Nouveau cas de rage humaine au Sarawak en Malaisie Médecine des voyages

Publié le 25 oct. 2020 à 20h41

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Malaisie, le ministère de la santé a signalé le 22 octobre 2020 un nouveau cas de rage humaine dans la province du Sarawak.
La dernière victime est une femme de 34 ans qui a été admise à l'hôpital de Sibu le 12 octobre dernier avec une "faiblesse" des deux jambes évoluant depuis cinq jours. La patiente est décédée le 18 octobre avec un diagnostic d'encéphalite rabique confirmé en laboratoire le jour suivant.
On pense que la victime a été mordue par son propre chien non vacciné.

C'est le quatrième cas de rage humaine au Sarawak en 2020 et le 26ème cas depuis qu'une épidémie de rage a été déclarée au Sarawak le 31 juillet 2017.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages.
En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Il est impératif d'effectuer un nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Source : Outbreak News Today.