Vaccin disponible.

Description

Vaccin pneumococcique polyosidique.

Classe

Inerte
- Polyosidique non conjugué

Forme et présentation

Solution injectable en seringue préremplie.

Ce vaccin est une solution limpide incolore.

Nature et contenu de l'emballage extérieur

  • 0,5 mL de solution dans un flacon (verre de type 1), muni d'un bouchon (caoutchouc) avec une capsule amovible (plastique).
    Boîte de 1, 10 ou 20.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Composition

Une dose de 0,5 mL contient :

1. Antigènes

  • 25 microgrammes de chacun des 23 sérotypes pneumococciques :
    1, 2, 3, 4, 5, 6B, 7F, 8, 9N, 9V, 10A, 11A, 12F, 14, 15B, 17F, 18C, 19F, 19A, 20, 22F, 23F, 33F

2. Excipients

  • Phénol
  • Chlorure de sodium *
  • Eau pour préparations injectables

* : sodium inférieur à 1 mmol (23 mg) par dose.

Indications

PNEUMOVAX est indiqué pour l'immunisation active contre les maladies à pneumocoques chez les enfants à partir de 2 ans, les adolescents et les adultes.

Le vaccin est recommandé chez les sujets âgés de 2 ans et plus présentant un risque accru de morbidité et de mortalité dû aux infections à pneumocoques.

Les personnes à risque devant être vaccinées sont déterminées en fonction des recommandations officielles.

Ce vaccin n'est pas efficace dans la prévention de l'otite moyenne aiguë, la sinusite et les autres infections courantes des voies aériennes supérieures. 

Posologie

Les schémas de vaccination avec Pneumovax doivent être basés sur les recommandations officielles.

1. Primo-vaccination

Adultes et enfants âgés de deux ans et plus : une dose unique de 0,5 mL par voie intramusculaire ou sous-cutanée.

Pneumovax n'est pas recommandé chez l'enfant de moins de 2 ans car l'innocuité et l'efficacité du vaccin n'ont pas été établies et de plus, parce que la réponse en anticorps peut être faible.

2. Posologie spécifique

Il est recommandé d'administrer le vaccin pneumococcique de préférence deux semaines au moins avant une splénectomie élective ou avant la mise en route d'une chimiothérapie ou de tout autre traitement immunosuppresseur. La vaccination pendant une chimiothérapie ou une radiothérapie doit être évitée.

Après traitement par chimiothérapie et/ou radiothérapie d'une affection néoplasique, la réponse immunitaire vaccinale peut rester faible. Le vaccin ne doit pas être administré avant au moins 3 mois suite à l'arrêt de ce type de traitement. Chez les patients ayant reçu un traitement intensif ou prolongé, il peut être nécessaire d'attendre plus longtemps (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi"). Les personnes infectées par le VIH ayant une atteinte asymptomatique ou symptomatique doivent être vaccinées dès que possible après confirmation du diagnostic.

3. Revaccination

Une dose unique de 0,5 mL par voie intramusculaire ou sous-cutanée. 

Le délai et la nécessité d’une revaccination seront déterminés sur la base des recommandations officielles. 

Voir la rubrique "Pharmacodynamie" pour des informations concernant la réponse immunitaire suite à la revaccination. 

La revaccination faite à un intervalle de moins de trois ans n’est pas recommandée en raison du risque accru d'effets indésirables. 

Les taux de réactions locales chez les personnes âgées de 65 ans et plus, ainsi que les taux de certaines réactions systémiques se sont montrés plus élevés après revaccination qu'après une primo vaccination, lorsque 3 à 5 ans se sont écoulés entre les doses. Voir la rubrique "Effets indésirables". 

Les données concernant l’administration de plus de 2 doses de PNEUMOVAX sont limitées. 

4. Adultes

Les adultes sains ne devraient pas être revaccinés systématiquement. 

La revaccination peut être envisagée pour les personnes qui présentent un risque accru d’infection grave à pneumocoques et chez qui le vaccin pneumococcique a été administré plus de cinq ans auparavant, ou pour les personnes dont on sait que les titres d’anticorps pneumococciques diminuent rapidement. 

Pour certaines populations (par exemple les patients aspléniques) connues pour être à haut risque d’infections fatales à pneumocoques, une revaccination tous les 3 ans peut être envisagée. 

5. Enfants

Les enfants sains ne devraient pas être revaccinés systématiquement. 

5.1. Enfants de 10 ans et plus

Une revaccination peut être envisagée selon les recommandations chez l'adulte (voir ci-dessus). 

5.2. Enfants âgés de 2 à 10 ans

Une revaccination après trois ans ne doit être envisagée uniquement si les enfants présentent un risque élevé d’infection à pneumocoques (par exemple patients atteints d'un syndrome néphrotique, de drépanocytose ou aspléniques).

Recommandations vaccinales nationales contre le pneumocoque : choix du vaccin et schéma vaccinal selon l'âge, l'existence de facteurs de risque et les vaccins déjà reçus

Les facteurs de risque de l'infection à pneumocoque sont décrits dans ce document.

1. Schéma vaccinal pour les enfants sans facteur de risque jusqu’à l’âge de 2 ans : uniquement le vaccin conjugué 13-valent (Prevenar 13)

  • les enfants de 2 à 6 mois : une dose de Prevenar 13 à 2 mois et à 4 mois avec une dose de rappel à 11 mois ; 
  • les enfants âgés de 7 à 11 mois non vaccinés antérieurement : deux doses de Prevenar 13 à 2 mois d’intervalle et un rappel un an plus tard ; 
  • les enfants âgés de 12 à 23 mois non vaccinés antérieurement : deux doses de Prevenar 13 à au moins 2 mois d’intervalle.

2. Schémas vaccinaux utilisés pour les patients à risque d'infection à pneumocoque

2.1. Prématurés et nourrissons âgés de moins de 2 ans

  • Une dose de Prevenar 13 à 2, 3 et 4 mois avec un rappel à l'âge de 11 mois.

2.2. Enfants âgés de 2 à moins de 5 ans

  • Les enfants antérieurement vaccinés avec le Prevenar 13 doivent recevoir à l'âge de 2 ans une dose de Pneumovax.
  • Les enfants non antérieurement vaccinés contre le pneumocoque doivent recevoir 2 doses de Prevenar 13 espacées de 8 semaines puis, au moins 8 semaines plus tard, une dose de Pneumovax.

2.3. Personnes âgées de 5 ans et plus, immunodéprimées ou non immunodéprimées, à risque d'infection à pneumocoque

  • Non vaccinées antérieurement : une dose de Prevenar 13 puis une dose de Pneumovax 8 semaines plus tard.
  • Vaccination antérieure depuis plus d'an avec seulement le Pneumovax : administrer une dose de Prevenar 13 ; puis injection de Pneumovax dans un délai minimal de 5 ans après la dose précédente de Pneumovax.
  • Vaccinées antérieurement avec la séquence Prevenar 13 puis Pneumovax : une dose de Pneumovax au moins 5 ans après la dernière dose.

Mode d'administration

Une dose unique de 0,5 mL de Pneumovax doit être administrée par voie intramusculaire (IM) ou sous-cutanée (SC).

Contre-indications

Hypersensibilité à l'un des composants du vaccin (voir la rubrique "Composition").

Mises en garde et précautions d'emploi

En cas de maladie fébrile aiguë, d'infection aiguë ou lorsqu'une réaction générale pourrait représenter un risque important, la vaccination devra être différée sauf si ce report peut être à l'origine d'un risque encore plus grand.

Ne jamais injecter PNEUMOVAX par voie intravasculaire ; prendre les précautions nécessaires pour que l'aiguille ne pénètre pas dans un vaisseau sanguin. Afin de minimiser les risques de réactions locales ne pas administrer ce vaccin par voie intradermique.

Si le vaccin est administré à des patients immunodéprimés suite à une maladie sous-jacente ou à un traitement médical (par exemple traitement immunosuppresseur comme la chimiothérapie anticancéreuse ou la radiothérapie), la réponse en anticorps sériques attendue peut ne pas être celle obtenue après la première ou la deuxième dose. Ces patients peuvent donc ne pas être aussi bien protégés contre les infections à pneumocoques que des sujets immunocompétents.

Comme pour tous les vaccins, la vaccination avec PNEUMOVAX peut ne pas induire la protection de tous les sujets vaccinés.

Chez des patients sous traitement immunosuppresseur, la durée nécessaire au rétablissement de cette réponse immunitaire varie en fonction de la maladie et du traitement. Une amélioration significative de la production d'anticorps a été notée chez certains patients dans les deux ans suivant la fin d'une chimiothérapie ou d'un autre traitement immunosuppresseur (avec ou sans radiothérapie), en particulier lorsque l'intervalle entre la fin du traitement et la vaccination pneumococcique était augmenté (voir la rubrique "Posologie").

Comme pour toute vaccination, un traitement adapté incluant de l'épinéphrine (adrénaline) doit être disponible immédiatement en cas de réaction anaphylactique aiguë.

Après vaccination pneumococcique, le traitement prophylactique par les antibiotiques contre l'infection à pneumocoques ne doit pas être arrêté.

Les patients qui présentent un risque particulièrement accru d'infections graves à pneumocoques (par exemple les patients aspléniques ou ayant reçu un traitement immunosuppresseur pour une raison quelconque), doivent être informés de l'éventuelle nécessité d'un traitement anti-microbien précoce en cas de fièvre soudaine et intense.

Le vaccin pneumococcique peut ne pas être efficace dans la prévention des infections résultant d'une fracture de la partie basilaire du crâne ou d'une brèche ostéo-méningée.

Une étude clinique de primo-vaccination et revaccination par PNEUMOVAX a été conduite chez 629 adultes âgés de 65 ans et plus et 379 adultes âgés de 50 à 64 ans. Les données obtenues suggèrent que les taux d'effets indésirables au site d'injection et systémiques n'étaient pas plus élevés chez les sujets âgés de 65 ans et plus que chez les sujets âgés de 50 à 64 ans. Il convient de noter que, en général, les personnes âgées peuvent ne pas tolérer des interventions médicales aussi bien que les personnes plus jeunes ; une fréquence plus élevée et / ou une plus grande sévérité des réactions chez certaines personnes âgées ne peut pas être exclue (voir la rubrique "Posologie").

Sodium

Ce médicament contient moins d'1 mmol (23 mg) de sodium par dose et est considéré comme essentiellement sans sodium.

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Interactions

L'administration simultanée du vaccin pneumococcique avec le vaccin grippal est possible à condition d'utiliser des seringues et des sites d'injection différents. 

L'utilisation concomitante de PNEUMOVAX et ZOSTAVAX a conduit à une diminution de l'immunogénicité de ZOSTAVAX au cours d'une petite étude clinique. Toutefois, les données recueillies lors d'une vaste étude observationelle n'ont pas révélé de risque accru de zona après l'administration concomitante des deux vaccins.

Grossesse

Les études menées chez l'animal sont insuffisantes en ce qui concerne les éventuels effets toxiques sur la reproduction (voir rubrique "Contre-indications"). Le vaccin ne devra donc être administré chez une femme enceinte qu'en cas de nécessité absolue (le bénéfice potentiel doit justifier les risques éventuels pour le fœtus).

Fertilité

Le vaccin n'a pas été étudié pour évaluer son potentiel à altérer la fécondité.

Allaitement

On ne sait pas si ce vaccin est excrété dans le lait maternel. Son administration chez la femme qui allaite doit être envisagée avec précaution.

Effets indésirables

1. Résumé du profil de tolérance

Une étude clinique de primo-vaccination et revaccination par PNEUMOVAX a été conduite chez 379 adultes âgés de 50 à 64 ans et chez 629 adultes âgés de 65 ans et plus.

Dans le groupe de sujets ayant reçu une revaccination, le taux global d'effets indésirables au site d'injection chez les sujets plus âgés était comparable à celui observé chez les sujets plus jeunes. Les réactions au site d'injection apparaissaient dans les 3 jours suivant la vaccination et disparaissaient généralement en 5 jours. Le taux d'effets indésirables systémiques, liés au vaccin, observé dans le groupe des sujets revaccinés plus âgés était comparable au taux observé chez les sujets plus jeunes. D'une façon générale, les effets systémiques les plus fréquents étaient les suivants: asthénie/fatigue, myalgies et céphalées. Un traitement symptomatique a conduit à une guérison complète dans la plupart des cas.

2. Liste des effets indésirables

Le tableau ci-dessous résume la fréquence des effets indésirables rapportés suite à la vaccination par PNEUMOVAX pendant les études cliniques et/ou après mise sur le marché, selon la convention suivante :

  • très fréquent (≥ 1/10) ;
  • fréquent (≥ 1/100, < 1/10) ;
  • peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100) ;
  • rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000) ;
  • très rare (<1/10 000) ;
  • fréquence non connue (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).

Effets indésirables

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Indéterminée : anémie hémolytique 1, leucocytose, lymphadénite, lymphadénopathie, thrombocytopénie 2.

Affections du système immunitaire

  • Indéterminée : réactions anaphylactoïdes, œdème angioneurotique, maladie sérique.

Affections du système nerveux

  • Indéterminée : convulsions fébriles, syndrome de Guillain-Barré, céphalées, paresthésie, radiculonévrite.

Affections gastro-intestinales

  • Indéterminée : nausées, vomissements.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

  • Indéterminée : rash, urticaire.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Indéterminée : arthralgies, arthrite, myalgies.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Très fréquent : fièvre (≤ 38,8 °C), réactions au site d'injection : érythème, induration locale, douleur, gonflement, sensation de chaleur.
  • Rare : cellulite au site d'injection 3.
  • Indéterminée : asthénie, frissons, fièvre, diminution de la mobilité des membres, malaise, œdème périphérique 4.

Investigations

  • Indéterminée : Protéine C réactive augmentée.

1 : chez les patients ayant eu d'autres troubles hématologiques ;
2 : chez les patients atteints de purpura thrombocytopénique idiopathique stabilisé ;
3 : apparaissant peu de temps après l'administration du vaccin ;
4 : du membre vacciné.

3. Population pédiatrique

Une étude clinique a été menée pour évaluer l'efficacité et l'immunogénicité de Pneumovax chez 102 individus, dont 25 sujets âgés de 2 à 17 ans, 27 sujets âgés de 18 à 49 ans et 50 sujets âgés de 50 ans et plus. Le type et la sévérité des effets indésirables au site d'injection et systémiques rapportés chez les enfants âgés de 2 à 17 ans étaient comparables à ceux rapportés chez les adultes âgé de 18 ans et plus. Néanmoins, la proportion des sujets rapportant des effets indésirables au site d'injection et systémiques était plus élevée chez les sujets âgés de 2 à 17 ans que chez ceux âgés de 18 ans et plus.

4. Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines n'ont pas été étudiés.

5. Surdosage

Sans objet.

6. Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : vaccin pneumococcique.

Code ATC : J07AL.

Ce vaccin est préparé à partir d’antigènes pneumococciques polyosidiques capsulaires purifiés dérivés des 23 sérotypes qui sont responsables d'environ 90 % des infections pneumococciques invasives. Les polyosides pneumococciques capsulaires suivants sont inclus dans le vaccin : 1, 2, 3, 4, 5, 6B, 7F, 8, 9N, 9V, 10A, 11A, 12F, 14, 15B, 17F, 18C, 19F, 19A, 20, 22F, 23F, 33F.

1. Immunogénicité 

La présence d'anticorps humoraux spécifiques des différents types est généralement considérée comme efficace dans la prévention des infections à pneumocoques. Dans les essais cliniques incluant des vaccins polyosidiques pneumococciques polyvalents, une multiplication par 2 du taux d'anticorps suivant la vaccination, a été corrélée à l'efficacité. Cependant la concentration en anticorps anti-capsulaires nécessaire pour protéger contre les infections pneumococciques causées par des types capsulaires spécifiques n'a pas été établie. La majorité des sujets âgés de 2 ans et plus (85 à 95 %) répondent à la vaccination en produisant des anticorps contre la plupart, voire la totalité, des 23 polysaccharides pneumococciques contenus dans le vaccin. Les polyosides capsulaires bactériens entraînent, principalement, une production d'anticorps par un mécanisme à cellules T-indépendantes et entraînent une réponse en anticorps faible et inconstante chez les enfants de moins de 2 ans. 

Les anticorps peuvent être détectés au cours de la troisième semaine suivant la vaccination mais peuvent diminuer à partir de 3 à 5 ans après la vaccination, une diminution plus rapide peut se produire dans certains groupes (par exemple les enfants ou les personnes âgées). 

Les réponses immunitaires à 8 des polyosides contenus dans PNEUMOVAX, ont été comparées, après l'administration d'une seule dose de vaccin ainsi qu'après l'administration d'un placebo. 4 groupes ont été définis : 2 par rapport à l'âge (50 à 64 ans et 65 ans et plus) et 2 par rapport au statut vaccinal (pas de première vaccination ou 1 vaccination 3 à 5 ans auparavant). 

Avant la vaccination, le taux d'anticorps était plus élevé dans le groupe revacciné que dans le groupe primo vacciné. 

Dans les groupes primovaccinés et revaccinés, la moyenne géométrique des titres en anticorps augmentait avant et après la vaccination. 

Les rapports de la moyenne géométrique de concentration en anticorps par sérotype mesurés à 30 jours entre les sujets revaccinés et ceux recevant une injection pour la première fois étaient compris entre 0,60 et 0,94 pour les 65 ans et plus et entre 0,62 et 0,97 pour le groupe des 50-64 ans. 

La pertinence clinique de la plus faible réponse en anticorps observée après revaccination par rapport à une primo vaccination est inconnue. 

2. Administration concomitante

Dans une étude clinique contrôlée en double aveugle, 473 adultes âgés de 60 ans ou plus ont été randomisés pour recevoir une dose de ZOSTAVAX administrée de façon concomitante (n=237), ou non concomitante (n=236) avec le vaccin pneumococcique polyosidique comportant 23 valences. Quatre semaines après la vaccination, la réponse immunitaire VZV spécifique observée suite à une administration concomitante n'était pas similaire à la réponse immunitaire VZV spécifique observée suite à une  administration non concomitante.

Toutefois, dans une étude de cohorte d'efficacité en vie réelle menée aux Etats-Unis chez 35 025 adultes de 60 ans et plus, aucune augmentation du risque de zona n'a été observée chez les sujets vaccinés en même temps par ZOSTAVAX et le vaccin pneumococcique polyosidique 23-valent (n=16 532) comparativement aux sujets vaccinés par ZOSTAVAX un mois à un an après le vaccin pneumococcique polyosidique 23-valent (n=18 493) en pratique courante. Le rapport des risques (Hazard Ratio) ajusté comparant le taux d'incidence du zona dans les deux groupes était de 1,04 (IC à 95%, 0,92,1,16) sur un suivi médian de 4,7 ans. Les données n'indiquent pas que l'administration concomitante des deux vaccins altère l'efficacité en vie réelle de ZOSTAVAX.

3. Efficacité 

L’efficacité du vaccin polyosidique pneumococcique polyvalent a été établie pour les pneumonies et bactériémies à pneumocoques lors d'essais randomisés contrôlés réalisés sur des mineurs travaillant dans des mines d’or, en Afrique du Sud. La protection d’un vaccin 6-valent vis-à-vis des pneumonies à pneumocoques, critère principal dans ces études, était de 76,1 %, celle d’une préparation 12-valent. était de 91,7 %. Dans des essais cliniques conduits dans une population pour laquelle le vaccin est indiqué (voir rubrique "Indication"), l'efficacité du vaccin était de 50 à 70% (par exemple chez les sujets atteints de diabète sucré, d’affection cardiaque ou pulmonaire chronique et d’asplénie). 

Une étude a montré que la vaccination est significativement protectrice contre l’infection pneumococcique invasive due à des sérotypes particuliers (exemple : 1, 3, 4, 8, 9V et 14). Pour les autres sérotypes, le nombre de cas détectés dans cette étude était trop faible pour conclure sur une protection spécifique par sérotype. 

Les résultats d’une étude épidémiologique suggèrent que la vaccination peut assurer une protection pendant au moins 9 ans après l’administration de la dose initiale de vaccin. Il a été rapporté que plus la vaccination est ancienne, plus l'efficacité diminue, en particulier chez les sujets très âgés (85 ans et plus).

Le vaccin n'est pas efficace dans la prévention de l'otite moyenne aigüe, de la sinusite et des autres infections courantes des voies aériennes supérieures.

Conservation

Durée de conservation : 28 mois.

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C).

Ne pas congeler.

Manipulation

L'apparence normale du vaccin est une solution limpide et incolore.

Les médicaments injectés par voie parentérale doivent être inspectés visuellement pour mettre en évidence la présence de particules et/ou d'une décoloration avant administration. Si l'un ou l'autre de ces événements est observé, le médicament doit être jeté.

Le vaccin doit être utilisé directement tel que fourni. Aucune dilution ou reconstitution n’est nécessaire. 

En l’absence d’études de compatibilité, ce médicament ne doit pas être mélangé avec d’autres médicaments.

L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un carnet de vaccination électronique.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Remboursement

Remboursé par la Sécurité sociale à 65 % dans le cadre des recommandations vaccinales en vigueur.

Prix

19,05 € TTC

L'honoraire de dispensation perçu par le pharmacien est inclus dans ce prix.

Composants non antigéniques

Résumé à l'intention du public

https://urlz.fr/fuyW