De nouveaux cas humains de rage rapportés en Afrique du Sud Médecine des voyages

Publié le 5 nov. 2021 à 22h04

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Afrique du Sud, le National Institute for Communicable Diseases (NICD) a signalé trois cas de rage humaine, tous chez des enfants, au cours du mois dernier. Ces cas ont été signalés dans les provinces de Eastern Cape (EC) (2 cas) et du KwaZulu-Natal (KZN) (1 cas).
Il s'agit d'un garçon de 2 ans originaire d'Empangeni, district de King Cetshwayo (KZN), d'un garçon de 11 ans originaire de Mdantsane, district métropolitain de Buffalo City (CE) et d'un garçon de 5 ans originaire de Gqeberha, municipalité métropolitaine de Nelson Mandela (CE). Au moins deux sont liés à des morsures de chien connus.
Jusqu'au 25 octobre, onze cas de rage humaine confirmés en laboratoire ont été signalés en 2021 - EC (5 cas), KZN (3 cas) et Limpopo (3 cas). En outre, trois cas probables ont été signalés dans le KZN et un cas suspect dans la province de Limpopo.

Pour réduire le risque de contracter la rage, il est recommandé d'éviter tout contact avec des animaux domestiques, des chauves-souris ou avec des mammifères sauvages.

En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Il est impératif d'effectuer un nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.

La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement.

Source : Outbreak News Today.