L'Institut de veille sanitaire met en place un système de surveillance des cas graves de grippe A(H1N1) 2009

Publié le 28 déc. 2010 à 23h04

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Lors de la dernière pandémie, le virus A(H1N1) 2009 a été responsable de nombreux cas de grippe grave qui ont nécessité une hospitalisation en réanimation. Les données disponibles concernant la dernière saison grippale, terminée dans l'hémisphère sud et en cours dans l'hémisphère nord, incitent à la prudence. Il était en effet attendu, après la déclaration de fin de pandémie par l'Organisation mondiale de la santé, une grippe d'allure saisonnière, atteignant surtout les personnes âgées, et une diminution importante des formes graves chez les sujets jeunes.

A l'île de La Réunion, parmi les 14 cas graves admis en réanimation au 8 décembre 2010, un seul patient n'avait pas de comorbidité, trois avient des facteurs de risque non ciblés par la vaccination et 10 étaient éligibles à la vaccination selon les dernières recommandations. En Angleterre, la grippe a déjà tué près d'une trentaine de personnes.

L'Institut de veille sanitaire a dcidé de mettre en place un outil de détection capable de générer une alerte à partir du nombre de cas graves hospitalisés et de suivre la proportion de ces cas avec des facteurs de risque non ciblés par la vaccination, afin d'adapter éventuellement la stratégie vaccinale. Cette alerte pourrait résulter d'une mutation virale, d'un chagement des caractéristiques épidémiologiques des cas ou d'une fréquence élevée des formes graves.

Source : Institut de veille sanitaire, Health Protection Agency.