Quelles sont les mesures de réponse de l'Ouganda face au risque d'Ebola ?

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Le récent cas d’Ebola dû au virus Bundibugyo signalé par le Nigeria chez un malade en provenance d’Ouganda (nouvelle du 20 octobre)  fait l’objet d’une enquête qui vise à examiner les données de séquençage génomique disponibles, à vérifier les informations relatives aux déplacements, aux interactions et aux activités de la personne concernée durant son séjour en Ouganda et lors de son trajet vers Abuja, au Nigeria.

Dans ce contexte, les autorités de santé ougandaises rappellent et précisent les mesures qui ont été mise en place dans leur pays.

1. Contrôles aux points d’entrée

Les contrôles des voyageurs à l’aéroport international d’Entebbe et à tous les postes-frontières terrestres sont intensifiés, et complétés par des contrôles effectués à des points de passage routiers désignés. 
Tous les voyageurs souhaitant entrer en Ouganda par voie aérienne, terrestre ou fluviale doivent remplir le formulaire de localisation des passagers (Passenger Locator Form) au point d’embarquement ou avant leur arrivée en Ouganda.

Tous les voyageurs entrant en Ouganda doivent se soumettre à un contrôle par les services de santé aux frontières. Aucune exemption n’est prévue, y compris pour les diplomates et le personnel des Nations unies.
Par ailleurs, à l’aéroport international d’Entebbe, les mesures hygiène ont été renforcées : les bacs à bagages doivent être désinfectés en permanence, le personnel doit se désinfecter les mains entre chaque manipulation de passeport, et les passagers doivent en faire de même avant et après avoir présenté leur passeport lors de l’enregistrement, au contrôle de l’immigration et à tout autre point de passage requis.

2. La surveillance au sein de la communauté et des établissements de santé a été renforcée. Dans le secteur du tourisme, les mesures d’hygiène devraient être renforcées de même que l’enregistrement des clients, ce qui facilitera le suivi de santé publique si nécessaire.

3. Les personnes « contacts » de cas suspects ou confirmés doivent bénéficier d’un suivi pendant 21 jours à compter de la date du contact associée à une restriction de déplacement avec interdiction de quitter l’Ouganda.

4. Les voyageurs identifiés aux points d’entrée comme « cas suspect » bénéficieront d’un test diagnostic en laboratoire.

5. Les déplacements l’Ouganda et la RDC sont limités aux voyageurs effectuant des trajets essentiels (travailleurs humanitaires, chauffeurs de camion …) qui devront être dépistés.

  • Les ressortissants de RDC effectuant des déplacements non essentiels et cherchant à entrer en Ouganda seront renvoyés en RDC via le point de passage frontalier le plus proche, à leurs propres frais.
  • Les citoyens ougandais revenant en Ouganda après un séjour en RDC devront observer une quarantaine de 21 jours, à leurs propres frais.
  • Les voyageurs ayant séjourné en RDC ne sont pas autorisés à transiter par l’Ouganda, quel que soit le mode de transport utilisé, y compris les vols affrétés.

Toute personne se soustrayant aux mesures sus-citées s’expose à des mesures coercitives, pouvant aller jusqu’à des poursuites judiciaires.

Parallèlement, l’Ouganda participe au développement de l’accès aux soins et aux méthodes diagnostiques en RDC, en particulier à Aru, Kasenyi et Butembo. Cette collaboration a pour objectif de rapprocher les soins des communautés situées du côté congolais de la frontière, limitant ainsi la nécessité pour les patients de se rendre en Ouganda pour se faire soigner.

Source : FluTrackers (Statement by the HON.Minister of Health on the progress in nationall Ebola preparedness and response efforts. Uganda Ministry of Health)

Zones Associées: Ouganda, République démocratique du Congo
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