Pakistan : 23 cas de Mpox signalés dans le Pendjab, aucun des malade n'a voyagé
Au Pakistan, au cours des six derniers mois, 21 cas de Mpox ont été signalés à l'hôpital Mayo de Lahor, dans le Pendjab. Les autorités hospitalières ont confirmé qu'aucun des patients n'avait voyagé à l'étranger récemment.
Actuellement, neuf patients sont sous traitement. Des échantillons prélevés sur trois cas suspects ont été envoyés au Département de la Santé pour analyse, et trois décès liés au Mpox ont été recensés à Lahore.
La plupart des patients sont âgés de 20 à 45 ans. Parmi les personnes infectées figurent une infirmière, deux ambulanciers et deux enfants. Une unité d'isolement a été mise en place à l'hôpital Mayo pour leur prise en charge.
Dans ce contexte, l'Institut national de la santé (NIH) d'Islamabad a adressé une directive officielle à toutes les provinces, leur demandant de garantir un signalement rapide, complet et précis des cas de Mpox et des données épidémiologiques associées. Les autorités fédérales ont expliqué que cette mesure a été prise en raison du manquement persistant du Pendjab à communiquer officiellement les détails des cas de Mpox, malgré le fait qu'il ait enregistré le plus grand nombre d'infections du pays, dont de nombreuses transmissions locales sans antécédents de voyage récents.
Selon les chiffres officiels, le Pakistan a recensé 57 cas confirmés de Mpox entre le 18 avril 2023 et le 31 décembre 2025, dont un décès. Le Pendjab a enregistré 23 cas, suivi du Khyber Pakhtunkhwa avec 22 cas et un décès, Islamabad avec six cas, le Sind avec trois, l'Azad Jammu-et-Cachemire avec deux et le Baloutchistan avec un cas. Aucun cas n'a été signalé au Gilgit-Baltistan.
Les autorités fédérales ont déclaré que le manque de données en provenance du Pendjab est particulièrement préoccupant, car un nombre important de cas impliquent une transmission locale, ce qui indique que le Mpox pourrait circuler au sein des communautés plutôt que de se limiter aux cas importés. Elles ont ajouté que les informations disponibles suggèrent une transmission parmi les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, un groupe identifié à l'échelle mondiale comme étant plus à risque lors des récentes épidémies.
Malgré cela, le ministère de la Santé du Pendjab a formulé des demandes informelles d'aide auprès du gouvernement fédéral, notamment pour obtenir des kits de dépistage, des médicaments antiviraux comme le técovirimat et des recommandations cliniques actualisées, sans toutefois fournir les données de surveillance requises.
Source : FundacionIO, ProPakistani