Plusieurs cas de fièvre jaune biologiquement confirmés en Ethiopie Médecine des voyages

Publié le 8 avr. 2020 à 16h57

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Ethiopie, le 3 mars 2020, l'Institut de la santé publique éthiopienne (EPHI) a rapporté 3 cas suspects de fièvre jaune dans le woreda (district) de  Enemorina Eaner , subdivision de Gurage, dans la Région des nations, nationalités et peuples du Sud (SNNPR). 

Ces cas ont été signalés dans le même foyer (père, mère, et fils) situé dans une région rurale kebele. Sur les 3 échantillons, 2 ont été testés positifs au niveau national par technique de biologie moléculaire (RT-PCR) et confirmés par des tests de neutralisation de réduction à la plaque au laboratoire régional de référence, à l'Institut de recherche virale d'Ouganda (UVRI), le 28 mars à 2020. 

Suite aux résultats de tests positifs, une enquête a été menée par une équipe pluridisciplinaire : au 4 avril 2020, un total de 85 cas (les 2 cas confirmés, 6 cas présumés positifs, et 77 cas suspects) ont été notifiés dans 5 kebele (zone rurale) : 54  signalés dans le kebele de Wedesha, les 31 autres cas ont été rapporté dans 4 kébélé (Doba, Shimorow, Kend et Terbe). 

La fièvre jaune est connue pour être endémique en Ethiopie, avec des épidémies en 1960 à 1962, 1966, 2013, et dernièrement en 2018. Le pays est classé comme un pays à risque élevé, et l'immunité de la population globale estimée est très faible dans la woreda affectée actuelle. Le début de la saison des pluies depuis le début mars devrait augmenter la population des vecteurs dans les semaines à venir, et augmenter ainsi le risque de fièvre jaune ainsi que la transmission vers les zones urbaines surpeuplées. 

Source : Regional Office for Africa, World Health Organization.