Guyane : la circulation du virus chikungunya reste active sur le territoire
En Guyane, depuis fin janvier 2026 (S04), 1 157 cas de chikungunya ont été biologiquement confirmés, dont 41 en S28-2026. Ces données sont incomplètes suite à un problème de réception des données pour un laboratoire.
Figure 1 : Nombre hebdomadaire de cas biologiquement confirmés de chikungunya, tous âges, Guyane, depuis janvier 2026
En S27, 89 cas ont été biologiquement confirmés et 41 en S28 (données non consolidées).
Cette légère diminution au cours des dernières semaines est probablement liée aux épidémies en cours dans les secteurs du Littoral Ouest et des Savanes.
En effet, en phase épidémique, une diminution du nombre de diagnostics biologiques est généralement observée, probablement expliquée par une baisse des consultations médicales par les patients, notamment ceux ayant été exposés à des cas dans leur entourage, ainsi que par une réduction des prescriptions de tests biologiques par les médecins.
Depuis le début de l’année, 210 cas probables ou confirmés de chikungunya ont été hospitalisés ; 107 cas (51 %) présentaient des facteurs de risque et/ou des comorbidités, dont les principaux étaient l’hypertension artérielle, la grossesse, le diabète et la drépanocytose. Un cas de transmission materno-néonatale a été enregistré.
Concernant la situation épidémiologique par secteurs :
- Littoral Ouest : l’épidémie se poursuit ;
- Secteur de l'île de Cayenne : la situation épidémiologique est stable, le secteur est en phase de foyers épidémiques ;
- Secteur des Savanes : la situation épidémiologique est stable, l’épidémie se poursuit ;
- Secteur du Maroni : la situation épidémiologique est stable, le secteur restant en phase de transmission sporadique ;
- Les secteurs de l’Intérieur, de l’Intérieur Est et de l’Oyapock sont en phase de veille épidémiologique.
Figure 2 : Répartition des 22 communes de Guyane dans les 7 secteurs de surveillance