Covid 19 : le Royaume-Uni ne veut plus du vaccin de Valneva

Publié le 13 sept. 2021 à 21h58

Biographie

MD, PhD, ancien directeur scientifique de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), Brétigny sur Orge, France.

Habilitation à diriger les recherches.

Enseignant à l’Ecole du Val-de-Grâce, à l’université d’Aix-Marseille, à l’Institut de formation en soins infirmiers Saint Joseph, Marseille.

Expert auprès de Santé publique France, de la Haute autorité de santé (HAS) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (European Centre for Disease Prevention and Control (ECDC).

Membre du Comité de protection des personnes (CPP) Sud-Ouest et Outre-mer II.

Liens d'intérêt

Absence de lien avec l’industrie pharmaceutique.

Aucune participation à des études cliniques de médicaments ou vaccins.

Déclaration établie le 2 janvier 2012, mise à jour le 21 septembre 2021.

Le laboratoire franco-autrichien Valneva, engagé dans la mise au point d'un vaccin inactivé contre la covid 19 (VLA2001) que nous avons évoqué le 24 janvier 2021, a annoncé ce jour, 13 septembre, que le gouvernement britannique avait résilié le contrat qui prévoyait la fourniture de 100 millions de doses de vaccin dès que celui-ci aurait reçu son autorisation d'utilisation. Les autorités britanniques invoquent un "manquement à des obligations" que le laboratoire conteste mais dont le détail n'est pas encore connu.

Valneva indique par ailleurs poursuivre les essais de phase 3 qui ont débuté voici quelques mois et toujours espérer une autorisation initiale de mise sur le marché fin 2021.

Le Royaume-Uni, qui avait en grande partie financé le développement du vaccin, était devenu un client prioritaire du laboratoire qui avait de son coté renoncé à négocier avec la Commission européenne. Les discussions avec l'Union européenne ne seraient toutefois pas interrompues et Valneva se dit déterminé à mener à bien le développement de VLA2001 pour être en mesure de le fournir à d'autres clients. Le vaccin conviendrait pour des primo-vaccinations et serait particulièrement adapté pour des vaccinations de rappel.

Des éclaircissements sur ce qui a motivé la décision des autorités britanniques sont attendus ; rien ne permet à ce jour de penser que l'efficacité ou la sécurité du vaccin soient en cause, mais le temps ne joue pas en faveur de Valneva, avec l'arrivée possible de vaccins concurrents, tel celui de Sanofi.

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