Le point sur la flambée de paludisme au Venezuela Médecine des voyages

Publié le 18 juin 2020 à 17h15

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Le Venezuela continue de rapporter un nombre impressionnant de cas de paludisme avec 104 000 cas recensés entre janvier et mai 2020. 

Cela représente une légère baisse par rapport à la même période en 2019, mais certains cas ne sont probablement pas recensés par manque de consultation. 

Il est aussi possible que certaines mesures pour lutter contre la pandémie de COVID-19 aient fait baisser le nombre de cas de paludisme (couvre-feux le soir, restrictions de déplacements de la population, etc.). Cependant, ces restrictions entraînent également une difficulté d’accès à des soins et à des médicaments pour les patients atteints de paludisme dans les zones d’incidence élevée de la maladie dans un pays où le système sanitaire s’était déjà effondré avant la pandémie de coronavirus.

Même avant la Covid-19, le système de santé s'est pratiquement effondré au cours de la déstabilisation sociale et politique et les médicaments ou interventions préventives et thérapeutiques essentiels ne sont plus disponibles. 

Les personnes qui envisagent de voyager sont invités à prendre des mesures adéquates pour se protéger contre la piqûre du  moustique : 

  • réduire le contact avec les moustiques en limitant l'activité en plein air à la nuit tombée ;
  • porter des vêtements couvrant (pantalons, chemises manches longues) ;
  • protéger la peau nue (sans oublier les pieds et les chevilles), en utilisant des répulsifs anti-moustiques contenant 50 % de DEET ; 
  • utiliser des moustiquaires imprégnées d'insecticides. 

L'évolution de ces données épidémiologiques doivent faire rappeler aux voyageurs que les recommandations de prévention s'appuient toujours sur le triptyque : 

  • protection personnelle antivectorielle ;
  • une chimioprophylaxie adaptée, dans les zones concernées par le risque de transmission ;
  • information du voyageur sur l'importance du diagnostic en urgence d'une fièvre au retour d'une zone impaludée.

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur le site Medecinedesvoyages.net, qui prend en compte les nouvelles recommandations des autorités sanitaires françaises et de l'Organisation mondiale de la santé.

Source : Safetravel.