La Corée du Sud lance une alerte nationale à l'encéphalite japonaise
En Corée du Sud, l'Agence de contrôle et de prévention des maladies (KDCPA) a émis une alerte à l'encéphalite japonaise le mercredi 17 juin, suite à la détection de gènes du virus de l'encéphalite japonaise (EJ) chez des moustiques collectés dans la région de Daegu.
La KDCPA effectue une surveillance des moustiques vecteurs depuis 1975 afin de prévenir l'infection par l'encéphalite japonaise. Cette année, le programme de surveillance sera mené sur 14 sites à travers le pays, de mars à octobre. Récemment, en collaboration avec les instituts de recherche en santé et environnement des autorités locales, la surveillance des agents pathogènes a été renforcée par l'inclusion du moustique Culex pipiens parmi les espèces cibles, en plus de Culex tritaeniorhynchus, le moustique vecteur de l'encéphalite japonaise. Le virus de l'encéphalite japonaise détecté cette fois-ci a été identifié chez Culex pipiens.
En Corée du Sud, on recense en moyenne environ 17 cas d’encéphalite japonaise par an ; le premier cas est généralement signalé en août ou en septembre, et les cas se poursuivent jusqu’en novembre. Si l’on examine les caractéristiques des patients ayant déclaré une encéphalite japonaise au cours des cinq dernières années (79 cas), les hommes représentaient 60,8 % des cas, soit une proportion supérieure à celle des femmes, et 65,9 % de l’ensemble des patients avaient plus de 60 ans.
Un vaccin efficace contre l’encéphalite japonaise étant disponible, en Corée du Sud, il est recommandé que les enfants éligibles au programme national de vaccination (nés après 2013) soient vaccinés selon le calendrier vaccinal standard.
De plus, la vaccination (payante) est recommandée aux adultes de 18 ans et plus n’ayant jamais été vaccinés contre l’encéphalite japonaise, notamment :
- ceux qui vivent dans une zone à risque (à proximité de rizières ou d’élevages porcins) ou qui prévoient d’y être actifs pendant la saison de transmission ;
- les étrangers ayant immigré d’une zone non endémique et qui séjourneront dans le pays pendant une période prolongée ; et
- les voyageurs se rendant dans des pays à risque d’encéphalite japonaise.
Source : Outbreak News Today