Suite à l'évolution de la pandémie de COVID-19, le japon instaure l'état d'urgence sanitaire et limite drastiquement l'accès au territoire japonais Médecine des voyages

Publié le 9 avr. 2020 à 14h59

Biographie

Médecin retraité, spécialisé en médecine des voyages. Membre de la Société de médecine des voyages (depuis 2000) Formateur en vaccinologie et médecine des voyages (depuis 2000)

Liens d'intérêt

Absence de lien d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques

Les autorités japonaises ont instauré l'état d'urgence sanitaire à compter du 7 avril au 6 mai prochain dans plusieurs préfectures : Tokyo, Kanagawa, Chiba, Saitama, Osaka, Hyogo et Fukuoka. 

En conséquence, les gouverneurs des préfectures concernées pourraient adopter les mesures qu'ils jugent nécessaires pour freiner la propagation du Covid-19 au sein de leur territoire (confinement, fermeture des établissements scolaires et des commerces non essentiels, annulations d'événements et réquisitions à des fins sanitaires).

Dans la circonscription administrative de Tokyo, les autorités ont d'ores-et-déjà adopté un certain nombre de mesures susceptibles d'évoluer:

  • Limiter les déplacements et maintenir le confinement à domicile;
  • Lors des déplacements, éviter les endroits confinés et à forte densité;
  • Observateur une distance de 2 mètres entre les personnes;
  • Privilégier le télétravail.

Il est recommandé de se tenir informé, notamment en consultant les sites internet mis en place par les autorités préfectorales, et respectant rigoureusement l'ensemble des consignes et recommandations.

Par ailleurs, les autorités japonaises ont adopté un certain nombre de mesures temporaires limitant drastiquement l'accès au territoire japonais , en fonction de la nationalité, du lieu de délivrance des visas et du lieu de séjour préalable du voyageur dans les 14 jours précédant son arrivée au Japon.

A compter du 3 avril et jusqu'à nouvel ordre, les règles d'entrée sur le territoire japonais en vigueur, les nouvelles mesures inclues, sont les suivantes:

1 / Interdiction d'entrer au Japon pour toute personne non japonaise ayant séjourné dans les 14 jours précédant son arrivée au Japon, en France, dans un pays européen, aux Etats-Unis et dans de nombreux pays dont la liste figure sur le site suivant : https://www.japan.travel/en/coronavirus

Les seules exceptions concernent les étrangers déjà établis au Japon, ceux du statut de «résident permanent», d'époux ou enfant d'un citoyen japonais, d'époux ou enfant d'un résident permanent ou encore de résident de long terme », et qui a quitté temporairement le Japon avant le 2 avril avec une autorisation de retour (permis de rentrée). Les résidents qui quitteraient le Japon après le 2 avril ne pourraient pas y revenir, tant que maintenue l'interdiction d'entrée.

2 / Pour les Français qui ne seraient pas concernés par l'interdiction d'entrée , parce qu'ils n'ont pas séjourné dans un pays visé par cette mesure dans les 14 jours précédant leur arrivée au Japon, des mesures additionnelles s'appliquent : 

• obligation de disposer d'un visa délivré après le 20 mars 2020, l'exemption de visa pour les courts séjours (90 jours) étant suspendue; • suspension temporaire des visas de long séjour délivrés, notamment en France, avant le 2 avril 2020; seuls les visas délivrés par un petit nombre d'ambassades et de consulats japonais valables (liste disponible àhttps://www.japan.travel/en/coronavirus ). • auto-quarantaine à l'arrivée et autres contrôles ou mesures sanitaires, en fonction du pays où la personne à rester: des précisions par pays sont disponibles sur le site du Japon Organisation nationale du tourisme à l'adresse suivante: https://www.japan.travel/en/coronavirus .

3 / Transit aéroportuaire

Les transits entre deux vols internationaux restent possibles à condition qu'ils soient dans un même aéroport et n'impliquent pas d'entrer sur le territoire japonais. Les bagages doivent pouvoir être enregistrés à partir du point de départ pour la destination finale: ils ne peuvent pas faire l'objet d'une réenregistrement par le voyageur au cours de son transit au Japon.

Pour les voyageurs n'ayant pas séjourné dans les 14 jours précédant leur arrivée au Japon dans un pays ou région soumise / e à une interdiction d'entrée (cf. point 1 / ci-dessus), des autorisations peuvent être exceptionnellement accordées par les autorités japonaises pour effectuer un transit entre deux vols internationaux impliquant une entrée sur le territoire japonais (obligation de passer une nuit dans un hôtel, par exemple), notamment sur demande des compagnies aériennes. La décision appartient aux services japonais d'immigration à l'arrivée au Japon.

4 / Enfin, la vigilance est appelée sur les restrictions d'entrée imposées par un certain nombre de pays concernant les voyageurs ayant séjourné au Japon . Il est recommandé de consulter avant le voyage, la fiche des conseils aux voyageurs de votre pays de transit aéroportuaire. 

Dans le cadre du renforcement de ses contrôles sanitaires, le gouvernement japonais a mis en place une surveillance médicale interne. Conformément à la législation en vigueur, les autorités locales peuvent décider d'hospitaliser et de soumettre à des examens médicaux les personnes susceptibles d'être infectées, avec un prix en charge par l'État japonais.

Compte tenu de ces mesures, l'entrée des Français au Japon est actuellement pratiquement impossible. Les Français qui seraient actuellement en déplacement temporaire au Japon sont invités à prendre les dispositions nécessaires pour un retour en France tant que les liaisons commerciales restent ouvertes.

Les Français présentent au Japon dans le cadre de longs séjours sont respectés à se conformer à toutes les instructions et recommandations du gouvernement japonais, des autorités locales et municipales, en particulier concernant les mesures de distanciation sociale.

Ces mesures de protection aux frontières sont actualisées régulièrement. Il est conseillé de suivre les recommandations des autorités locales et de consulter le site internet de l'ambassade de France au Japon .

Source : France Diplomatie, Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères.