Epidémie de fièvre jaune en République Démocratique du Congo : situation préoccupante

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En République Démocratique du Congo, le ministère de la santé a notifié une épidémie de fièvre jaune qui sévit dans 3 provinces (Kinshasa, Kongo Central et Kwango) y compris dans la capitale Kinshasa, avec 67 cas confirmés et près de 1000 cas suspects.

Parmi les cas confirmés, 7 des cas avérés sont des cas autochtones, tandis que 58 cas ont été importés d'Angola, où l'épidémie a commencé.

Deux autres cas provenaient de zones forestières isolées et ne sont pas liées à l'épidémie actuelle. Cinq personnes au total sont décédées

Kinshasa est la principale préoccupation pour les responsables de la santé, parce qu'il a une population de plus de 12 millions d'habitants et de pauvres infrastructures de santé.

La situation est préoccupante et la région frontière avec l'Angola a besoin d'avoir une surveillance active et d'une campagne de vaccination à cause de la circulation transfrontalière avec l'Angola, où la transmission du virus se poursuit.

La fièvre jaune est une maladie virale transmise par un moustique infecté du genre Aedes aegypti.

Bien que la plupart des cas soient asymptomatiques et passent inaperçus, le virus provoque parfois une pathologie aiguë, qui se déroule en deux phases. La première associe les signes suivants : fièvre, douleurs musculaires, céphalées, frissons, anorexie, nausées et/ou vomissements, souvent avec bradycardie. Environ 15 % des cas évoluent vers une deuxième phase au bout de quelques jours, avec résurgence de la fièvre, développement d'une jaunisse, douleurs abdominales, vomissements et manifestations hémorragiques ; la moitié de ces malades meurent 10 à 14 jours après le début de la maladie.

Le virus de la fièvre jaune est endémique dans certaines zones tropicales d'Afrique et d'Amérique centrale et australe. Le nombre des épidémies a augmenté depuis le début des années 80. D'autres pays sont considérés comme exposés au risque d'introduction de la fièvre jaune en raison de la présence du vecteur et de primates pouvant constituer des hôtes (y compris en Asie, où la fièvre jaune n'a jamais été signalée).

La vaccination contre la fièvre jaune est indispensable pour un séjour dans une zone endémique (régions intertropicales d'Afrique et d'Amérique du Sud), même en l'absence d'obligation administrative. Le vaccin contre la fièvre jaune (ou vaccin amaril) est un vaccin à virus vivant atténué, disponible uniquement dans les centres agréés de vaccinations internationales.

Une injection de vaccin, valable à vie pour tous les pays appliquant les modifications du Règlement sanitaire international suite à la décision de l'Organisation mondiale de la santé de mars 2014.

Attention : dans certaines situations, le haut Conseil de la Santé Publique recommande l'administration d'une seconde dose de vaccin (femmes enceintes, enfants de moins de deux ans, personnes immunodéprimés et celles vivant avec le VIH).

La Vaccination doit être pratiquée au moins 10 jours avant le départ.

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

Source : Promed.