Plusieurs cas humains de rage notifiés au Pakistan Médecine des voyages

Publié le 10 mai 2020 à 14h10

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Pakistan, les responsables de la santé à Karachi ont notifié deux cas de rage humaine au cours des trois derniers jours, ce qui porte le total à 7 depuis le début de l'année 2020.

  • Le cas mortel le plus récent est survenu chez un homme de 40 ans du district d'Umerkot, grièvement blessé au visage par un chien enragé.
  • Plus tôt, un garçon de 9 ans, également agressé au visage par un chien, a été amené du district de Larkana à l'hôpital. On lui a diagnostiqué la rage et il est décédé le même jour au centre de santé.

L'année dernière, 24 décès humains dus à la rage sont survenus dans la province du Sindh

Les chiens sont la principale source de rage humaine au Pakistan. La prévention comprend la vaccination de masse et la stérilisation des chiens pour contenir la rage chez les animaux et contrôler leur population et établir un système approprié de gestion des déchets solides pour décourager la pullulation des chiens errants.

Rappels sur la rage

La  rage est une maladie mortelle si elle n'est pas traitée à temps. Le traitement préventif de la rage humaine est très efficace s'il est administré rapidement après le contact avec l'animal porteur.

La contamination de l'homme se fait exclusivement par un animal au contact de la salive par morsure, griffure, léchage sur peau excoriée ou sur muqueuse (œil, bouche). L'animal peut devenir contagieux 15 jours avant l'apparition des premiers symptômes de la maladie et il le reste jusqu'à sa mort. Si l'animal est en vie et ne présente pas de symptômes après une période d'observation de 15 jours à partir de la date d'exposition (morsure ou autre exposition), il n'a pas pu transmettre la rage à la personne mordue.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages. En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Il est impératif d'effectuer un nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). 

La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement. 

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites http://www.mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

Source : Outbreak News Today.