Le Kenya signale une épidémie de choléra, plus de 300 cas en mai Médecine des voyages

Publié le 12 juin 2022 à 21h50

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Début mai 2022, les autorités du Kenya ont détecté le choléra dans le comté de Kisumu et jusqu'à la fin du mois, un total de 319 cas et deux décès ont été signalés. Si le comté de Kisumu est l'épicentre de l'épidémie, représentant quelque 97 % des cas, l'épidémie s'est étendue aux comtés de Nairobi et de Kiambu.
À Nairobi, des cas ont été signalés dans cinq sous-comtés sur les 17 que compte la ville : Mathare, Starehe, Kamukunji, Westlands et Roy Sambu.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, le Kenya rejoint la liste de trois autres pays, le Soudan du Sud, la Tanzanie et la Somalie, dans la sous-région de l'Afrique de l'Est, qui connaissent des épidémies de choléra. 

Aucun lien épidémiologique n'a encore été établi entre l'épidémie de choléra en cours au Kenya et dans les pays voisins. Cependant, le contexte sous-régional appelle à une collaboration renforcée entre les pays touchés afin de prévenir les transmissions transfrontalières résultant de mouvements massifs de population à travers les frontières nationales.

Il est conseillé au voyageur de :

  • se laver les mains, avant les repas, avant toute manipulation d'aliments ou après passage aux toilettes. En l'absence d'eau et de savon, un gel ou une solution hydro-alcoolique peuvent être utilisés (seul moyen de prévention ayant prouvé son efficacité). Se sécher les mains après lavage avec un linge propre (éviter l'usage des serviettes collectives) ou, à défaut, les sécher à l'air ;
  • préférer les plats chauds (les buffets froids ou tièdes des restaurants peuvent comporter des risques) ; éviter de consommer de la nourriture vendue dans la rue sauf si elle est bien cuite et le récipient encore fumant ;
  • ne consommer que de l'eau en bouteille capsulée (et ouverte devant soi) ou, à défaut, rendue potable par ébullition (1 minute à gros bouillons) ou par une désinfection (produits à base de dichloroisocyanurate de sodium ou hypochlorite de sodium) éventuellement précédée d'une filtration (filtre portatif) si l'eau est trouble ;
  • ne pas consommer telle quelle l'eau en sachet ;
  • éviter la consommation de glaçons ;
  • éviter les jus de fruits frais préparés de façon artisanale ;
  • ne consommer du lait que s'il est pasteurisé ou bouilli et que la chaîne du froid est assurée ;
  • laver ou peler les fruits soi-même après s'être lavé les mains ;
  • éviter les crudités, les coquillages, les plats réchauffés ;
  • éviter les glaces artisanales (glaces industrielles de moindre risque si l'emballage est intact) ;
  • bien cuire les œufs, les viandes, les poissons et les crustacés.

Source : Outbreak News Today.