Les médecins généralistes sont-ils favorables à la vaccination contre les papillomavirus humains ?

Publié le 27 juin 2011 à 21h14

Biographie

- Qualité : Docteur en médecine, biologiste médical (DES biologie 1992).
- Activité principale : biologiste médical, médecin de centre international de vaccinations
- Spécialités médicales : microbiologie, virologie, vaccinologie.

Liens d'intérêt

- Membre de commissions et comités :
Commission des maladies infectieuses et des maladies émergentes (Haut Conseil de la santé publique, 2017- en cours)
Comité technique de vaccinations (Haut Conseil de la santé publique, 2007-2017)
Groupe vaccins (ANSM, 2016-en cours)
- Liens avec l'industrie :
DPI consultable sur le site HCSP : https://www.hcsp.fr/explore.cgi/Personne?clef=2329 Rémunérations directes par l’industrie : non.
A titre familial : aucun lien.

Le but de la vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) est de prévenir les infections virales liées aux types de HPV les plus fréquemment susceptibles de provoquer des cancers du col utérin à long terme.

En France, deux vaccins sont disponibles. Comme il s'agit de vaccins à titre préventif, les médecins devraient les proposer aux jeunes filles, en l'absence de toute infection liée aux HPV, donc avant tout premier rapport sexuel ou au plus tard dans l'année suivant le début de l'activité sexuelle.

Une enquête de pratique par questionnaire a été proposée à 500 médecins généralistes d'Ile de France, afin de déterminer quand et comment ils proposaient cette vaccination auprès des adolescentes. Parmi les 50 % des médecins qui ont répondu à cette enquête, 11 % indiquent qu'ils ont des difficultés à proposer cette vaccination en consultation, en raison de la présence de parents ou du thème de la sexualité. Cette vaccination est d'autant plus souvent proposée que les médecins sont convaincus de son efficacité et de son innocuité. La proposition de cette vaccination est également corrélée à la confiance que les médecins accordent aux recommandations des autorités de santé en matière de vaccination.

Outre les données scientifiques auxquelles les médecins ont accès en termes de stratégie de vaccination et d'efficacité vaccinale, proposer la vaccination contre les HPV auprès de jeunes filles peut être un obstacle en termes de communication. Lors de l'introduction de nouveaux vaccins, ou en cas de révision de la politique de vaccination, la mise à disposition d'outils pédagogiques de communication et d'explication reste une priorité.

Source : Journées nationales d'infectiologie (Toulouse, juin 2011).