Vaccin anti-papillomavirus Cervarix® : le nouveau schéma vaccinal à deux doses est recommandé de 11 à 14 ans

Publié le 17 mar. 2014 à 22h38

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Le vaccin bivalent Cervarix® contre les infections à papillomavirus humains (HPV) a obtenu le 18 décembre 2013 une modification d'autorisation de mise sur le marché (AMM) permettant l'administration du vaccin en deux doses espacées de six mois chez les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans révolus.

Après avoir analysé ces nouvelles données, le Haut Conseil de la santé publique rappelle que, conformément à son avis du 28 septembre 2012 et selon le calendrier vaccinal en vigueur, la vaccination contre les infections à papillomavirus est recommandée chez les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage limité à l'âge de 19 ans révolus.

Il recommande que :

  • les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans révolus, pour lesquelles le vaccin Cervarix® a été choisi pour la vaccination HPV, soient vaccinées selon un schéma à deux doses espacées de six mois ;
  • pour les jeunes filles âgées de 15 à 19 ans révolus le schéma à trois doses soit maintenu ;
  • pour les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans révolus, ayant déjà initié leur vaccination avec le vaccin Cervarix® et ayant reçu deux doses dans un délai inférieur à cinq mois, une troisième dose de vaccin Cervarix® soit administrée cinq mois après la deuxième dose. Si les deux premières doses ont été administrées avec un délai supérieur ou égal à cinq mois, ces jeunes filles sont considérées comme complètement vaccinées.

Source : Haut Conseil de la santé Publique.