Etat d'urgence et fermeture des frontières au Mozambique à cause de la pandémie de COVID-19 Médecine des voyages

Publié le 30 avr. 2020 à 13h46

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En raison de la pandémie de COVID-19, le 29 avril 2020, le Président de la République du Mozambique a décrété la prolongation de  l'état d'urgence d'un niveau 3 (sur 4), jusqu'au 30 mai. 

Les mesures qui s'appliquent sont, notamment la limitation du mouvement sur le territoire national aux déplacements essentiels (Produits de base, Pharmacies, consultations médicales et soins), distanciation sociale, limitation de rassemblement à 20 personnes, ou encore l'obligation du port du masque sur la voie publique ainsi que dans les transports.

Toutes les frontières du pays sont fermées. Les vols à destination de l'Europe demeurent rares et sujets à report ou annulation. 

Les vols d'Ethiopian Airlines sont de plus en plus aléatoires voire inexistants. Le transit à Addis peut également s'avérer problématique au vu d'une quarantaine obligatoire (14 jours à l'hôtel) au-delà d'un transit de 72 heures (plusieurs cas sont à déplorer  ces dernières semaines, au vu de l'annulation et/ou report du vol initialement prévu à destination de l'Europe).

La date de validité des visas des voyageurs présents au Mozambique et des divers documents obligatoires pour les résidents, qui serait ou viendrait à être périmée, est d'office prolongée jusqu'au 30/06/2020.

Les personnes qui séjournent pour une courte période à l'étranger, telles que les touristes ou les étudiants, sont invitées à considérer un éventuel retour anticipé ou,  à défaut, être disposées à courir le risque de rester plus longtemps que prévu sur leur lieu de destination. Le logement, les finances, la famille, les assurances, l'état et les soins de santé sont des éléments à prendre en considération. Si vous optez pour un retour, prenez contact en premier lieu avec votre organisme de voyage et/ou votre compagnie aérienne.

Les personnes qui résident à l'étranger se doivent de considérer  s‘il est pertinent de rester sur place.

Source : Royaume de Belgique, Ministère des Affaires étrangères.