Un cas de rage humaine signalé dans le district fédéral au Brésil Médecine des voyages

Publié le 10 juil. 2022 à 23h29

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Brésil, le Secrétariat de la santé du District fédéral (SES-DF) a confirmé le 5 juillet 2022 un cas de rage humaine chez un patient de sexe masculin, âgé d'environ de 15-19 ans. Le jeune homme est hospitalisé dans un état grave depuis le 20 juin à l'unité de soins intensifs (USI) d'un hôpital du district fédéral. L'infection est survenue le 21 mai, après qu'il ait été griffé par un chat. À partir du 15 juin, l'adolescent a commencé à avoir de la fièvre, des douleurs dans le corps, les yeux et les articulations.

Le dernier cas de rage humaine dans le DF a été enregistré en 1978.

En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie :

  • Les soins locaux avec nettoyage de la plaie à l'eau et au savon pendant 15 minutes, rinçage, application d'un antiseptique iodé ou chloré, sont indispensables pour limiter le risque infectieux.
  • Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d'un traitement antirabique vaccinal et de l'administration d'immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l'absence de vaccination préventive.
  • La vaccination préventive peut être recommandée pour les expatriés et voyageurs à risque (randonneurs, enfants, cyclistes, spéléologues, sujets ayant des contacts avec les animaux). La vaccination préventive ne dispense pas d'un traitement curatif, qui doit être mis en œuvre le plus tôt possible en cas d'exposition avérée ou suspectée, mais elle simplifie le traitement et dispense du recours aux immunoglobulines, qui ne sont pas toujours disponibles dans les pays en développement. 

Source : Outbreak News Today.