Résultats d’une étude portant sur la vaccination des jeunes étudiants rennais contre le méningocoque B.
Santé publique France vient de mettre en ligne une synthèse des résultats d'une enquête portant sur la couverture vaccinale et le recours aux centres de vaccination lors de la recrudescence d’infections invasives à méningocoques B survenue à Rennes fin 2024 – début 2025. La campagne de vaccination déployée en 2025 ciblait la population des 15-25 ans de Rennes métropole, soit près de 100 000 personnes.
Les premiers résultats ont démontré à la fois une relative forte couverture vaccinale chez les étudiants ayant été exposés à la campagne de prévention et un large recours aux centres de vaccination mis en place durant cette période.
Cette enquête s’appuie sur un questionnaire anonyme administré en face à face auprès de 984 étudiants du campus de Villejean - tout établissement confondu - âgés de 18 à 26 ans.
L'analyse des résultats met en évidence une différence notable selon la situation géographique des répondants au moment de la campagne. Parmi les étudiants présents à Rennes en 2025, 67 % déclarent être vaccinés. En comparaison, ce taux tombe à 25 % chez les étudiants qui ne résidaient pas sur le territoire rennais à cette période. Bien que la décision de se faire vacciner relève d'une multitude de facteurs individuels et sociaux, cet écart significatif suggère que la campagne de vaccination a pu constituer un levier incitatif important pour le public étudiant.
Enfin, l’étude s’est portée sur une partie des déterminants de la santé que sont les facteurs socio-économiques. L’étude n’a pas permis d’établir que la précarité financière avait pu avoir un impact négatif sur le recours à la vaccination. Les centres de vaccination mis en place ont, en effet, pu gommer certaines inégalités d’accès liés au statut socio-économique des étudiants. En effet, si 45% des vaccinations ont eu lieu dans les centres dédiés, contre 44% en pharmacie et 11% en cabinet libéral, cette proportion montait à 56% chez les étudiants en situation financière précaire.
Source : Santé publique France