Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Foyer d’oreillons à Hamilton en Nouvelle-Zélande Médecine des voyages

Publié le 9 nov. 2019 à 16h51

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Nouvelle-Zélande, les responsables de la santé de la région de Waikato dans le nord de l'île du Nord ont notifié 12 cas confirmés d'oreillons, la plupart d'entre eux étant probablement exposés au même endroit à Static, 5 Hood St, à Hamilton le samedi 12 octobre 2019.

Trois des cas sont des étudiants de l'Université de Waikato. Onze des cas sont tombés malades une semaine après l'autre, presque tous se trouvaient au même endroit pendant la période où ils auraient été exposés.

Rappels sur les oreillons.

Les oreillons sont une maladie infectieuse virale très contagieuse, atteignant le plus souvent les enfants de 4-5 ans, surtout en période hivernale. Cette maladie est due à un virus de la famille des Paramyxoviridae, Myxovirus parotidis (ou virus ourlien), qui est transmis par voie aérienne, par des gouttes de salive ou des contacts directs infectés par la salive par exemple.

Dans près d'un tiers des cas la maladie est dite asymptomatique. Dans les formes symptomatiques, les premiers signes apparaissent après une période d'incubation d'environ trois semaines : fièvre modérée, douleurs des oreilles et lors de la pression des glandes parotides (ces glandes sont situées dans l'angle de la mâchoire). 

A la période d'état, d'environ une semaine, on observe une fièvre accompagnée de maux de tête et d'une tuméfaction douloureuse, unilatérale ou bilatérale, des glandes parotides. La douleur irradie vers les oreilles, entraine une gêne et s'intensifie lors de la mastication. Des adénopathies (ganglions augmentés de volume) apparaissent souvent. Des formes compliquées peuvent survenir : orchite (inflammation testiculaire), pancréatite, méningite (sans signes cliniques le plus souvent) ou encéphalite (plus rarement). Une atteinte des nerfs crâniens est possible et peut entrainer une surdité définitive.

Devant la possibilité de complications pouvant être graves, la vaccination systématique par le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) se justifie chez tous les enfants dès l'âge d'un an. On recommande deux doses de vaccin. En France, la première est administrée à l'âge de 12 mois et la seconde au cours de la deuxième année, à 16-18 mois.

Pour savoir si la vaccination contre les oreillons est recommandée dans sa situation et pour savoir si elle est bien protégée, toute personne peut créer pour elle-même ou ses enfants un carnet de vaccination électronique(CVE) sur le site MesVaccins.net. Le CVE intègre un système expert précis et exhaustif. Il est disponible sur ordinateur de bureau ou sur smartphone (interface mobile, applications iPhone et Android).

Source : Outbreak News Today.


Maladie : Oreillons

Vaccins : M-M-RVAXPRO PRIORIX

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