22/11/2016 : peut maintenant être administré dès l'âge de 6 semaines

Description

Vaccin méningococcique des groupes A, C, W et Y conjugué

Classe

Inerte
- Polyosidique conjugué

Forme et présentation

  • Poudre et solvant pour solution injectable.
  • La poudre ou la poudre agglomérée est blanche.
  • Le solvant est transparent et incolore.

Poudre en flacon (verre de type I) muni d'un bouchon (caoutchouc butyle) et solvant en seringue préremplie munie d'un piston (caoutchouc butyle)
Présentations de 1 et 10 avec ou sans aiguilles.

Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir la rubrique "effets indésirables".

Composition

1. Antigène

Après reconstitution, 1 dose (0,5 ml) contient : 

  • Polyoside de Neisseria meningitidis de groupe A1          5 microgrammes
  • Polyoside de Neisseria meningitidis de groupe C1          5 microgrammes
  • Polyoside de Neisseria meningitidis de groupe W1         5 microgrammes
  • Polyoside de Neisseria meningitidis de groupe Y1          5 microgrammes

1 : Conjugué à l’anatoxine tétanique en tant que protéine vectrice (44 microgrammes).

2. Autres composants

Poudre :

  • Saccharose 
  • Trométamol 

Solvant :

  • Chlorure de sodium 
  • Eau pour préparations injectables 

Indications

Nimenrix est indiqué dans l’immunisation active des sujets à partir de 6 semaines contre les maladies méningococciques invasives dues aux Neisseria meningitidis des groupes A, C, W et Y.

Nouvelle recommandation du Haut Conseil de la santé publique (avis du 9 décembre 2016).

Une vaccination de rappel utilisant un vaccin tétravalent ACWY conjugué est recommandée tous les cinq ans chez les personnes à risque élevé et durable d'infection invasive à méningocoque. Il s'agit des personnes : 

  • porteuses d'un déficit en fraction terminale du complément ou qui reçoivent un traitement anti C5, notamment les personnes qui reçoivent un traitement par eculizumab (Soliris®) ;
  • porteuses d'un déficit en properdine ;
  • ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle, 
  • ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques. 

Posologie

Nimenrix doit être utilisé selon les recommandations officielles disponibles.

Nourrissons de 6 à 12 semaines

Le schéma vaccinal recommandé comprend trois doses, de 0,5 ml chacune. La primovaccination destinée aux nourrissons comprend deux doses, la première étant administrée à partir de l’âge de 6 semaines en respectant un intervalle de 2 mois entre les deux doses. Il est recommandé d’administrer la troisième dose (de rappel) à l’âge de 12 mois (voir rubrique "Pharmacodynamie").

Enfants à partir de 12 mois, adolescents et adultes

Une dose de 0,5 ml doit être administrée. Une deuxième dose de Nimenrix peut être jugée appropriée chez certaines personnes (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

Enfants ayant antérieurement reçu un vaccin à partir de 12 mois, adolescents et adultes

Nimenrix peut être administré comme dose de rappel aux personnes ayant précédemment reçu une primovaccination avec un vaccin méningococcique polyosidique conjugué ou non conjugué (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").

Mode d'administration

La vaccination doit être effectuée par injection intramusculaire seulement.

Chez les nourrissons, le site d’injection recommandé est la partie antérolatérale de la cuisse. Chez les personnes à partir de 1 an, le site d’injection recommandé est la partie antérolatérale de la cuisse ou le muscle deltoïde (voir les rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Interactions").

Pour les instructions concernant la reconstitution du médicament avant administration, voir la rubrique "Manipulation".

Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition".

Mises en garde et précautions d'emploi

  • Nimenrix ne doit en aucun cas être administré par voie intravasculaire, intradermique ou sous-cutanée.
  • Conformément aux bonnes pratiques cliniques, la vaccination doit être précédée d’une évaluation des antécédents médicaux (en particulier des vaccinations antérieures et de l’éventuelle apparition d’effets indésirables) et d’un examen clinique. 
  • Il est recommandé de toujours disposer d’un traitement médical approprié et d’assurer une surveillance, dans le cas rare où surviendrait une réaction anaphylactique suivant l’administration du vaccin. 

Maladie intercurrente

La vaccination par Nimenrix doit être différée chez les sujets souffrant d’une maladie fébrile sévère aiguë. La présence d'une infection bénigne, comme un rhume, ne doit pas conduire à un report de la vaccination.

Syncope

Une syncope (évanouissement) peut survenir après toute vaccination, voire même avant, en particulier chez les adolescents, comme réaction psychogène à l’injection avec une aiguille. Ceci peut s’accompagner de plusieurs symptômes neurologiques comme un trouble transitoire de la vision, des paresthésies et des mouvements tonico-cloniques des membres durant la phase de récupération. Il est important que des mesures soient mises en place afin d’éviter des blessures en cas d’évanouissement.

Thrombocytopénie et troubles de la coagulation

Nimenrix doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation en raison du risque de saignement qui peut survenir suite à l’administration intramusculaire du vaccin chez ces sujets.

Immunodéficience

Une réponse immunitaire adéquate peut ne pas être obtenue chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur ou chez les patients immunodéprimés. 

La tolérance et l'immunogénicité n'ont pas été évaluées chez les patients présentant un risque accru d'infection méningococcique dû par exemple à des déficits en fraction terminale du complément et à une asplénie anatomique ou fonctionnelle. Chez ces personnes, une réponse immunitaire adéquate peut ne pas être obtenue. 

Protection contre les infections méningococciques 

Nimenrix protègera uniquement contre Neisseria meningitidis des groupes A, C, W et Y. Le vaccin ne protègera pas contre les autres groupes de Neisseria meningitidis.

Une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés. 

Effet des immunisations antérieures avec un vaccin méningococcique polyosidique 

Les sujets ayant antérieurement reçu un vaccin méningococcique polyosidique non conjugué et vaccinés par Nimenrix 30 à 42 mois plus tard ont eu des Moyennes Géométriques des Titres en anticorps (MGT), mesurées par un test d’activité sérique bactéricide utilisant du complément de lapin (rSBA), plus faibles que les sujets n’ayant pas reçu de vaccin méningococcique dans les 10 années précédentes (voir rubrique Pharmacodynamie). La pertinence clinique de cette observation est inconnue.

Effet des anticorps anti toxine tétaniques pré-vaccinaux

La tolérance et l’immunogénicité de Nimenrix ont été évaluées lorsqu’il était administré séquentiellement ou coadministré avec un vaccin contenant les anatoxines diphtériques et tétaniques, la coqueluche acellulaire, le virus poliomyélitique inactivé (type 1, 2 et 3), l’antigène de surface de l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae type b phosphate de polyribosylribitol conjugué à l’anatoxine tétanique (DTCaP-HepB/Hib) durant la seconde année de vie. L’administration de Nimenrix un mois après le vaccin DTCaP-HepB/Hib a conduit à des MGT rSBA contre les groupes A, C et W plus faibles par rapport à la co-administration (voir rubrique Interactions). La pertinence clinique de cette observation est inconnue.

Réponses immunitaires chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 14 mois

Les enfants en bas-âge âgés de 12 à 14 mois présentaient des réponses rSBA similaires aux groupes A, C, W et Y un mois après une dose de Nimenrix ou un mois après deux doses de Nimenrix administrées à deux mois d’intervalle.

Une dose unique était associée à des titres hSBA (test d’activité sérique bactéricide utilisant du complément humain) plus faibles aux groupes W et Y par rapport aux deux doses administrées à deux mois d’intervalle. Des réponses similaires aux groupes A et C ont été observées après une ou deux doses (voir rubrique Pharmacodynamie). La pertinence clinique de ces données est inconnue. Si un enfant en bas-âge est jugé particulièrement à risque de développer une infection méningococcique invasive après l’exposition aux groupes W et Y, il peut être envisagé d’administrer une deuxième dose de Nimenrix après un intervalle de deux mois. Concernant la décroissance des anticorps dirigés contre les groupes A et C après une première dose de Nimenrix chez les enfants âgés de 12 à 23 mois, voir Persistance des titres en anticorps sériques bactéricides.

Persistance des titres en anticorps sériques bactéricides

Suite à l’administration de Nimenrix il y a une décroissance des titres en anticorps sériques bactéricides contre le groupe A quand le test a utilisé du complément humain (hSBA) (voir rubrique Pharmacodynamie). La pertinence clinique de la décroissance des titres en anticorps hSBA contre le groupe A est inconnue. Cependant, si un sujet est considéré particulièrement à risque d’exposition au groupe A et a reçu une dose de Nimenrix environ plus d’un an auparavant, l’administration d’une dose de rappel peut être envisagée.

Une diminution des titres en anticorps a été observée au fil du temps pour les groupes A, C, W et Y. La pertinence clinique de cette décroissance des titres en anticorps est inconnue. Une dose de rappel pourra être envisagée chez les sujets vaccinés en bas-âge et restant exposés à un risque élevé de maladies méningococciques dues aux groupes A, C, W ou Y (voir rubrique Pharmacodynamie).

Effet de Nimenrix sur les concentrations en anticorps anti-tétaniques

Bien qu’une augmentation des concentrations en anticorps anti toxine tétanique (TT) ait été observée après la vaccination avec Nimenrix, Nimenrix ne se substitue pas à la vaccination antitétanique.

L’administration de Nimenrix de façon concomitante ou un mois avant un vaccin contenant de la TT durant la seconde année de vie n’altère pas la réponse à la TT et n’affecte pas significativement la tolérance. Aucune donnée n’est disponible chez les sujets de plus de 2 ans.

Interactions

Chez les nourrissons, Nimenrix peut être coadministré avec les vaccins combinés DTCaP-HepB/Hib et avec le vaccin pneumococcique conjugué 10-valent. 

À partir de 1 an et plus, Nimenrix peut être coadministré avec les vaccins suivants : vaccins hépatite A (HepA) et hépatite B (HepB), vaccin rougeole-oreillon-rubéole (ROR), vaccin rougeole-oreillonrubéole- varicelle (RORV), vaccin pneumococcique conjugué 10-valent ou vaccin grippal saisonnier sans adjuvant. 

Durant la seconde année de vie, Nimenrix peut également être coadministré avec les vaccins combinés dipthérie-tétanos-coqueluche acellulaire (DTCa), incluant les vaccins combinés DTCa avec l’hépatite B, la poliomyélite inactivée ou Haemophilus influenzae de type b (HepB, P ou Hib), tel que le vaccin DTCaP-HepB/Hib et le vaccin pneumococcique conjugué 13-valent.

Quand cela est possible, Nimenrix et un vaccin contenant de la TT, tel que le vaccin DTCaPHepB/ Hib, doivent être coadministrés ou Nimenrix doit être administré au moins un mois avant le vaccin contenant la TT. 

Un mois après la coadministration avec un vaccin pneumococcique conjugué 10-valent, des Moyennes Géométriques des Concentrations en anticorps (MGC) et des MGT OPA (activité fonctionnelle opsonisante) plus faibles ont été observées pour un sérotype pneumococcique (18C conjugué à l’anatoxine tétanique en tant que protéine vectrice). La pertinence clinique de cette observation est inconnue. Il n’y a eu aucun impact de la coadministration sur les réponses immunitaires pour les neuf autres sérotypes pneumococciques. 

Si Nimenrix doit être coadministré avec un autre vaccin injectable, les vaccins doivent toujours être administrés en des sites d’injection différents. 

Il est possible qu’une réponse adéquate ne soit pas obtenue chez les patients recevant un traitement immunosuppresseur.

Grossesse

L’expérience d'utilisation de Nimenrix chez la femme enceinte est limitée. 

Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire/fœtal, la parturition ou le développement post-natal (voir la rubrique Autres informations ou la rubrique 5.3 du RCP). 

Nimenrix doit être utilisé durant la grossesse seulement quand cela est clairement nécessaire, et que les avantages possibles l’emportent sur les risques potentiels pour le fœtus.

Fécondité

Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la fécondité.

Allaitement

On ne sait pas si Nimenrix est excrété dans le lait maternel.

Nimenrix doit être utilisé durant l’allaitement seulement si les avantages possibles l’emportent sur les risques potentiels.

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

La tolérance de Nimenrix a été évaluée dans les essais cliniques comme suit :

  • Une dose unique a été administrée à 9 621 sujets. Ce total incluait 3 079 enfants en bas-âge (12 mois à 23 mois), 909 enfants âgés de 2 à 5 ans, 990 enfants âgés de 6 à 10 ans, 2 317 adolescents (11 à 17 ans) et 2 326 adultes (de 18 à 55 ans). 
  • Dans une étude séparée, une dose unique de Nimenrix a été administrée à 274 personnes âgées de 56 ans et plus. 
  • Dans une étude menée chez des nourrissons âgés de 6 à 12 semaines au moment de l’administration de la première dose, 1 052 sujets ont reçu au moins une dose d’une première série de 2 ou 3 doses de Nimenrix et 1 008 sujets ont reçu une dose de rappel environ à l’âge de 12 mois.  

Dans les tranches d’âges 6-12 semaines et 12-14 mois, après l’administration de 2 doses de Nimenrix à 2 mois d’intervalle, les première et seconde doses ont été associées à une réactogénicité locale et systémique similaire. 

Le profil des effets indésirables locaux et généraux d’une dose de rappel de Nimenrix après une primovaccination avec Nimenrix ou d’autres vaccins méningococciques polyosidiques conjugués ou non conjugués était similaire au profil des effets indésirables locaux et généraux observé après une primovaccination avec Nimenrix, à l’exception de symptômes gastro-intestinaux (incluant diarrhées, vomissements et nausées), qui étaient très fréquents.

Liste tabulée des effets indésirables

Les effets indésirables observés durant les essais cliniques inclus dans l'analyse combinée de sécurité sont présentés dans le tableau ci-dessous.

Les effets indésirables rapportés sont listés selon les catégories de fréquence suivantes :

  • Très fréquent : (≥ 1/10)
  • Fréquent : (≥ 1/100 à < 1/10)
  • Peu fréquent : (≥ 1/1000 à < 1/100)
  • Rare : (≥ 1/10 000 à < 1 /1000)
  • Très rare : (< 1/10 000)

Les effets indésirables rapportés au cours des études menées chez les sujets âgés de 6 semaines à 55 ans et lors de l’expérience post-commercialisation sont présentés ci-dessous (correspond au Tableau 1 du RCP). Les effets indésirables rapportés chez les sujets âgés de plus de 55 ans ont été similaires à ceux observés chez les adultes plus jeunes.

Récapitulatif des effets indésirables par classe de systèmes d'organes

1. Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Très fréquent : perte d’appétit

2. Affections psychiatriques

  • Très fréquent : irritabilité
  • Peu fréquent : insomnie, pleurs

3. Affections du système nerveux

  • Très fréquent : somnolence, céphalées
  • Peu fréquent : hypoesthésie, sensations vertigineuses

3. Affections gastro-intestinales

  • Fréquent : diarrhées, vomissements et nausées*

4. Affections de la peau et du tissu sous-cutané

  • Peu fréquent : prurit, éruption cutanée**

5. Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Peu fréquent : myalgies, douleur aux extrémités

6. Troubles généraux et anomalies au site d'administration  

  • Très fréquent : fièvre, gonflement au site d'injection, douleur au site d'injection et rougeur au site d’injection, fatigue 
  • Fréquent : hématome au site d’injection*
  • Peu fréquent : malaise, induration au site d’injection, prurit au site d'injection, chaleur au site d'injection, anesthésie au site d'injection.
  • Fréquence indéterminée*** : oedème étendu du membre au site d’injection, fréquemment associé à un érythème, impliquant parfois l’articulation adjacente ou un oedème du membre entier vacciné.

* Les effets indésirables « nausées » et « hématome au site d’injection » sont survenus à une fréquence définie comme « peu fréquent » chez les nourrissons.

** L’effet indésirable « éruption cutanée » est survenu à la fréquence définie comme « fréquent » chez les nourrissons.

*** EI identifié lors de l’expérience post-commercialisation

Déclaration des effets indésirables suspectés.

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration – voir Annexe V du RCP.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : Vaccins antiméningococciques, code ATC : J07AH08.

1. Mécanisme d’action

Les anticorps anti-capsulaires contre les méningocoques protègent contre les maladies méningococciques via leur activité bactéricide médiée par le complément. Nimenrix induit la production d’anticorps bactéricides contre les polyosides capsulaires des groupes A, C, W et Y, mesurés par des tests d’activité sérique bactéricide utilisant du complément de lapin (rSBA) ou du complément humain (hSBA).

2. Immunogénicité chez les nourrissons

Au cours de l’essai clinique mené chez des nourrissons (MenACWY-TT-083), la première dose a été administrée à l’âge de 6 à 12 semaines, la deuxième dose a été administrée après un intervalle de 2 mois et une troisième dose (de rappel) a été administrée à l’âge de 12 mois environ. Un vaccin DTCaP-HepB/Hib et un vaccin pneumococcique conjugué 10-valent ont été coadministrés. Nimenrix a induit une réponse en anticorps bactéricides contre les quatre groupes de méningocoques. La réponse contre le groupe C était non inférieure à celle induite par les vaccins enregistrés MenC-CRM et MenCTT en termes de pourcentages avec des titres rSBA ≥ 8 à un mois après l’administration de la seconde dose. Voir Tableau 2 du RCP.

Tableau 2 : Réponse en anticorps bactéricides (rSBA*) et (hSBA**) chez les nourrissons après deux doses administrées à 2 mois d’intervalle et après une dose de rappel à 12 mois (essai MenACWY-TT-083).

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte « according to protocol » (ATP) principale pour l’immunogénicité. 

* test rSBA effectué par les laboratoires de Santé Publique d’Angleterre (PHE) au Royaume-Uni 

** test hSBA effectué dans les laboratoires GSK.

(1) échantillon de sang prélevé entre 21 et 48 jours post vaccination.

3. Immunogénicité chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 23 mois

Dans les essais cliniques MenACWY-TT-039 et MenACWY-TT-040, une dose unique de Nimenrix a induit des réponses rSBA contre les 4 groupes de méningocoques, avec une réponse contre le groupe C comparable à celle induite par le vaccin enregistré MenC-CRM en termes de pourcentages avec des titres rSBA ≥ 8 (Tableau 3 du RCP).

Tableau 3 : Réponse en anticorps bactéricides (rSBA*) chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 23 mois.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur les cohortes ATP pour l’immunogénicité. 

(1) échantillon de sang prélevé entre 42 et 56 jours post vaccination 

(2) échantillon de sang prélevé entre 30 et 42 jours post vaccination 

* testé dans les laboratoires GSK 

Dans l’essai MenACWY-TT-039, l’activité sérique bactéricide a également été mesurée en utilisant du sérum humain comme source de complément (hSBA) en critère secondaire (Tableau 4). 

Tableau 4 : Réponse en anticorps bactéricides (hSBA*) chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 23 mois.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte ATP pour l’immunogénicité. 

(1) échantillon de sang prélevé entre 42 et 56 jours post vaccination.

* testé dans les laboratoires GSK.

Dans l’essai ACWY-TT-104, la réponse immunitaire après une ou deux doses de Nimenrix administrées à 2 mois d’intervalle a été évaluée un mois après la dernière immunisation. Nimenrix a induit des réponses bactéricides contre les quatre groupes qui étaient similaires en termes de % avec un titre rSBA ≥ 8 et des MGT après une ou deux doses (Tableau 5). 

Tableau 5 : Réponse en anticorps bactéricides (rSBA)* chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 14 mois.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte « according to protocol » (ATP) pour l’immunogénicité.

(1) échantillon de sang prélevé entre 21 et 48 jours post vaccination 

* testé dans les laboratoires de Public Health England laboratories 

Dans l’essai MenACWY-TT-104, l’activité sérique bactéricide a également été mesurée avec l’hSBA comme critère d’évaluation secondaire. Nimenrix a induit des réponses bactéricides contre les groupes W- et Y qui étaient supérieures en termes de % avec un titre hSBA ≥ 8 après l’administration de deux doses, comparativement à une dose. Des réponses similaires en termes de % avec un titre hSBA ≥ 8 ont été observées avec les groupes A et C (Tableau 6). 

Tableau 6 : Réponse en anticorps bactéricides (hSBA)* chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 14 mois.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte « according to protocol » (ATP) pour l’immunogénicité.

(1) échantillon de sang prélevé entre 21 et 48 jours post vaccination.

* testé dans les laboratoires GSK 

La persistance de la réponse immunitaire a été évaluée par les tests rSBA et hSBA jusqu’à 5 ans chez les enfants primovaccinés dans l’essai MenACWY-TT-027 (Tableau 7).

Tableau 7 : Données de persistance à 5 ans chez les enfants en bas-âge âgés de 12 à 23 mois au moment de la vaccination (essai MenACWY-TT-032 ; extension de l’étude 027).

La persistance de l'immunogénicité a été analysée sur la cohorte ATP à 5 ans. Un biais de sélection principalement lié à la revaccination des sujets ayant des titres rSBA du groupe C <8 et à leur exclusion au(x) temps d’analyse suivant(s) peut avoir conduit à une surestimation des titres.

* test rSBA effectué par les laboratoires PHE au Royaume-Uni. 

** testé dans les laboratoires GSK.

4. Immunogénicité chez les enfants âgés de 2 à 10 ans 

Dans l’essai MenACWY-TT-081, la non-infériorité de Nimenrix par rapport à un autre vaccin enregistré MenC-CRM a été démontrée en termes de réponse vaccinale pour le groupe C [94,8 % (IC 95 % : 91,4 ; 97,1) et 95,7 % (IC 95 % : 89,2 ; 98,8) respectivement] ; les MGT ont été inférieures dans le groupe Nimenrix [2795 (IC 95 % : 2393 ; 3263)] versus le vaccin MenC-CRM [5292 (IC 95 % : 3815 ; 7340)]. 

Dans l’essai MenACWY-TT-038, la non-infériorité de Nimenrix par rapport au vaccin enregistré ACWY-PS a été démontrée en termes de réponse vaccinale pour les 4 groupes (A, C, W et Y) (Voir Tableau 8).

Tableau 8 : Réponse en anticorps bactéricides (rSBA*) à Nimenrix et au vaccin ACWY-PS chez les enfants âgés de 2 à 10 ans 1 mois après la vaccination (essai MenACWY-TT-038).

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte ATP pour l’immunogénicité. 

RV : réponse vaccinale définie comme le pourcentage de sujets avec :

  • des titres rSBA ≥ 32 pour les sujets initialement séronégatifs (i.e. titre rSBA pré-vaccinal < 8) ;
  • une multiplication au moins par 4 des titres rSBA entre les périodes pré- et post-vaccinale pour les sujets initialement séropositifs (i.e. titre rSBA pré-vaccinal ≥ 8).

* testé dans les laboratoires GSK.

La persistance de la réponse immunitaire a été évaluée chez les enfants primovaccinés dans l’essai MenACWY-TT-081 (Tableau 9). 

Tableau 9 : Données de persistance à 44 mois chez des enfants âgés de 2 à 10 ans au moment de la vaccination (essai MenACWY-TT-088 ; extension de l’étude 081).

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte ATP pour la persistance, adaptée à chaque temps d’analyse.

* test rSBA effectué par les laboratoires PHE au Royaume-Uni. 

** testé dans les laboratoires GSK. 

La persistance de la réponse immunitaire a été évaluée par le test hSBA 1 an après la vaccination chez des enfants âgés de 6 à 10 ans primovaccinés dans l’essai MenACWY-TT-027 (Tableau 10) (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi" du RCP). 

Tableau 10 : Données à 1 mois post-vaccination et persistance à 1 an (hSBA*) après la vaccination chez les enfants âgés de 6 à 10 ans.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte ATP pour la persistance. 

* testé dans les laboratoires GSK

5. Immunogénicité chez les adolescents âgés de 11 à 17 ans et les adultes ≥ 18 ans

Dans 2 essais cliniques réalisés chez des adolescents âgés de 11 à 17 ans (essai MenACWY-TT-036) et des adultes âgés de 18 à 55 ans (essai MenACWY-TT-035), une dose de Nimenrix ou une dose de vaccin ACWY-PS a été administrée. 

La non-infériorité immunologique de Nimenrix par rapport au vaccin ACWY-PS a été démontrée en termes de réponse vaccinale telle que définie ci-dessus (Tableau 11). 

Tableau 11 : Réponse en anticorps bactéricides (rSBA*) à Nimenrix et au vaccin ACWY-PS chez les adolescents âgés de 11 à 17 ans et les adultes ≥ 18 ans 1 mois après la vaccination.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur les cohortes ATP pour l’immunogénicité. 

RV : réponse vaccinale.

* testé dans les laboratoires GSK.

La persistance de la réponse immunitaire a été évaluée jusqu’à 5 ans après la vaccination chez des adolescents primovaccinés dans l’essai MenACWY-TT-036 (Tableau 12).

Tableau 12 : Données de persistance à 5 ans (rSBA*) chez les adolescents âgés de 11 à 17 ans lors de la vaccination.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte ATP pour la persistance adaptée pour chaque temps d’analyse. 

* test rSBA effectué par les laboratoires PHE au Royaume-Uni. 

La persistance de la réponse immunitaire a été évaluée par le test hSBA jusqu’à 5 ans après la vaccination chez des adolescents et des adultes primovaccinés dans l’essai MenACWY-TT-052 (Tableau 13) (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi" du RCP).

Tableau 13 : Données à 1 mois post-vaccination (essai MenACWY-TT-052) et persistance à 5 ans (hSBA*) après la vaccination (essai MenACWY-TT-059) chez des adolescents et des adultes âgés de 11 à 25 ans.

L’analyse de l’immunogénicité a été réalisée sur la cohorte ATP pour la persistance, adaptée à chaque temps d’analyse. 

* testé dans les laboratoires GSK

Dans une étude séparée (MenACWY-TT-085), une dose unique de Nimenrix a été administrée à 194 adultes libanais âgés de 56 ans et plus (incluant 133 sujets âgés de 56 à 65 ans et 61 sujets âgés de plus 65 ans). Le pourcentage de sujets avec des titres rSBA (mesurés dans les laboratoires GSK) ≥ 128 avant vaccination allait de 45 % (groupe C) à 62 % (groupe Y). Globalement, un mois après la vaccination, le pourcentage de sujets vaccinés avec des titres rSBA ≥ 128 allait de 93 % (groupe C) à 97 % (groupe Y). Dans le sous-groupe des sujets âgés de plus de 65 ans, le pourcentage de sujets vaccinés avec des titres rSBA ≥ 128, un mois après la vaccination, allait de 90 % (groupe A) à 97 % (groupe Y). 

6. Réponse à la dose de rappel chez les sujets ayant antérieurement reçu un vaccin polyosidique conjugué contre Neisseria meningitidis 

L’administration d’une dose de rappel de Nimenrix chez les sujets primovaccinés avec un vaccin monovalent (MenC-CRM) ou un vaccin quadrivalent méningococcique conjugué (MenACWY-TT) a été étudiée chez les sujets à partir de l’âge de 12 mois ayant reçu une dose de rappel. Des réponses anamnestiques robustes aux antigènes ont été observées lors de la primovaccination. 

7. Réponse à Nimenrix chez les sujets ayant antérieurement reçu un vaccin polyosidique non conjugué contre Neisseria meningitidis 

Dans l’essai MenACWY-TT-021 réalisé chez des sujets âgés de 4,5 à 34 ans, l’immunogénicité de Nimenrix administré entre 30 et 42 mois après une vaccination par le vaccin ACWY-PS a été comparée à celle de Nimenrix administré à des sujets appariés à l’âge et n’ayant pas reçu de vaccin méningococcique durant les 10 années précédentes. Une réponse immunitaire (titre rSBA ≥8) a été observée contre tous les groupes (A, C, W, Y) chez tous les sujets quel que soit leur antécédent de vaccination méningococcique. Les MGT rSBA ont été significativement plus faibles chez les sujets ayant reçu une dose du vaccin ACWY-PS 30 à 42 mois avant Nimenrix, cependant, 100 % des sujets ont atteint des titres rSBA ≥ 8 pour les 4 groupes de méningocoques (A, C, W, Y) (voir la rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Nimenrix dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique dans la prévention des maladies méningococciques dues aux Neisseria meningitidis des groupes A, C, W et Y. (voir la rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

Conservation

Durée de conservation : 3 ans.

A conserver au réfrigérateur: entre 2 et 8 °C.

Ne pas congeler.

A conserver dans l'emballage extérieur d'origine, à l'abri de la lumière.

Après reconstitution

Après reconstitution, le vaccin doit être utilisé rapidement. Bien qu'il ne soit pas recommandé d'attendre, la stabilité a été démontré pendant 8 heures à 30 °C après reconstitution. Si le vaccin n'est pas utilisé dans les 8 heures, ne pas l'administrer.

Manipulation

Instructions pour la reconstitution du vaccin avec le solvant présenté en seringue préremplie

Nimenrix doit être reconstitué en ajoutant la totalité du contenu de la seringue préremplie de solvant dans le flacon contenant la poudre.

Pour fixer l’aiguille à la seringue, se référer à l’illustration ci-dessous. Cependant, la seringue fournie avec Nimenrix peut être légèrement différente (sans le pas de vis) de la seringue décrite dans l’illustration. Dans ce cas, l’aiguille peut être fixée sans visser.

  1. En tenant le corps de la seringue d’une main (en évitant de tenir le piston), dévisser l’embout protecteur de la seringue en le tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
  2. Pour fixer l’aiguille sur la seringue, visser l’aiguille dans le sens des aiguilles d’une montre sur la seringue jusqu’à sentir un blocage (voir l’illustration).
  3. Enlever le protège aiguille, ce qui peut être parfois un peu difficile.
  4. Ajouter le solvant à la poudre. Après l’ajout du solvant à la poudre, le mélange doit être bien agité jusqu’à ce que la poudre soit complètement dissoute dans le solvant.

Le vaccin reconstitué est une solution transparente et incolore.

Le vaccin reconstitué doit être inspecté visuellement pour vérifier l’absence de toute particule étrangère et/ou tout changement de son aspect physique, avant administration. Dans l'un ou l'autre de ces cas, jeter le vaccin.

Après reconstitution, le vaccin doit être utilisé rapidement.

Une nouvelle aiguille doit être utilisée pour administrer le vaccin.

Tout produit non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Remboursement

Arrêté du 8 décembre 2014 : Vaccin qui peut être délivré par les pharmacies hospitalières dans les indications de la recommandation vaccinale contre les infections invasives à méningocoque C, compte tenue de la pénurie des vaccins méningococciques monovalents C.

Vaccin sur la liste des spécialités pouvant être rétrocédés par les pharmacies hospitalières.

Nouveau! Vaccin remboursé dans certaines indications depuis le 06/09/2015.

Le journal officiel du 02/09/2015 inscrit le vaccin quadrivalent conjugué A, C, W, Y, NIMENRIX® sur la liste des médicaments remboursables aux assurés sociaux uniquement dans la population des sujets devant pouvoir bénéficier d’une protection durable et étendue vis-à-vis d’un nombre élargi de sérogroupes de méningocoque c’est-à-dire :

  •  les sujets porteurs d’un déficit en fraction terminale du complément ou qui reçoivent un traitement anti-C5A  (Soliris®) ;
  • les sujets porteurs d’un déficit en properdine ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle ;
  • les sujets ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques.

Le taux de remboursement de 65 %.

Autres informations

Obligation de mise en place de mesures post-autorisation

Le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché doit mener à son terme, selon le calendrier indiqué, les mesures suivantes :

  • Essai visant à évaluer les titres en anticorps à court et à plus long terme induits par une ou deux doses de Nimenrix administrées chez des enfants âgés de 12 à 23 mois conformément au protocole approuvé par le CHMP (comité des médicaments à usage humain de l'agence européenne des médicaments). Rapport final de l’essai juin 2015.
  • Essai visant à évaluer la persistance des anticorps après l’administration d’une dose de Nimenrix à l’âge de 12 mois ou de deux doses à l’âge de 9 et 12 mois suivi d’une évaluation de la sécurité et de l’immunogénicité d’une dose de rappel administrée 5 ans post-vaccination. Rapport final de l’essai décembre 2014.

Prix

51,54 € TTC

L'honoraire de dispensation perçu par le pharmacien est inclus dans ce prix.

Résumé à l'intention du public

http://www.ema.europa.eu/docs/fr_FR/document_library/EPAR_-_Summary_for_the_public/human/002226/WC500127665.pdf