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1er cas de rage humaine signalé au Canada depuis 2012 Médecine des voyages

Publié le 16 juil. 2019 à 13h51

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Canada, le ministère de la Santé de la Colombie-Britannique a signalé un cas de rage humaine chez un résident décédé par la suite. Il s'agit du premier cas de rage humaine dans la province en 16 ans et au Canada en sept ans.

Le patient, un homme adulte, a été en contact avec une chauve-souris (Myotis lucifugus ou petite chauve-souris brune) à la mi-mai 2019 et a développé des symptômes compatibles avec la rage six semaines plus tard.

Alors que l'exposition dans ce cas était sur l'île de Vancouver, des chauves-souris sont connus pour être porteurs de la rage dans toutes les régions de la Colombie-Britannique. Les membres de la famille, les contacts étroits avec la communauté et les travailleurs de la santé qui s'occupaient de cette personne font l'objet d'une évaluation et reçoivent au besoin des mesures préventives contre la rage après exposition.

Le cas le plus récent de rage humaine en Colombie Britannique remonte à 2003. Au Canada, il n'y a eu que 24 cas connus depuis les années 1920. Les cas les plus récents au Canada ont été enregistrés en Ontario en 2012 et en Alberta en 2007.

Rappels sur la rage

La  rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.

La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au contact de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages. En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Il est impératif d'effectuer un nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement. Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites http://www.mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

Source : Outbreak News Today.