Côte d'Ivoire : l'instabilité politique gêne la lutte contre la fièvre jaune (mise à jour) Médecine des voyages

Publié le 26 jan. 2011 à 10h32

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

La situation de l'épidémie de la fièvre jaune en Côte d'Ivoire dévient de plus en plus préoccupante. Un rapport datant du 5 janvier 2011 annonçait 21 cas suspecs de fièvre jaune et 11 décès. Ces chiffres s'élèvent maintenant à 66 cas et 25 décès. Au 17 janvier, 12 cas au total avaient donné un test positif pour les IgM (ELISA) à l’Institut Pasteur d’Abidjan et ont été ensuite confirmés par le laboratoire régional de référence, l’Institut Pasteur de Dakar (ELISA et test de neutralisation par réduction de plages, PNRT). Ces cas proviennent des districts de Béoumi et Katiola, dans la Région de la Vallée de la Bandama, au centre du pays, et de Séguéla et Mankono, dans la Région Worodougou, au Nord du pays.

Il est difficile de prédire si les conflits politiques et attaques contre le personnel des Nations Unies vont affecter l'exécution de la campagne de vaccination d'urgence dont l'UNICEF a donné le coup d'envoi. L'UNICEF prévoit de vacciner contre la fièvre jaune plus de 800 000 adultes et enfants dans le nord-centre de la Côte d'Ivoire au cours de la semaine prochaine.

Source : Promed.