Les exposition humaines à la rage se poursuivent aux Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 15 fév. 2020 à 09h56

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, plusieurs États ont signalé récemment de nouvelles expositions humaines à la rage.

En Virginie occidentale 

Le Département de la Santé du comté de Morgan a publié une alerte à la rage le 21 janvier à Mae Butts Lane à Berkeley Springs sur Spohrs Road, près de Peter Yost Road après qu'un chat non vacciné ait été testé positif à la  rage après avoir mordu son propriétaire. 

Le chat avait des problèmes neurologiques et a été euthanasié et envoyé au laboratoire de l'État par le ministère de la Santé. 

En Caroline du Nord 

Un garçon de 9 ans est en cours de traitement vaccinal antirabique après avoir été mordu par un renard enragé, selon le Département de santé publique du comté de Robeson

Le garçon a été attaqué par un renard alors qu'il était à bicyclette le 2 février 2020. Le renard a été tué et la tête envoyée au laboratoire pour diagnostic. Le test a été confirmé positif le 4 février. C'est le 1er cas confirmé de  rage dans le comté de Robeson en 2020.

En Floride

Le 4 février 2020, une loutre agressive a attaqué une fillette, qui a été mordue à la jambe, puis son chien. La loutre a disparu. Un traitement vaccinal post-exposition a été mis en route dans le doute.

En Pennsylvanie

Deux hommes ont été attaqués le 10 février 2020 à Newberry Township dans le comté de York par un coyote. L'animal capturé a été testé positif pour la rage à la Pennsylvania Game Commission

Une des victimes était avec son chien quand le coyote l'a attaqué sur Red Bank Road. Le 2ème homme travaillait dans son garage à proximité lorsque le coyote est entré et l'a mordu. Les 2 victimes sont sous traitement vaccinal antirabique.

Rappels sur la rage

La  rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.

La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au contact de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages. En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Il est impératif d'effectuer un nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). 

La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement. 

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites http://www.mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

Source : Promed.