La Malaisie signale un 5ème décès du à la rage cette année 2020 Médecine des voyages

Publié le 12 nov. 2020 à 17h29

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Le ministère de la Santé de Malaisie (MOH) signale un nouveau cas de rage humaine dans l'État du Sarawak.

Il s'agit d'un homme de 42 ans qui a été admis à l'hôpital général du Sarawak le 15 octobre dernier pour un tableau associant faiblesse, impotence à la marche, hallucinations, perte d'appétit et difficultés à boire. Il est mort le 20 octobre avec un diagnostic d'encéphalite rabique confirmé le même jour  par l'Institut de la recherche médicale (IMR).

L' enquête n'a révélé aucun antécédent de morsures par un chien ou un autre animal. Le malade avait gardé sept chats dont cinq ont reçu une injection de vaccin antirabique un jour après que le cas ait présenté des symptômes. Tous ces chats sont en bonne santé et ne présentent aucun changement de comportement. La famille du cas a informé qu'aucun animal n'a été trouvé malade ou mort dans les six mois dans la localité où se trouve la maison du cas.

Ce cas constitue le 5ème cas de rage parmi la population du Sarawak en 2020, et le 27ème depuis que l'épidémie de rage a été déclarée au Sarawak le 31 juillet 2017.

Recommandations pour les voyageurs

La vaccination contre la rage est recommandée pour les voyageurs dont le séjour est prolongé ou aventureux et en situation d'isolement dans des zones à haut risque (Asie, Afrique dont Afrique du Nord, Amérique du Sud). Elle est recommandée en particulier chez les jeunes enfants dès l'âge de la marche. En effet, ceux-ci ont un risque plus élevé d'exposition par morsure ou par contact mineur passé inaperçu (léchage sur peau excoriée, griffure...).

La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif (deux injections de rappel), qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Il est en outre recommandé aux voyageurs se rendant en zone d'endémie d'éviter tout contact avec des animaux errants ou au comportement suspect.

Source : Outbreak News Today.