Conséquences sanitaires de la mousson au Népal Médecine des voyages

Publié le 30 sept. 2010 à 14h17

Biographie

- Assistant de biologie médicale et au service des urgences de l'HIA Bégin, à Saint-Mandé
- Spécialiste des envenimations, auteur de plusieurs publications scientifiques sur ce sujet, et co-auteur du livre intitulé "aspects cliniques et thérapeutiques des envenimations graves" (Urgence Pratique publications).

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération de l’industrie pharmaceutique
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins
- Déclaration mise à jour le 31/08/2014

Les pluies de la mousson provoquent actuellement de sérieuses inondations dans la plaine du Terai : les voyageurs sont invités à éviter ces régions par ailleurs infestées de moustiques en cette saison. En particulier, la région de Nepalganj (ouest du pays, parc national de Bardia) est à éviter en raison de l’apparition de quelques cas de choléra. Par ailleurs, le temps chaud et humide provoque une recrudescence des maladies intestinales : il est vivement recommandé de faire particulièrement attention à la qualité de l’eau et des produits crus consommés, notamment au début du trek de l’Annapurna, la région de Damauli souffrant d’une recrudescence de cas de typhoide. En montagne, les glissements de terrain représentent un réel danger durant toute la mousson. Une grande attention est indispensable lors du franchissement des coulées récentes.

La dengue sévit actuellement dans la région de Chitwan, dans le Teraï. Il est impératif de se protéger contre les moustiques, surtout durant la journée.

La difficile phase de transition politique que connaît le Népal ne trouble plus la vie quotidienne et les transports sont aussi réguliers que la saison le permet.