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L’épidémie de grippe s’est installée en janvier 2019

Publié le 25 jan. 2019 à 17h34

Biographie

- Qualité : Docteur en médecine, biologiste médical (DES biologie 1992).
- Activité principale : biologiste médical, médecin de centre international de vaccinations
- Spécialités médicales : microbiologie, virologie, vaccinologie.

Liens d'intérêt

- Membre de commissions et comités :
Commission des maladies infectieuses et des maladies émergentes (Haut Conseil de la santé publique, 2017- en cours)
Comité technique de vaccinations (Haut Conseil de la santé publique, 2007-2017)
Groupe vaccins (ANSM, 2016-en cours)
- Liens avec l'industrie :
DPI consultable sur le site HCSP : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/Personne?clef=2329 Rémunérations directes par l’industrie : non.
A titre familial : aucun lien.

En France métropolitaine, dans le bulletin épidémiologique grippe que publie Santé publique France chaque semaine au cours de la saison grippale, il est signalé que la grippe est entrée en phase épidémique mi-janvier dans toutes les régions de la métropole à l'exception de la Normandie. 

Cette épidémie est caractérisée actuellement par la co-circulation de deux virus de type A, A(H1N1)pdm09 et A(H3N2), qui sont inclus dans le vaccin grippal de la saison 2018-2019. Parmi les personnes qui présentent des formes graves de grippe, ce sont, comme cela est classiquement observé au cours des épidémies de grippe saisonnière, celles de 65 ans et plus présentant une pathologie et celles de moins de 65 ans également atteintes d'une maladie chronique qui sont hospitalisées en service de réanimation. Le statut vaccinal vis-à-vis de la grippe de ces personnes n'était pas connu dans 60 % des cas ; 24 % d'entre elles étaient vaccinées, contre 16 % qui ne l'étaient pas.

Dans les départements d'outremer d'Amérique (Antilles, Guyane), on observe un début de circulation du virus de la grippe en Guyane. Dans les départements d'outre mer d'Océanie, la grippe est terminée à La Réunion depuis mi-octobre (saisonnalité de la grippe dans l'hémisphère sud).

Au niveau de l'Europe, l'activité grippale est également en augmentation.

L'intérêt de la vaccination reste positif.

Alors que l'épidémie de grippe est installée, y-a-t-il un bénéfice à ce que les personnes à risque non vaccinées actuellement se fassent vacciner ? La réponse est affirmative car les souches vaccinales et circulantes sont proches sur le plan antigénique, la personne ayant un bénéfice individuel par l'efficacité du vaccin, même si celle-ci est modérée. En revanche, la question de la disponibilité des doses vaccinales dans les officines est posée. 

Bien qu'il soit également trop tôt pour déterminer la couverture vaccinale et l'efficacité du vaccin au cours de cette épidémie, Santé publique France indique une légère augmentation de la couverture vaccinale chez les personnes à risque (atteintes de maladies chroniques quel que soit leur âge, ou âgées de 65 ans et plus) : au 30 novembre 2018, la couverture vaccinale était estimée à 42,9 %, versus 41,3 % à la même date de l'année précédente.

Durant cette saison, les pharmaciens de quatre régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie), pouvaient vacciner les adultes à risque, ce qui a représenté environ 700 000 personnes vaccinées à l'officine.

Dès le mois d'octobre prochain, avant la prochaine saison hivernale 2019-2020, l'ensemble des pharmacies de France pourront vacciner les adultes contre la grippe.

Source : Santé publique France.


Maladie : Grippe saisonnière

Vaccins : FluarixTetra INFLUVAC Influvac Tetra VaxigripTetra

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