
  • Deux doses à l'âge de 2 et 4 mois : 99,6 % (98,1 - 100,0)

2. Immunogénicité chez les jeunes enfants

Dans une étude évaluant la réponse immunitaire d’une dose unique de NEISVAC, 100 % des jeunes enfants ont présenté un titre lASB d'au moins 1/8. 

3. Immunogénicité chez les enfants entre 3,5 ans et 6 ans 

Dans une étude évaluant la réponse immunitaire d’une dose unique de NEISVAC, 98,6 % des enfants ont présenté un titre lASB d'au moins 1/8. 

4. Immunogénicité chez les adolescents âgés de 13 à 17 ans et chez les adultes 

Dans une étude évaluant la réponse immunitaire d’une dose unique de NEISVAC, 100 % des adolescents ont présenté un titre lASB d'au moins 1/8.

Dans une étude clinique chez des adultes âgés de 18 à 64 ans, 95,6 % des sujets non précédemment vaccinés et 97,1 % des sujets déjà vaccinés avec un vaccin Men C polysosidique ont présenté des titres IASB d'au moins 1/8 après 1 seule dose de NEISVAC. 

5. Surveillance après commercialisation suite à une campagne de vaccination au Royaume-Uni 

Dans le programme de vaccination généralisée au Royaume Uni (utilisant trois vaccins méningococciques de sérogroupe C conjugués en proportions variables) couvrant la période depuis le début de la vaccination fin 1999 jusqu’à mars 2004, les estimations de l’efficacité du vaccin démontraient la nécessité d’une dose de rappel à la suite de la primovaccination (3 doses administrées à 2, 3 et 4 mois). Au cours de l’année suivant la fin de la primovaccination, l’efficacité du vaccin dans la cohorte de nourrissons a été estimée à 93 % (IC 95% : 67-99). Cependant, plus d’un an après la fin de la primovaccination, une baisse de la protection a été clairement mise en évidence. 

Jusqu’en 2007, pour les cohortes âgées de 1 à 18 ans ayant reçu une seule dose de vaccin méningococcique du groupe C conjugué lors du programme initial de vaccination de rattrapage au Royaume–Uni, les estimations globales d’efficacité sur le terrain variaient de 83 % à 100 %. Les données ne montrent pas de baisse significative de l’efficacité sur le terrain pour ces cohortes lorsque l’on compare les périodes post-vaccinales inférieure à un an et supérieure ou égale à un an. 

6. Surveillance après commercialisation suite à une campagne de vaccination aux Pays-Bas 

En septembre 2002, les Pays-Bas ont mis en place une vaccination de routine méningococcique de groupe C chez les nourrissons âgés de 14 mois. De plus, entre juin et novembre 2002, une campagne de rattrapage a été menée chez les 1 à 18 ans. Cette campagne de rattrapage a couvert près de 3 millions de sujets (94% de couverture vaccinale). La surveillance épidémiologique des infections à méningocoque C aux Pays-Bas, où NEISVAC a été utilisé de façon exclusive dans les programmes de vaccination, a relevé que l’incidence des infections à méningocoque C a nettement diminué.

Conservation

A conserver au réfrigérateur (entre 2°C et 8°C). Ne pas congeler. 

Conserver la seringue dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière. 

Pendant la durée de conservation indiquée de 42 mois, le produit peut être conservé à température ambiante (jusqu’à 25 °C) pendant une période unique maximale de 9 mois. Durant cette période, le produit peut être replacé au réfrigérateur entre 2 et 8 °C. 

S’il est conservé à température ambiante, (jusqu’à 25°C), la date de début d’utilisation et la date de péremption révisée de 9 mois doivent être indiquées sur l’emballage du produit. La date de péremption révisée pour la conservation à température ambiante ne doit pas dépasser la date de péremption fixée en conformité avec la durée de conservation de 42 mois.

Manipulation

Pendant la conservation, un dépôt blanc et un surnageant transparent peuvent être observés. 

Le vaccin doit être bien agité avant administration de façon à obtenir une suspension homogène et doit être inspecté afin de détecter la présence de particules étrangères et une décoloration. Ne pas administrer si des particules ou une décoloration sont observées et contacter le laboratoire Pfizer. 

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Il est recommandé d’utiliser la plus petite des aiguilles (0,50 X 16 mm) qui peut être incluse dans les conditionnements unitaires, pour la vaccination des enfants et d’utiliser la plus grosse des aiguilles (0,60 X 25 mm) pour la vaccination des adultes.

Remboursement

Remb Séc soc à 65 %.

Prix

23,47 € TTC

L'honoraire de dispensation perçu par le pharmacien est inclus dans ce prix.

Résumé à l'intention du public

http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=69261547&typedoc=N