Le vaccin anti-chikungunya VLA1553 de Valneva peut-être bientôt autorisé en Europe

Publié le 30 nov. 2023 à 12h11

Biographie

MD, PhD, ancien directeur scientifique de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), Brétigny sur Orge, France.

Habilitation à diriger les recherches.

Enseignant à l’Ecole du Val-de-Grâce, à l’université d’Aix-Marseille, à l’Institut de formation en soins infirmiers Saint Joseph, Marseille.

Expert auprès de Santé publique France, de la Haute autorité de santé (HAS) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC).

Membre du Comité de protection des personnes (CPP) Sud-Ouest et Outre-mer II.

Liens d'intérêt

Absence de lien avec l’industrie pharmaceutique.

Aucune participation à des études cliniques de médicaments ou vaccins.

Déclaration établie le 2 janvier 2012, mise à jour le 21 septembre 2021.

Le vaccin mis au point par Valneva contre le chikungunya a été présenté dans une actualité du 4 septembre 2021. Il s’agit d’un vaccin vivant atténué, dont les essais de phase 3 ont démontré un bon niveau d’immunogénicité (plus de 98% des personnes vaccinées ont produit des anticorps) et une tolérance satisfaisante. En raison de l’extension rapide du chikungunya depuis deux décennies (le virus a été à ce jour détecté dans plus de 110 pays, où la présence de moustiques vecteurs rend possibles des épidémies), la FDA américaine avait accordé au vaccin le bénéfice d’une procédure d’évaluation accélérée. Début novembre, elle lui a délivré une autorisation de commercialisation, sous le nom de IXCHIQ®, pour la prévention du chikungunya chez les personnes de 18 ans et plus avec un risque d’exposition élevé. Le maintien de cette autorisation reste conditionné aux résultats des évaluations du bénéfice clinique apporté par le vaccin.

C’est à présent l’EMA (Agence Européenne des Médicaments) qui a validé, sur la recommandation de son Comité des médicaments à usage humain (CHMP), la demande d’AMM déposée par Valneva pour une commercialisation en Europe (le dossier de demande a été jugé complet). C’est également une « revue accélérée » de la demande qui a été décidée, en raison de l’urgence sanitaire que constitue le chikungunya : le délai d’examen du dossier, normalement de 210 jours, est ramené à 150 jours.

Les bons résultats observés lors des essais du vaccin chez les adolescents devraient amener Valneva à solliciter très prochainement une extension de l’AMM dans cette tranche d’âge.

L’EMA juge recevable le dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché de Valneva pour son candidat vaccin contre le chikungunya.

Référence

  1. Communiqué du laboratoire Valneva. 27 novembre 2023.