Deux décès dus à la leptospirose en Nouvelle-Calédonie

Publié le 6 fév. 2011 à 04h36

Un jeune homme de 17 ans sans antécédent particulier et une femme de 57 ans sont décédés en janvier 2011 de la leptospirose en Nouvelle Calédonie. Au total, 43 personnes ont été atteintes par la maladie en 2010 et 15 au cours des 25 derniers jours dans ce territoire.

La leptospirose est une maladie causée par des bactéries appelées leptospires, qui sont transmises par contact entre la peau (surtout en cas de lésion) ou les muqueuses et de l’eau, de la terre humide ou des végétaux contaminés par l’urine d’animaux infectés, notamment des rats. L’infection peut être due occasionnellement à des contacts directs avec l’urine ou des tissus d’animaux contaminés, ou à la consommation d’aliments contaminés par l’urine de rats infectés. 

Les symptômes apparaissent une à deux semaines en moyenne après la contamination. Il s'agit d'une fièvre élevée (en général supérieure à 39 °C), de douleurs musculaires, articulaires, abdominales et de forts maux de tête. La maladie peut s'aggraver 4 à 5 jours après les premiers signes (d'où la nécessité de consulter rapidement un médecin) et s'étendre aux méninges, au foie, aux reins, aux poumons... La leptospirose est reconnue comme étant une maladie infectieuse majeure dans plusieurs DOM-TOM. 

La vaccination n'est efficace que contre une seule variété de leptospire, alors qu'il en existe de nombreuses autres. Elle est justifiée pour des conditions d'exposition majeure ou permanente à la leptospirose, essentiellement en milieu professionnel. Son indication doit être posée par le médecin au cas par cas après évaluation individuelle du risque. Ainsi, par exemple, les égoutiers de la ville de Paris sont vaccinés contre la leptospirose. La vaccination ne dispense en aucun cas du port d'équipements de protection.