Epidémie de leptospirose en Algérie Médecine des voyages

Publié le 20 oct. 2010 à 16h21

Biographie

- Assistant de biologie médicale et au service des urgences de l'HIA Bégin, à Saint-Mandé
- Spécialiste des envenimations, auteur de plusieurs publications scientifiques sur ce sujet, et co-auteur du livre intitulé "aspects cliniques et thérapeutiques des envenimations graves" (Urgence Pratique publications).

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération de l’industrie pharmaceutique
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins
- Déclaration mise à jour le 31/08/2014

En Algérie, une trentaine de cas de leptospirose ont été confirmés biologiquement, tous étant hospitalisés à l'hôpital d'El Eulma, dans la province de Sétif. La symptomatologie de ces patients associe douleurs abdominales, céphalées, vomissements, diarrhée et saignements. Trois décès, dont celui d'un enfant, sont à déplorer. La source de contamination semble être un puits de la mosquée Okba Ibn Nafaa, souillé par des cadavres de rats et actuellement fermé au public. Une chimioprophylaxie par doxycycline a été proposée aux habitants de la région.

La leptospirose est une infection bactérienne liée à un spirochète, Leptospira interrogans. La bactérie est le plus souvent transmise par voie cutanéo-muqueuse à la suite d'un contact avec de l'eau contaminée par l'urine de rongeurs. Alors que la plupart des patients présentent des signes pseudo-grippaux non spécifiques, certains patients peuvent développer une forme grave avec défaillance multiviscérale, thrombopénie et hémorragies. Cette forme grave est mortelle dans 40 à 50 % des cas.

Source : Promed.