Autorisé le 25 juillet 2022 par la Commission européenne pour la prévention du monkeypox. Vaccination des personnes qui ont eu un contact à risque avec un malade atteint de monkeypox et des personnes les plus à risque (voir les indications). Ce vaccin est commercialisé aux Etats-Unis sous le nom de Jynneos et au Canada sous le nom de Imvamune. La voie intradermique est temporairement autorisée car elle permet des économies de vaccin. La dose utilisée par voie sous-cutanée est de 0,5 mL. La dose utilisée par voie intradermique est égale à 1/5e de ce volume, soit 0,1 mL.

Description

Virus vivant modifié de la vaccine Ankara, vaccin contre la variole humaine et contre la variole du singe - Autre nom : MVA-BN.

Classe

Vivant

Forme et présentation

Ce symbole indique que ce vaccin fait l'objet d'une surveillance supplémentaire. Cela permettra d'identifier rapidement de nouvelles informations de sécurité. Il est demandé aux professionnels de santé de signaler tout effet indésirable suspecté.

IMVANEX suspension injectable.

Vaccin antivariolique et anti-variole du singe (virus vivant modifié de la vaccine Ankara).

Suspension de couleur jaune pâle à blanche, laiteuse.

Nature et contenu de l'emballage extérieur

  • 0,5 mL de suspension dans un flacon (en verre de type I) avec un bouchon (caoutchouc bromobutyle).
  • Boîte de 20 flacons. 

Composition

1. Antigène

Une dose (0,5 mL) contient :

  • Virus vivant modifié de la vaccine Ankara – Bavarian Nordic 1, minimum 5 x 107 U. Inf.*

* : unités infectantes
1 : produit sur des cellules d’embryons de poulet

2. Excipients

  • Trométamol
  • Chlorure de sodium
  • Eau pour préparations injectables

Ce vaccin contient des traces résiduelles de protéines de poulet, benzonase, gentamicine et ciprofloxacine (voir rubrique "Contre-indications").

Indications

Immunisation active contre la variole, la variole du singe et la maladie causée par le virus de la vaccine chez les adultes (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").

Modification du 25 juillet 2022 : l'Agence européenne des médicaments ajoute deux indications en plus de la variole : la variole du singe et la maladie causée par le virus de la vaccine.

L’utilisation de ce vaccin doit se faire conformément aux recommandations officielles.

La Haute Autorité de santé recommande la vaccination :

  1. en priorité, des adultes qui ont eu un contact à risque avec un malade atteint de monkeypox ("variole du singe") ;
  2. des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) rapportant des partenaires multiples ;
  3. des personnes trans rapportant des partenaires sexuels multiples ;
  4. des personnes en situation de prostitution ;
  5. des professionnels des lieux de consommation sexuelle, quel que soit le statut de ces lieux.

Qu'est-ce qu'une personne-contact à risque de monkeypox ?

Il y a deux situations à risque :

  1. Toute personne ayant eu un contact physique direct non protégé avec la peau lésée ou les fluides biologiques d’un cas probable ou confirmé symptomatique, quelles que soient les circonstances y compris rapport sexuel, actes de soin médical ou paramédical, ou partage d’ustensiles de toilettes, ou contact avec des textiles (vêtements, linge de bain, literie) ou de la vaisselle sale utilisés par le cas probable ou confirmé symptomatique.
  2. Toute personne ayant eu un contact non protégé à moins de 2 mètres pendant 3 heures (cumulées durant 24h) avec un cas probable ou confirmé symptomatique (ex. ami proche ou intime, partenaire sexuel habituel même en l’absence de rapports sexuels, personnes partageant le même lieu de vie sans lien intime, voisin pour un transport de longue durée, personnes partageant le même bureau, acte de soin ou d’hygiène, même classe scolaire, salle de TD universitaire, club de sport pour les sports de contacts, salles de sports…).

Posologie

Dans les paragraphes qui suivent, les antécédents de vaccination contre la variole du singe ou contre les virus de la vaccine ont été ajoutés dans la version du RCP du 25 juillet 2022.

1. Primovaccination (personnes non précédemment vaccinées contre la variole, la variole du singe ou les virus de la vaccine)

Une première dose de 0,5 mL doit être administrée à une date donnée.

Une seconde dose de 0,5 mL doit être administrée au minimum 28 jours après la première dose.

Voir les rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie".

2. Rappel de vaccination (personnes précédemment vaccinées contre la variole, la variole du singe ou les virus de la vaccine)

Il n’y a pas de données suffisantes pour déterminer le moment approprié pour les doses de rappel. Si une dose de rappel est jugée nécessaire, administrer une dose unique de 0,5 mL.

Voir les rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie".

3. Populations particulières

Les patients immunodéprimés (par ex., personnes infectées par le VIH, patients sous traitement immunosuppresseur) qui ont été précédemment vaccinés contre la variole, la variole du singe ou les virus de la vaccine doivent recevoir deux doses de rappel. La seconde dose de rappel doit être administrée au moins 28 jours après la première dose de rappel.

4. Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité d’IMVANEX chez les personnes âgées de moins de 18 ans n’ont pas été établies.

Aucune donnée n’est disponible.

En cas de contact à risque

Vaccination dans les 4 jours après le contact à risque et au maximum 14 jours plus tard. 

Schéma à deux doses espacées de 28 jours. 

Personnes immunodéprimées : trois doses espacées de 28 jours.

En cas de tension d’approvisionnement des vaccins 

La HAS recommande que la priorité soit donnée à la vaccination en post-exposition des personnes contacts à risque et estime que l’administration de la seconde dose pourra être différée de plusieurs semaines en cas de besoin. Cette recommandation est conforme au RCP, qui définit un intervalle minimal entre les doses.

Mode d'administration

L’injection du vaccin doit se faire par voie sous-cutanée, de préférence dans le haut du bras.

Pour les instructions concernant l’administration, voir rubrique "Manipulation".

L'EMA a examiné les données relatives au vaccin IMVANEX contre la variole du singe.

Ce vaccin est actuellement autorisé uniquement en injection sous-cutanée.

Un essai clinique impliquant environ 500 adultes, a comparé le vaccin administré par voie intradermique, à une administration par voie sous-cutanée, en deux doses avec un intervalle de quatre semaines entre chaque dose. Les personnes recevant le vaccin par voie intradermique ont reçu un cinquième (0,1 mL) de la dose sous-cutanée (0,5 mL) mais ont produit des niveaux d'anticorps similaires à ceux qui ont reçu la dose sous-cutanée entière.

Ainsi, lorsqu'il est administré par voie intradermique, une plus petite dose de vaccin peut être utilisée. Compte tenu de la pénurie actuellement en vaccin, utiliser la voie intradermique permettrait de vacciner jusqu'à 5 fois plus de personnes.

Il est à noter un risque plus élevé de réactions locales (comme une rougeur de longue durée, un épaississement ou une décoloration de la peau) après des injections intradermiques.

Il n’y a actuellement aucune information du fabricant sur le nombre maximum de doses de 0,1 mL pouvant être extraites de la présentation autorisée (0,5 mL de suspension). Il est recommandé d'utiliser des seringues à faible volume mort pour optimiser le nombre de doses pouvant être extraites. Seuls les professionnels de la santé ayant l'expérience des injections intradermiques doivent administrer le vaccin par cette voie.

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition" ou aux résidus présents à l’état de traces (protéines de poulet, benzonase, gentamicine et ciprofloxacine).

Mises en garde et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Hypersensibilité et anaphylaxie

Comme pour tout vaccin injectable, un traitement médical approprié doit toujours être disponible immédiatement et une surveillance doit être effectuée pour le cas rare où surviendrait une réaction anaphylactique après administration du vaccin.

Maladies concomitantes

La vaccination doit être différée chez les personnes souffrant d’une maladie fébrile aiguë sévère ou d’une infection aiguë. La présence d’une infection mineure et/ou d’une fébricule ne doit pas entraîner le report de la vaccination.

Recommandations générales

IMVANEX ne doit pas être administré par injection intravasculaire.

Limites de l’efficacité du vaccin

L’efficacité protectrice d’IMVANEX contre la variole, la variole du singe et la maladie causée par le virus de la vaccine n’a pas été étudiée chez l’être humain, voir la rubrique "Pharmacodynamie".

Une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être induite chez toutes les personnes vaccinées.

Il n’y a pas de données suffisantes pour déterminer le moment approprié pour les doses de rappel.

Une vaccination antérieure par IMVANEX peut modifier la réponse cutanée (« prise ») à l’administration ultérieure d’un vaccin antivariolique capable de se répliquer, avec pour conséquence une prise réduite ou absente, voir la rubrique "Pharmacodynamie".

Personnes atteintes de dermatite atopique

Les personnes atteintes de dermatite atopique ont développé davantage de symptômes locaux et généraux après la vaccination (voir la rubrique "Effets indésirables").

Personnes immunodéprimées

Des données ont été obtenues chez des patients infectés par le VIH avec une numération des lymphocytes CD4 ≥ 100 cellules/μl et ≤ 750 cellules/μl. Une réponse immunitaire plus faible a été observée chez les patients infectés par le VIH par rapport aux sujets sains (voir la rubrique "Pharmacodynamie"). Aucune donnée n’est disponible concernant la réponse immunitaire vis-à-vis d’IMVANEX chez les autres personnes immunodéprimées.

Deux doses d’IMVANEX administrées à 7 jours d’intervalle ont induit des réponses immunitaires plus faibles et une réactogénicité locale légèrement plus importante que deux doses administrées à 28 jours d’intervalle. Par conséquent, les intervalles entre les doses inférieurs à 28 jours doivent être évités.

Teneur en sodium

Ce médicament contient moins de 1 mmol (23 mg) de sodium par dose, c.-à-d. qu’il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions

Aucune étude d’interaction avec d’autres vaccins ou médicaments n’a été réalisée.
Par conséquent, l’administration concomitante d’IMVANEX et d’autres vaccins doit être évitée.

L’administration concomitante du vaccin et d’immunoglobulines, y compris le VIG (Vaccinia Immune Globulin), n’a pas été étudiée et doit être évitée.

Grossesse

Il existe des données limitées (moins de 300 grossesses suivies jusqu’à terme) sur l’utilisation d’IMVANEX chez la femme enceinte. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction. Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation d’IMVANEX pendant la grossesse. L’administration d’IMVANEX pendant la grossesse ne doit être envisagée que si les bénéfices potentiels sont supérieurs à tout risque potentiel pour la mère et le foetus.

Fertilité

Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’altération de la fertilité, ni chez les femelles ni chez les mâles.

Allaitement

On ne sait pas si IMVANEX est excrété dans le lait maternel.

Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation d’IMVANEX pendant l’allaitement. L’administration d’IMVANEX pendant l’allaitement ne doit être envisagée que si les bénéfices potentiels sont supérieurs à tout risque potentiel pour la mère et le bébé.

Effets indésirables

1. Résumé du profil de sécurité

La sécurité d’IMVANEX a été évaluée lors de 20 essais cliniques au cours desquels 5 261 personnes non vaccinées par le virus de la vaccine ont reçu deux doses d’au moins 5 x 107 U. Inf. à quatre semaines d’intervalle et 534 personnes précédemment vaccinées par le virus de la vaccine et avec IMVANEX ont reçu une dose de rappel unique.

Les effets indésirables les plus fréquemment observés lors des essais cliniques étaient des réactions au site d’injection et des réactions systémiques couramment observées après une vaccination ; ces réactions ont été d’intensité légère à modérée et ont disparu sans traitement dans les sept jours suivant la vaccination.

Les fréquences des effets indésirables décrits après chaque dose de vaccin (1re, 2ou dose de rappel) ont été similaires.

2. Les effets indésirables

Les effets indésirables observés dans l’ensemble des essais cliniques sont classés par ordre de fréquence selon la convention suivante :

  • Très fréquent (≥ 1/10)
  • Fréquent (≥ 1/100, < 1/10)
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100)
  • Rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000)

Réactions indésirables décrites lors des essais cliniques réalisés avec IMVANEX (n = 6 775 sujets)

Infections et infestations

  • Peu fréquent : rhinopharyngite, infection des voies respiratoires supérieures
  • Rare : sinusite, conjonctivite, grippe

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Peu fréquent : lymphadénopathie

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Fréquent : troubles de l'appétit

Affections psychiatriques 

  • Peu fréquent : troubles de sommeil

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : céphalées
  • Peu fréquent : sensations vertigineuses, paresthésies
  • Rare : migraine, neuropathie sensitive périphérique, somnolence

Affections de l'oreille et du labyrinthe 

  • Rare : vertiges

Affections cardiaques 

  • Rare : tachycardie

Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales

  • Peu fréquent : douleur pharyngolaryngée, rhinite, toux
  • Rare : douleurs oro-pharyngées

Affections gastro- intestinales

  • Très fréquent : nausées
  • Peu fréquent : diarrhée, vomissement
  • Rare : douleur abdominale, sécheresse buccale

Affections de la peau et du tissu sou-cutané

    Contrairement aux vaccins contre la variole de première ou de seconde génération, ce vaccin n'entraine pas de cicatrice au point d'injection.

  • Peu fréquent : éruption cutanée, prurit, dermatite
  • Rare : urticaire, décoloration de la peau, ecchymose, hyperhidrose, sueurs nocturnes, nodule sous-cutané, œdème de Quincke

Affections musculo- squelettiques et systémiques

  • Très fréquent : myalgies
  • Fréquent : douleur dans l'extrémité, arthralgies 
  • Peu fréquent : raideur musculo-squelettique
  • Rare : dorsalgie, douleur dans le cou, spasme musculaires, douleur musculo-squelettique, faiblesse musculaire

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

  • Très fréquent : douleur au site d’injection, érythème au site d’injection, gonflement au site d’injection, induration au site d’injection, prurit au site d’injection, fatigue
  • Fréquent : frissons, nodule au site d’injection, décoloration au site d’injection, hématome au site d’injection, chaleur au site d’injection
  • Peu fréquent : gonflement au niveau des aisselles, malaise, hémorragie au site d’injection, irritation au site d’injection, bouffées vasomotrices, douleur thoracique
  • Rare : douleur axillaire, desquamation au site d’injection, inflammation au site d’injection, paresthésie au site d’injection, réaction au site d’injection, éruption cutanée au site d’injection, œdème périphérique, asthénie, anesthésie au site d’injection, sécheresse au site d’injection, altération de la mobilité au site d’injection, syndrome pseudo-grippal, vésicules au site d’injection

Investigations

  • Fréquent : élévation de la température corporelle, pyrexie
  • Peu fréquent : élévation de la troponine I, élévation des enzymes hépatiques, diminution de la numération leucocytaire, diminution du volume plaquettaire moyen
  • Rare : élévation de la numération leucocytaire

Lésions, intoxications et complications liées aux procédures

  • Rare : contusion

3. Personnes atteintes de dermatite atopique

Lors d’un essai clinique non contrôlé contre placebo ayant comparé la sécurité d’IMVANEX chez des personnes atteintes de dermatite atopique et chez des sujets sains, les personnes atteintes de dermatite atopique ont présenté un érythème (61,2 %) et un gonflement (52,2 %) au site d’injection à une fréquence plus élevée que chez les sujets sains (49,3 % et 40,8 %, respectivement). Les symptômes généraux suivants ont été signalés plus fréquemment chez les personnes atteintes de dermatite atopique que chez les sujets sains : céphalées (33,1 % contre 24,8 %), myalgies (31,8 % contre 22,3 %), frissons (10,7 % contre 3,8 %), nausées (11,9 % contre 6,8 %) et fatigue (21,4 % contre 14,4 %).

Lors des essais cliniques d’IMVANEX, 7 % des personnes atteintes de dermatite atopique ont présenté une poussée ou une aggravation de leur affection cutanée au cours de l’étude.

4. Éruption cutanée

IMVANEX peut provoquer des éruptions cutanées localisées ou plus étendues. Les éruptions cutanées après vaccination (cas associés observés chez 0,64 % des sujets) avec IMVANEX ont tendance à survenir dans les premiers jours qui suivent la vaccination, sont d’intensité légère à modérée et disparaissent généralement sans séquelles.

5. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

On ne dispose pas d’informations concernant l’effet d’IMVANEX sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Cependant, certains des effets indésirables mentionnés à la rubrique "Effets indésirables" sont susceptibles d’affecter l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines (par ex., sensations vertigineuses).

6. Surdosage

Aucun cas de surdosage n’a été décrit.

7. Déclaration des effets indésirables suspectés

Il est important de signaler les effets indésirables présumés après l'autorisation du médicament. Ce signalement permet de surveiller en permanence le rapport bénéfice/risque du vaccin. Les professionnels de santé sont invités à signaler tout effet indésirable présumé par le biais du système national de notification et à indiquer le numéro de lot si celui-ci est disponible.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : Vaccin, autres vaccins antiviraux, Code ATC : J07BX

1. Efficacité chez l’animal

Les études sur les primates non humains (PNH) ont démontré que la vaccination avec IMVANEX induisait une réponse immunitaire et une efficacité protectrice comparables à celles conférées par les vaccins antivarioliques classiques utilisés pour éradiquer la variole et protégeait les PNH contre la maladie sévère associée à l’épreuve d’inoculation létale du virus de la variole simienne. Comme dans le cas des vaccins antivarioliques classiques, une réduction significative de la mortalité et de la morbidité (charge virale, perte de poids, nombre de lésions varioliques, etc.) par rapport aux animaux témoins non vaccinés a été démontrée chez les PNH vaccinés avec IMVANEX.

Les études sur la souris ont démontré que la vaccination avec IMVANEX protégeait les souris contre le risque létal du virus de la vaccine réplicatif.

2. Immunogénicité

2.1. Taux de séroconversion à la vaccine chez les sujets sains et les populations particulières non vaccinés par le virus de la vaccine

Les personnes non vaccinées par le virus de la vaccine comprenaient des sujets sains, ainsi que des personnes infectées par le VIH et atteintes de dermatite atopique. Ils ont reçu 2 doses d’IMVANEX à 4 semaines d’intervalle. Les taux de séroconversion chez des personnes non vaccinées par le virus de la vaccine étaient définis sur la base de l’apparition de titres d’anticorps supérieurs ou égaux à la valeur seuil du test après administration de deux doses d’IMVANEX. Les taux de séroconversion déterminés par les tests ELISA et PRNT ont été les suivants :

Tableau 1 : taux de séroconversion déterminés par ELISA chez les sujets sains et les populations particulières non vaccinés par le virus de la vaccine.

Tableau 2 : taux de séroconversion déterminés par PRNT chez les sujets sains et les populations particulières non vaccinés par le virus de la vaccine.

1 : le jour 7/14 correspond à 1 ou 2 semaine(s) après la première dose d’IMVANEX (analyse effectuée au jour 7 uniquement pour les études POX-MVA-008 et POX-MVA-011 ; première analyse après vaccination pour l’étude POX-MVA-005 réalisée au jour 14) ; le jour 28 correspond à 4 semaines après la première dose d’IMVANEX ; le jour 42 correspond à 2 semaines après la seconde dose d’IMVANEX ;
TSC = taux de séroconversion ;
PRNT = test de séroneutralisation par réduction des plages de lyse ;
ELISA = test immuno-enzymatique utilisant le virus de la vaccine modifié comme antigène ;
2 : analyse de l’Ensemble de la Population (FAS, Full Analysis Set) (pour l’étude POX-MVA-013 : analyse de l’immunogénicité) ;
3 : analyse per protocole (PP) ;
4 : taux de séropositivité ;
5 : aucun échantillon prélevé pour l’analyse de l’immunogénicité ;
6 : groupes 1-3 combinés.

2.2. Taux de séroconversion à la vaccine chez les sujets sains et les populations particulières précédemment immunisées contre le virus de la vaccine

La séroconversion chez les personnes précédemment immunisées contre le virus de la vaccine était définie sur la base d’une augmentation d’un facteur deux au moins des titres initiaux après une vaccination unique par IMVANEX.

Tableau 3 : taux de séroconversion déterminés par ELISA chez les sujets sains et les populations particulières précédemment immunisés contre le virus de la vaccine.

Tableau 4 : taux de séroconversion déterminés par PRNT chez les sujets sains et les populations particulières précédemment immunisés contre le virus de la vaccine

1 : le jour 0 correspond au jour de la vaccination avec IMVANEX ; le jour 7/14 correspond à 1 ou 2 semaine(s) après vaccination avec IMVANEX (première analyse après vaccination au jour 7 pour l’étude POX-MVA-011 et au jour 14 pour les études POX-MVA-005 et POX-MVA-024) ; le jour 28 correspond à 4 semaines après la vaccination avec IMVANEX ; 
TSC = taux de séroconversion ;
2 : analyse de l’Ensemble de la Population (FAS) ;
PRNT = test de séroneutralisation par réduction des plages de lyse ;
ELISA = test immuno-enzymatique utilisant le virus de la vaccine modifié comme antigène.

3. Immunogénicité à long terme à la vaccine chez l’être humain

Des données limitées sur l’immunogénicité à long terme couvrant une période de 24 mois après la primovaccination avec IMVANEX chez les personnes non vaccinées par le virus de la vaccine sont actuellement disponibles, comme spécifié ci-dessous :

Tableau 6 : taux de séroconversion déterminés par ELISA et PRNT chez les sujets sains non vaccinés par le virus de la vaccine sur une période de 24 mois.

ELISA = test immuno-enzymatique utilisant le virus de la vaccine modifié comme antigène ;  
MGT= moyenne géométrique du titre ;
n = nombre de sujets dans le groupe expérimental concerné ;
PRNT = plaque reduction neutralization test (test de neutralisation par réduction du nombre de plaques) ;
TSC = taux de séroconversion ;
* : représente le taux de séropositivité.

4. Dose de rappel

Deux études cliniques ont montré qu’IMVANEX est à même de stimuler une réponse immunologique à la vaccine en présence d’une mémoire immunitaire préexistante induite soit par un vaccin antivariolique homologué administré longtemps auparavant, soit deux ans après IMVANEX.

Tableau 7 : taux de séroconversion déterminés par ELISA et PRNT après une dose de rappel.

1 : le jour 0 correspond au jour du rappel de vaccination avec IMVANEX (avant le rappel) ; les jours 7 et 14 correspondent à 1 ou 2 semaine(s) après le rappel de vaccination avec IMVANEX ;
n = nombre de sujets dans le groupe expérimental concerné ;
ELISA = test immuno-enzymatique utilisant le virus de la vaccine modifié comme antigène ;
PRNT = plaque reduction neutralization test (test de neutralisation par réduction du nombre de plaques) ;
S+ = taux de séropositivité  MGT= moyenne géométrique du titre.

5. Immunogénicité et atténuation de la prise du vaccin ACAM2000 chez des sujets sains

IMVANEX a été comparé au vaccin ACAM2000 (un vaccin antivariolique vivant atténué de « deuxième génération » produit sur culture cellulaire et bénéficiant d’une AMM aux États-Unis) dans le cadre d’un essai clinique de non-infériorité randomisé, en ouvert, chez des adultes en bonne santé (personnel militaire américain) âgés de 18 à 42 ans qui n’avaient jamais reçu de vaccin antivariolique (étude POX-MVA-006).

Au total, 433 sujets ont été randomisés selon un ratio de 1/1 en vue de recevoir soit deux doses d’IMVANEX suivies d’une dose unique d’ACAM2000 à quatre semaines d’intervalle, soit une dose unique d’ACAM2000. Le vaccin ACAM2000 a été administré par scarification.

Le premier critère d’évaluation primaire conjoint portait sur la comparaison des réponses en anticorps neutralisants spécifiques à la vaccine lors des visites au pic de concentration (au jour 42 après la première vaccination pour IMVANEX chez les sujets ayant reçu deux doses conformément au calendrier de vaccination standard et au jour 28 pour le vaccin ACAM2000). IMVANEX a induit un pic de la moyenne géométrique du titre (MGT) des anticorps neutralisants de 153,5 (n = 185 ; IC à 95 % : 134,3 ; 175,6), soit une valeur non inférieure à la MGT de 79,3 (n = 186 ; IC à 95 % : 67,1 ; 93,8) obtenue après l’administration d’ACAM2000 par scarification.

Le second critère d’évaluation primaire a évalué si la vaccination par IMVANEX (n = 165) avant administration d’ACAM2000 entraînait une atténuation de la réaction cutanée à ACAM2000 (n = 161) telle que mesurée d’après la surface de lésion maximale en mm. Au jour 13-15, la surface de lésion maximale médiane a été de 75 mm2 (IC à 95 % : 69,0 ; 85,0) chez les sujets ayant reçu le vaccin ACAM2000, et de 0,0 (IC à 95 % : 0,0 ; 2,0) chez ceux ayant reçu IMVANEX.

6. Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec IMVANEX dans tous les sous-groupes de la population pédiatrique pour la prévention de la variole, de la variole du singe et la maladie causée par le virus de la vaccine par immunisation active contre l’infection par le virus de la variole, le virus de la variole du singe et l’affection due à l’infection par le virus de la vaccine et la maladie de la vaccine (voir rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

7. Circonstances exceptionnelles

Une autorisation de mise sur le marché « sous circonstances exceptionnelles » a été délivrée pour ce médicament.

Cela signifie que, en raison de l’absence de variole dans le monde, il n’a pas été possible d’obtenir des informations complètes concernant ce médicament.

L’Agence européenne du médicament réévaluera chaque année toute nouvelle information qui pourrait être disponible, et, si nécessaire, ce RCP sera mis à jour.

Conservation

1. Durée de conservation

  • 2 ans à -20 °C ± 5 °C 
  • 5 ans à -50 °C ± 10 °C 
  • 5 ans à -80 °C ± 10 °C

Après décongélation, le vaccin doit être utilisé immédiatement ou, s’il avait été précédemment conservé à une température de -20°C ± 5°C, le vaccin peut être conservé à l’obscurité entre 2 °C et 8 °C pendant 2 mois au maximum avant l’utilisation.

Ne pas recongeler un flacon qui a été décongelé.

2. Précautions particulières de conservation

A conserver au congélateur (à -20 °C ± 5 °C ou à -50 °C ± 10 °C ou à -80 °C ± 10 °C). La date de péremption dépend de la température de conservation.

S’il avait été précédemment conservé à une température de -20 °C ± 5 °C, le vaccin peut être conservé à court terme au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C pendant 2 mois au maximum avant l’utilisation.

A conserver dans l’emballage extérieur d’origine à l’abri de la lumière.

Des durées de stockage différentes sont autorisées pour les différents marchés. Par exemple, la FDA (Food and Drug Administration, Etats-Unis), a approuvé un stockage de 24 semaines à 2-8 °C après un stockage préalable à -50 °C (au lieu de 2 mois après une décongélation suivant une congélation à -20 °C). Il n'existe pas de données concernant la durée de conservation de IMVANEX ou JYNNEOS à 2-8°C, en cas de décongélation suivant un stockage à -80 °C.

Cependant, lorsque la température de conservation est plus basse, l'agitation moléculaire est plus faible et les produits, notamment les produits biologiques vivants, sont mieux conservés. On peut donc présumer qu'après une décongélation suivant une conservation à -80 °C, le vaccin peut être conservé pendant au moins 2 mois entre 2 °C et 8 °C.

Manipulation

Le flacon doit avoir atteint une température comprise entre 8°C et 25°C avant utilisation. Tourner délicatement le flacon pendant au moins 30 secondes avant utilisation.

La suspension doit être inspectée visuellement pour mettre en évidence la présence de particules et un changement de coloration avant utilisation. Si le flacon est endommagé ou si la présence de particules étrangères et/ou une modification de l’aspect physique sont observées, éliminer le vaccin.

Prélever une dose de 0,5 mL dans une seringue pour injection.

Chaque flacon est à usage unique.

Tout vaccin non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

Autres informations

Données de sécurité préclinique

Les données non cliniques issues des études de toxicologie en administration répétée, tolérance locale, fertilité chez les femelles, toxicité embryo-fœtale et postnatale n’ont pas révélé de risque particulier pour l’homme.

Composants non antigéniques

Résumé à l'intention du public

http://www.ema.europa.eu/docs/fr_FR/document_library/EPAR_-_Summary_for_the_public/human/002596/WC500147899.pdf