Depuis 12 juillet 2016, le certificat de vaccination est valable à vie

Description

Vaccin contre la fièvre jaune (vivant)

Classe

Vivant

Forme et présentation

Poudre et solvant pour suspension injectable.

Avant reconstitution, la poudre est homogène, beige à beige-orangé, et le solvant est une solution limpide.

Composition

1. Antigène

Après reconstitution, 1 dose (0,5 ml) contient :

  • Virus de la fièvre jaune1, souche 17D-204 (vivant, atténué) : pas moins de 1.000 UI

1 produit sur embryons de poulet exempts d’agents pathogènes spécifiés.

2. Excipients

Poudre

  • Lactose
  • Sorbitol E 420
  • Chlorhydrate de L-Histidine
  • L-Alanine
  • Chlorure de sodium
  • Chlorure de potassium
  • Phosphate disodique dihydraté
  • Phosphate monopotassique anhydre
  • Chlorure de calcium
  • Sulfate de magnésium

Solvant

  • Chlorure de sodium
  • Eau pour préparations injectables

Indications

STAMARIL est indiqué pour l’immunisation active contre la fièvre jaune des personnes : 

  • voyageant, traversant ou résidant dans une zone d’endémie, 
  • voyageant dans tout pays qui nécessite, à l’entrée, un Certificat International de Vaccination (qui peut ou non dépendre de l’itinéraire précédent), 
  • manipulant du matériel potentiellement infecté (ex : personnel de laboratoire). 

Pour l’âge minimum de vaccination des enfants en situations particulières et les recommandations pour la vaccination d'autres populations spécifiques de patients, voir les rubriques posologie, contre-indications et Mises en garde et précautions d'emploi. 

Afin d'être en conformité avec la réglementation sur les vaccins et pour être officiellement reconnus, les vaccins de la fièvre jaune doivent être administrés dans un centre de vaccination approuvé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et enregistrés sur un Certificat International de Vaccination. La durée de validité de ce Certificat est établie selon les recommandations du Règlement Sanitaire International (RSI) et débute 10 jours après la primovaccination et immédiatement après la revaccination (cf. "Posologie").

NDLR : depuis le 11 juillet 2016, le certificat de vaccination est valable à vie. Cependant, les autorités sanitaires françaises recommandent une ou plusieurs doses supplémentaires dans certains cas.

Posologie

1. Primovaccination

Le vaccin doit être administré au moins 10 jours avant l’entrée en zone d’endémie, dans la mesure où l’immunité protectrice peut ne pas être atteinte tant que ce délai minimum n’est pas écoulé. 

Adultes

Une dose unique de 0,5 ml du vaccin reconstitué. 

Population pédiatrique

  • Enfants âgés de 9 mois et plus : une dose unique de 0,5 ml du vaccin reconstitué. 
  • Enfants âgés de 6 à 9 mois : la vaccination contre la fièvre jaune n'est pas recommandée chez les enfants âgés de 6 à 9 mois sauf situations particulières et en accord avec les recommandations officielles disponibles (Cf. "Mises en garde et précautions d'emploi"), auquel cas la dose administrée doit être la même que chez les enfants âgés de 9 mois et plus. 
  • Enfants âgés de moins de 6 mois : STAMARIL est contre-indiqué chez les enfants âgés de moins de 6 mois (cf."Contre-indications").

Population âgée

La dose est la même que pour les adultes. Cependant, compte tenu d'un risque potentiellement plus élevé de maladies graves et potentiellement mortelles associées au vaccin de la fièvre jaune chez les personnes de plus de 60 ans, le vaccin doit être administré seulement quand le risque d’infection par la fièvre jaune est considéré comme significatif et inévitable (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Effets indésirables").

2. Revaccination

La durée de protection suivant l’administration d’une dose unique de 0,5 ml de STAMARIL devrait être d’au moins 10 ans, voire toute la vie.

La revaccination avec une dose de 0,5 ml peut être nécessaire chez certains sujets ayant eu une réponse immunitaire insuffisante après leur primovaccination. La revaccination peut également être requise comme condition d’entrée dans certains pays, en fonction des recommandations officielles des autorités de santé locales.

Mode d'administration

Le vaccin doit être administré préférentiellement par voie sous-cutanée.

L'administration par voie intramusculaire peut être pratiquée en accord avec les recommandations officielles applicables.

En cas d'administration par voie intramusculaire, les sites d'injection recommandés sont la région antéro-latérale de la cuisse chez les enfants de 6 à 12 mois, la région antéro- latérale de la cuisse (ou le muscle deltoïde si la masse musculaire est suffisante) chez les enfants âgés de 12 à 35 mois ou le muscle deltoïde chez les enfants à partir de 36 mois et chez les adultes.

NE PAS INJECTER PAR VOIE INTRAVASCULAIRE.

Contre-indications

  • Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition" ou aux oeufs ou aux protéines de poulet.
  • Réactions d'hypersensibilité sévères (ex : anaphylaxie) suite à une précédente injection d'un vaccin de la fièvre jaune.
  • Enfants âgés de moins de 6 mois (cf. "Posologie" et "Mises en garde et précautions d'emploi").
  • Immunodépression, qu'elle soit congénitale, idiopathique ou résultant d'un traitement avec des corticoïdes par voie systémique (à des doses supérieures aux doses standards de corticoïdes utilisés par voie topique ou inhalés), ou due à une radiothérapie ou à des médicaments cytotoxiques.
  • Antécédents de dysfonctionnements du thymus (incluant myasthenia gravis, thymome, thymectomie).
  • Infection symptomatique par le VIH.
  • Infection asymptomatique par le VIH quand elle est accompagnée d'une déficience prouvée de la fonction immunitaire (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi").
  • Maladie fébrile modérée ou sévère ou maladie aiguë.

Mises en garde et précautions d'emploi

NDLR. La phrase suivante a été supprimée dans le RCP modifié le 19 avril 2016 : "Les patients souffrant d'intolérance héréditaire rare au fructose ne doivent pas recevoir ce vaccin". Le vaccin STAMARIL ne contient pas de fructose mais contient du sorbitol. Le sorbitol est rapidement transformé dans le foie en fructose. Les personnes présentant une intolérance héréditaire au fructose peuvent présenter en cas d'administration d'une quantité suffisamment élevée de sorbitol ou de fructose une insuffisance hépatique et une insuffisance rénale (23 cas rapportés dans la littérature, dont 17 mortels). Le seuil de toxicité a été fixé à 10 mg/kg/jour pour la voie orale et à 5 mg/kg/jour pour la voie parentérale . La quantité totale de fructose obtenue à partir d'une dose de vaccin étant inférieure à 8 mg et les enfants éligibles à la vaccination pesant toujours plus de 2 kg, il n'y a pas de risque de manifestation pathologique après l'administration d'une dose de STAMARIL chez une personne présentant une intolérance héréditaire au fructose. Pour plus d'information, lire ce document.

Comme pour tout vaccin injectable, un traitement médical approprié doit être disponible immédiatement et une surveillance doit toujours être effectuée en cas de réaction anaphylactique ou de toute autre réaction d'hypersensibilité survenant après l'administration du vaccin.

Une syncope (évanouissement), en réaction psychogène à l’injection avec une aiguille, peut survenir après, voire avant, toute vaccination. Des mesures doivent être mises en place pour prévenir toute blessure due à l'évanouissement et prendre en charge les réactions syncopales.

NE PAS INJECTER PAR VOIE INTRAVASCULAIRE.

STAMARIL ne doit pas être administré par voie intramusculaire aux personnes souffrant de troubles hématologiques comme l'hémophilie ou la thrombocytopénie, ou aux personnes traitées par anticoagulants, car l'injection par voie intramusculaire peut provoquer des hématomes au site d'injection. L'administration par voie sous-cutanée doit être alors utilisée.  

Stamaril® ne doit être administré qu'aux personnes qui sont/seront à risque d'infection par le virus de la fièvre jaune ou qui doivent être vaccinées afin de se conformer à la réglementation sanitaire internationale.

Avant d'envisager d'envisager l'administration d'un vaccin de la fièvre jaune, un soin particulier doit être pris pour identifier les personnes qui pourraient être à risque accru d'effets indésirables suite à la vaccination (cf. "Contre-indications" et ci-dessous).

Maladie neurotrope associée à la vaccination anti-amarile (YEL-AND)

Très rarement, des cas de YEL-AND ont été rapportés suite à la vaccination, avec des séquelles ou une évolution fatale dans certains cas (cf. "Effets indésirables"). A ce jour, la plupart des cas de YEL-AND ont été rapportés chez des sujets primovaccinés dans un délai de 30 jours suivant la vaccination. Le risque semble être plus élevé chez les sujets âgés de plus de 60 ans et de moins de 9 mois (y compris les nourrissons exposés au vaccin lors de l’allaitement), bien que des cas aient également été rapportés dans d’autres groupes d’âge. L'immunodéficience congénitale ou acquise a également été reconnue comme étant un facteur de risque potentiel (cf. "Contre-indications").

Maladie viscérotrope associée à la vaccination anti-amarile (YEL-AVD)

Très rarement, des cas de YEL-AVD ressemblant à une infection fulminante par le virus sauvage ont été rapportés suite à la vaccination (cf. "Effets indésirables"). Le taux de mortalité se situe autour de 60 %. A ce jour, la plupart des cas de YEL-AVD ont été rapportés chez des sujets primovaccinés dans un délai de 10 jours suivant la vaccination. Le risque semble être plus élevé chez les personnes âgées de plus de 60 ans, bien que des cas aient également été rapportés dans d’autres groupes d’âge. Des antécédents de dysfonctionnement du thymus ont aussi été reconnus comme étant un facteur de risque potentiel (cf. "Contre-indications").

Sujets immunodéprimés

STAMARIL ne doit pas être administré aux personnes immunodéprimées (cf. "Contre-indications").

Si l'immunodépression est temporaire, la vaccination doit être retardée jusqu'à ce que la fonction immunitaire soit revenue à la normale. Il est conseillé aux patients qui ont reçu des corticoïdes par voie générale pendant 14 jours ou plus, de retarder la vaccination d'au moins un mois après la fin du traitement.

Infection par le VIH

STAMARIL ne doit pas être administré aux personnes souffrant d'une infection symptomatique par le VIH ou d'une infection asymptomatique par le VIH quand elle est accompagnée d'une déficience prouvée de la fonction immunitaire (cf. "Contre-indications"). Cependant, les données actuelles sont insuffisantes et ne permettent pas de déterminer les paramètres immunologiques qui pourraient différencier les personnes pouvant être vaccinées en toute sécurité et capables de développer une réponse immunitaire protectrice de celles pour qui la vaccination serait potentiellement dangereuse et inefficace. Par conséquent, si un sujet infecté par le VIH et asymptomatique ne peut éviter un voyage en zone d'endémie, les recommandations officielles doivent être prises en compte lorsque l'on considère les risques et bénéfices potentiels de la vaccination.

Enfants nés de mères séropositives pour le VIH

Les enfants âgés d'au moins 6 mois (cf. "Posologie/Mode d'administration" et Contre-indications" et ci-dessus) peuvent être vaccinés s'il est confirmé qu'ils ne sont pas infectés par le VIH.

Les enfants d'au moins 6 mois infectés par le VIH qui nécessiteraient une protection contre la fièvre jaune doivent être orientés vers une équipe pédiatrique spécialisée qui conseillera ou non de vacciner.

Selon l'âge

Population pédiatrique : enfants âgés de moins de 9 mois

Les enfants âgés de 6 à 9 mois peuvent être vaccinés seulement dans des circonstances particulières (exemple : lors d'épidémies majeures) et sur la base des recommandations officielles en vigueur.

STAMARIL est contre-indiqué chez les enfants de moins de 6 mois (cf. Contre-indications).

Population âgée : personnes âgées de 60 ans et plus

Les personnes âgées de 60 ans et plus présentent un risque accru d’e ets indésirables graves et potentiellement mortels (parmi lesquels des réactions systémiques et neurologiques persistant plus de 48 heures, des cas de YEL-AVD et YEL-AND) par rapport aux autres groupes d’âge. Par conséquent, le vaccin doit uniquement être administré aux personnes présentant un risque significatif de contracter la fièvre jaune (cf. ci-dessus et "Effets indésirables").

Femmes enceintes ou qui allaitent

STAMARIL ne doit pas être utilisé chez les femmes enceintes ou qui allaitent sauf en cas de réel besoin et après évaluation des risques et bénéfices (cf. "Grossesse" et "Allaitement").  

Transmission

Il n'existe que très peu de cas rapportés suggérant qu'une transmission du virus vaccinal de la fièvre jaune au nourrisson lors de l'allaitement par une mère vaccinée en post-partum puisse se produire. En cas de transmission, les nourrissons peuvent éventuellement développer une maladie neurotrope associée à la vaccination anti-amarile (YEL-AND), dont ils guérissent  (cf. "Grossesse").

Comme avec tous les vaccins, la vaccination avec STAMARIL peut ne pas protéger 100 % des sujets vaccinés.

Interactions

STAMARIL ne doit pas être mélangé avec un autre vaccin ou un autre médicament dans la même seringue.

Lorsqu'il est nécessaire d'administrer un (ou plusieurs) vaccin(s) injectable(s) au même moment que STAMARIL, les vaccins devront être administrés en des sites d'injection séparés (et préférablement sur un membre différent).

STAMARIL peut être administré en même temps que le vaccin contre la rougeole si cela est en accord avec les recommandations officielles.

STAMARIL peut être administré au même moment que les vaccins typhoïdiques polyosidiques capsulaires Vi et/ou les vaccins inactivés de l'hépatite A.

STAMARIL ne doit pas être administré aux personnes recevant un traitement immunosuppresseur (exemple : agents cytotoxiques, corticoïdes par voie parentérale, à des doses supérieures à celles qui sont couramment utilisées par voie locale ou en inhalation) : cf Contre-indications.

Il peut induire des résultats faux-positifs lors d’analyses et/ou de tests diagnostiques pour la détection d’autres maladies à flavivirus telles que la dengue ou l’encéphalite japonaise. 

Grossesse

Aucune étude sur le développement ou la reproduction chez l'animal n'a été conduite avec STAMARIL et le risque potentiel chez l'homme n'est pas connu. Des données sur un nombre limité de grossesses n'ont révélé aucun effet indésirable sur la grossesse ou sur la santé du foetus/du nouveau-né. Néanmoins, STAMARIL ne doit être utilisé chez la femme enceinte qu'en cas de réel besoin et seulement après examen approfondi des risques et bénéfices potentiels

Allaitement

En raison du risque probable de transmission au nourrisson de la souche virale du vaccin lors de l’allaitement, STAMARIL ne doit pas être administré aux mères qui allaitent sauf en cas de réel besoin comme dans le cadre de la lutte contre une épidémie, et après évaluation des risques et bénéfices (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi").

Effets indésirables

Rédaction en cours

1. Résumé du profil de tolérance

Dans toutes les études cliniques, 4.896 sujets (de tous âges) ont reçu STAMARIL.

Dans l’étude la plus représentative de la population générale, les réactions les plus fréquemment rapportées (entre 12 et 18 % des sujets) étaient les céphalées, l’asthénie, la douleur au site d’injection et les myalgies. 

Dans l’étude la plus représentative de la population des jeunes enfants, les réactions les plus fréquemment rapportées (entre 32 et 35 % des jeunes enfants) étaient l’irritabilité, les pleurs et la perte d’appétit.

Les réactions indésirables survenaient en général dans les trois premiers jours suivant la vaccination, sauf la fièvre qui survenait entre J4 et J14.

Ces réactions ne duraient en général pas plus de 3 jours.

Les réactions locales et les réactions systémiques étaient en général d’intensité légère ; cependant au moins une réaction sévère au site d’injection a été rapportée chez 0,8 % des sujets de la population générale et chez 0,3 % des jeunes enfants, et au moins une réaction systémique sévère a été rapportée chez 1,4 % des sujets de la population générale et chez 4,9 % des jeunes enfants. 

Des cas d’effets indésirables graves comme l’hypersensibilité sévère ou les réactions anaphylactiques, la maladie neurotrope ou viscérotrope (YEL-AND ; YEL-AVD) ont été rapportés après la commercialisation (cf. les sous-rubriques 2. Liste tabulée des effets indésirables et 3. Description des effets indésirables sélectionnés).

2. Liste tabulée des effets indésirables

La liste ci-dessous résume les fréquences des effets indésirables enregistrés suivant la vaccination avec STAMARIL au cours des études cliniques et lors de la commercialisation dans le monde. Les effets indésirables sont classés en fonction de leur fréquence selon la convention suivante :

  • Très fréquent (≥ 1/10)
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
  • Peu fréquent (≥ 1/1.000 à < 1/100)
  • Rare (≥ 1/10.000 à < 1/1.000)
  • Très rare (< 1/10.000)
  • Fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles) 

2.1. Infections et infestations

  • Rare : Rhinite
  • Très rare : YEL-AVD‡

2.2. Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Indéterminée : lymphadénopathie

2.3. Affections du système immunitaire

  • Indéterminée : réaction anaphylactoïde dont l'angio-oedème

2.4. Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Très fréquent : perte d'appétit* 

2.5. Affections du système nerveux

  • Très fréquent : somnolence*, céphalées
  • Peu fréquent : sensation vertigineuse
  • Très rare : YEL-AND‡
  • Indéterminée : paresthésie

2.6. Troubles gastro-intestinaux

  • Très fréquent : vomissement
  • Fréquent : nausée
  • Peu fréquent : douleur abdominale
  • Rare: diarrhées

2.7. Affections de la peau et du tissu sous-cutané

  • Fréquent : éruption
  • Peu fréquent : prurit
  • Indéterminée: urticaire

2.8. Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Très fréquent : myalgies.
  • Fréquent : arthralgies.

2.9. Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Très fréquent : Irritabilité*, Pleurs*, Fièvre†, Asthénie, Douleur/sensibilité au site d’injection
  • Fréquent : Érythème/rougeur au site d’injection, Hématome au site d’injection, Induration au site d’injection, oedème/gonflement au site d’injection
  • Peu fréquent : Papule au site d’injection
  • Indéterminée : Syndrome pseudo-grippal

* Spécifique à la population pédiatrique (voir rubrique 4. Population pédiatrique) 

‡ Pour les signes cliniques voir rubrique 3. Description des effets indésirables sélectionnés 

† Très fréquent chez les jeunes enfants (voir rubrique 4. Population pédiatrique) - Fréquent dans la population générale

3. Description des effets indésirables sélectionnés

Des cas de maladie neurotrope (connue sous le nom de YEL-AND), dont certains ont évolué vers le décès, ont été rapportés comme étant survenus dans les 30 jours suivant la vaccination avec STAMARIL et d’autres vaccins de la fièvre jaune. YEL-AND peut se manifester par une fièvre élevée avec céphalées qui peuvent évoluer en une ou plusieurs des manifestations suivantes : confusion, léthargie, encéphalite, encéphalopathie ou méningite. D'autres signes ou symptômes neurologiques ont été rapportés et comprennent convulsions, syndrome de Guillain-Barré et déficits neurologiques focaux (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi").

Des cas de maladie viscérotrope (connue sous le nom de YEL-AVD et décrite auparavant comme une « défaillance multiviscérale fébrile »), dont certains ont évolué vers le décès, ont été rapportés suivant la vaccination avec STAMARIL et d’autres vaccins de la fièvre jaune. Dans la majorité des cas rapportés, la survenue des signes et symptômes se situait dans les 10 jours après la vaccination. Les premiers signes et symptômes ne sont pas spécifiques et peuvent comprendre fièvre, myalgies, fatigue, céphalées et hypotension, pouvant potentiellement progresser rapidement vers un dysfonctionnement hépatique avec jaunisse, cytolyse musculaire, thrombocytopénie et insu isance respiratoire et rénale aiguë (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi").

4. Population pédiatrique

La tolérance de STAMARIL dans la population pédiatrique a été étudiée lors d’une étude clinique chez 393 jeunes enfants âgés de 12 à 13 mois ayant reçu de façon concomitante STAMARIL et un placebo.

Le profil de tolérance a été évalué au cours des 4 premières semaines suivant la vaccination.

Les réactions indésirables suivantes, spécifiques à la population pédiatrique, et les plus souvent rapportées comme ''très fréquents'' étaient : l’irritabilité (34,7 %), la perte d’appétit (33,7 %), les pleurs (32,1 %) et la somnolence (22 %).

Les autres réactions indésirables rapportées chez les jeunes enfants ont également été rapportées des études dans la population générale : 

  • La douleur au site d’injection (17,6 %), la fièvre (16,5 %) et les vomissements (17,1 %) ont été rapportés comme “très fréquents” chez les jeunes enfants. La fièvre et les vomissements étaient plus fréquemment rapportés que dans la population générale (voir tableau de la sous-rubrique 2. Liste tabulée des effets indésirables).
  • L’érythème au site d’injection (9,8 %) et le gonflement au site d’injection (4,4 %) ont été rapportés comme “fréquents” chez les jeunes enfants, comme dans la population générale, avec cependant des fréquences significativement plus élevées par rapport à celles dans la population générale.

5. Autres populations spécifiques

L'immunodéficience congénitale ou acquise a été reconnue comme étant un facteur de risque potentiel d’e ets indésirables graves, parmi lesquels YEL-AND (cf. "Contre-indications" et "Mises en garde et précautions d'emploi").

Un âge supérieur à 60 ans (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi") a été reconnu comme étant un facteur de risque potentiel de YEL-AVD et de YEL-AND.

Un âge inférieur à 9 mois (y compris les nourrissons exposés au vaccin lors de l’allaitement) (cf. "Mises en garde et précautions d'emploi") a été reconnu comme étant un facteur de risque potentiel de YEL-AND.

Des antécédents de dysfonctionnement du thymus (cf. "Contre-indications" et "Mises en gardeet précautions d'emploi") ont été reconnus comme étant un facteur de risque potentiel de YEL-AVD.

6. Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.ansm.sante.fr.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : vaccin de la fièvre jaune (vivant) ; code ATC : J07B-L01.

STAMARIL est un vaccin à virus vivant atténué de la fièvre jaune. Comme tous les autres vaccins à virus vivants atténués, il provoque une infection sub-clinique chez les receveurs sains ce qui induit la production de cellules spécifiques B et T et l'apparition d'anticorps spécifiques circulants. 

Un titre en anticorps neutralisants de 1/10 est considéré comme corrélat de protection.

L'immunité protectrice apparait dans les 10 jours suivant la vaccination, dure au moins 10 ans, voire toute la vie.

Dans les études cliniques chez les adultes il a été montré que des taux de séroconversion de 93 % et 100 % ont été atteints 28 jours après la vaccination avec STAMARIL.

Population pédiatrique

Dans une étude clinique conduite chez 337 jeunes enfants âgés de 12 à 13 mois, les taux de séropositivité à la fièvre jaune 28 jours post injection de STAMARIL étaient de 99,7 % (98,5 ; 100,0) et les moyennes géométriques des titres étaient de 423 (375 ; 478). Dans une autre étude conduite chez 30 enfants et adolescents âgés de 2 à 17 ans, un taux de séroconversion de 90 à 100 % a été observé, confirmant les résultats observés lors de précédentes études cliniques.

Conservation

Durée de conservation : 3 ans.

Après reconstitution, le médicament doit être utilisé immédiatement.

A conserver au réfrigérateur (entre + 2 °C et + 8 °C). Ne pas congeler. Conserver le flacon de poudre et la seringue de solvant dans l'emballage extérieur à l'abri de la lumière.

Manipulation

1. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Poudre en flacon (verre de type I) avec un bouchon (chlorobutyle) et une capsule (aluminium) + 0,5 ml de solvant en seringue préremplie (verre de type I) avec un bouchon-piston (halobutyle), et avec une aiguille attachée et un protège-aiguille (caoutchouc naturel ou polyisoprène) – boîte de 1, 10 ou 20.

Poudre en flacon (verre de type I) avec un bouchon (chlorobutyle) et une capsule (aluminium) + 0,5 ml de solvant en seringue préremplie (verre de type I) avec un bouchon-piston (halobutyle), et un protège-embout (chlorobromobutyle ou styrène butadiène) – boîte de 1 ou 10.

Poudre en flacon (verre de type I) avec un bouchon (chlorobutyle) et une capsule (aluminium) + 0,5 ml de solvant en seringue préremplie (verre de type I) avec un bouchon-piston (halobutyle), et un protège-embout (chlorobromobutyle ou styrène butadiène) avec 1 ou 2 aiguilles séparées fournies dans le blister – boîte de 1 ou 10.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

2. Précautions particulières d’élimination et de manipulation

Pour la seringue sans aiguille attachée uniquement : après avoir enlevé le protège-embout de la seringue d'une aiguille, l'aiguille doit être fermement montée sur la seringue et sécurisée en opérant un quart de tour (90 °). 

Le vaccin est reconstitué en injectant dans le flacon le solvant contenu dans la seringue préremplie dans le flacon de poudre. Agiter le flacon et, après dissolution complète, reprendre la suspension obtenue dans la même seringue pour injection. 

Avant d'être administré, le vaccin reconstitué doit être vigoureusement agité. 

Utiliser immédiatement après reconstitution. 

Après reconstitution la suspension injectable est beige à beige rosé, plus ou moins opalescente. 

Tout contact avec des désinfectants doit être évité afin de ne pas inactiver le virus. 

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Remboursement

Non remb Séc soc. pour les voyageurs.

Gratuit pour les résidents en Guyane.

Autres informations

Afin d'être en conformité avec la réglementation sur les vaccins et pour être officiellement reconnus, les vaccins de la fièvre jaune doivent être administrés dans un centre de vaccination approuvé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et enregistrés sur un Certificat international de vaccination. La durée de validité de ce certificat est établie selon les recommandations du Règlement sanitaire international : elle débute 10 jours et dure la vie entière de la personne (NDLR, depuis le 11 juillet 2016).

Résumé à l'intention du public

http://base-donnees-publique.medicaments.gouv.fr/affichageDoc.php?specid=62102962&typedoc=N