Description

Vaccin contre l'encéphalite japonaise

Indications

Il y a 25 ans déjà que le vaccin vivant atténué SA 14-14-2 JE, fabriqué par l’Institut des produits biologiques de Chengdu, a été autorisé et ce vaccin est actuellement utilisé en routine dans plusieurs pays dont la Chine, où il est administré de manière systématique à 8 mois et 2 ans.

Effets indésirables

À l’échelle mondiale, > 400 millions de dose de ce vaccin ont été administrées. Le GACVS avait déjà procédé auparavant à un examen de ce vaccin et l’avait trouvé sûr d’une manière générale. Le Comité avait recommandé que l’on consacre des études à des populations spéciales, à la virémie et à la surveillance post-commercialisation.3 Par la suite, des études portant sur quelques centaines d’enfants philippins et sri-lankais ont examiné l’innocuité du vaccin SA-14-14-2 et ont constaté qu’il ne produisait que des réactions locales ou systémiques bénignes. Une étude menée en Inde sur 19 adultes auparavant non exposés à l’encéphalite japonaise n’a relevé aucune preuve de la présence d’une virémie jusqu’à 2 semaines après l’administration de ce vaccin.

La surveillance post-commercialisation effectuée par le Centre chinois pour l’évaluation des médicaments sur la période 2009- 2012 a signalé 6024 MAPI (effets indésirables), parmi lesquelles 70 ont été considérées comme sévères. Les manifestations jugées sévères incluaient une série de troubles, dont des convulsions fébriles, un purpura thrombocytopénique et des affections encéphalitiques/méningitiques. Sur les 9 cas d’encéphalite, un seul a été considéré comme lié à la vaccination, tandis que les autres étaient classés comme des maladies coïncidentes. Quatre décès ont été enregistrés, mais aucun d’eux n’a été considéré comme en lien avec la vaccination après examen des cas par des experts. Le GACVS a examiné ces données et constaté qu’en l’absence de preuve d’un signal de sécurité, le nombre d’événements enregistrés par le système de notification des MAPI était faible comparé aux 70 millions de doses et plus administrées.