COMIRNATY XFG 10 µg
En attente des directives de la Direction générale de la santé (ce vaccin est déjà recommandé dans d'autres pays européens pour la prochaine campagne de vaccination automnale 2026).
Pour la tranche d'âge de 6 mois à 4 ans, ce vaccin remplace la formulation à 3 µg, qui n'est plus commercialisée.
Description
Vaccin à ARNm contre la covid 19, adapté au variant XFG, indiqué dès l'âge de 6 mois jusqu'à l'âge de 11 ans inclus.
Forme et Présentation
▼ Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire qui permettra l’identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique "Effets indésirables" pour les modalités de déclaration.
Dosage réservé aux enfants dès l'âge de 6 mois jusqu'à l'âge de 11 ans inclus : couvercle bleu.

1. Généralités
Existe une seule présentation pour le dosage 10 microgrammes/dose :
- Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable
Vaccin à ARNm contre la covid 19.
Dispersion injectable.
Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable est une dispersion limpide à légèrement opalescente (pH : 6,9 - 7,9).
Le médicament est fourni dans un flacon unidose et multidose, muni d’un couvercle bleu. Ne pas diluer avant utilisation.
2. Nature et contenu de l’emballage extérieur
2.1. Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable
2.1.1. Flacon unidose (couvercle bleu)
- Fourni dans un flacon transparent de 2 mL (verre de type I) muni d’un bouchon (caoutchouc synthétique bromobutyle) et d’un couvercle bleu amovible en plastique avec opercule en aluminium.
- Un flacon unidose (couvercle bleu) contient 1 dose de 0,3 mL
- Présentation : 10 flacons.
2.1.2. Flacon multidose 2,25 mL (couvercle bleu)
- Fourni dans un flacon transparent de 2 mL (verre de type I) muni d’un bouchon (caoutchouc synthétique bromobutyle) et d’un couvercle bleu amovible en plastique avec opercule en aluminium.
- Un flacon multidose 2.25 mL (couvercle bleu) contient 6 doses de 0,3 mL
- Présentation : 10 flacons.
Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.
Résumé des présentations en flacon
| Couleur couvercle | Présentations | Ages |
|---|---|---|
| Bleu | Flacon uni ou multidose transparent de 2 mL de dispersion - Ne pas diluer | 6 mois à 11 ans |
| Gris | Flacon multidose transparent de 2 mL de dispersion - Ne pas diluer | 12 ans et plus |
Seul « Comirnaty XFG 30 microgrammes/dose dispersion injectable » propose une présentation en seringue préremplie.
Composition
1. Antigène
L’ARNm codant XFG est un ARN messager (ARNm) simple brin à coiffe en 5’ produit à l’aide d’une transcription in vitro sans cellule à partir des matrices d’ADN correspondantes et codant pour la protéine Spike (S) virale du SARS-CoV-2 (Omicron XFG).
2. Excipients
- ((4-hydroxybutyl)azanediyl)bis(hexane-6,1-diyl)bis(2-hexyldécanoate) (ALC-0315)
- 2-[(polyéthylène glycol)-2000]-N,N-ditétradécylacétamide (ALC-0159)
- 1,2-Distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine (DSPC)
- Cholestérol
- Trométamol
- Chlorhydrate de trométamol
- Saccharose
- Eau pour préparations injectables
En savoir plus : article général sur les vaccins à ARN.
Indications
Comirnaty XFG XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable est indiqué pour l’immunisation active pour la prévention de la covid 19 causée par le SARS-CoV-2 chez les personnes âgées de 6 mois à 11 ans.
L’utilisation de ce vaccin doit être conforme aux recommandations officielles.
Posologie
1. Enfants âgés de 5 à 11 ans (c.-à-d. de 5 à moins de 12 ans)
Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable doit être administré par voie intramusculaire en une dose unique de 0,3 mL chez les enfants âgés de 5 à 11 ans, indépendamment du statut vaccinal contre la COVID‑19 (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").
Chez les personnes qui ont déjà reçu un vaccin contre la COVID‑19, Comirnaty XFG doit être administré au moins 3 mois après la dose la plus récente d’un vaccin contre la COVID‑19.
2. Nourrissons et enfants âgés de 6 mois à 4 ans qui n’ont pas encore reçu de vaccin contre la COVID‑19
Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable doit être administré par voie intramusculaire selon un schéma de primo-vaccination en 2 doses. Il est recommandé d’administrer la seconde dose 8 semaines après la première dose (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").
Si l’enfant atteint l’âge de 5 ans entre les doses du schéma de primo-vaccination, il/elle devra recevoir la même dose de 10 microgrammes pour compléter le schéma de primo-vaccination.
3. Nourrissons et enfants âgés de 6 mois à 4 ans qui ont déjà reçu une primo-vaccination complète contre la COVID‑19
Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable doit être administré par voie intramusculaire en une dose unique.
Chez les personnes qui ont déjà reçu un vaccin contre la COVID‑19, Comirnaty XFG doit être administré au moins 3 mois après la dose la plus récente d’un vaccin contre la COVID‑19.
4. Nourrissons et enfants âgés de 6 mois à 4 ans qui ont déjà reçu 1 ou 2 des 3 doses du schéma de primo-vaccination à 3 microgrammes
Des doses supplémentaires de Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose peuvent être administrées pour compléter le schéma de primo-vaccination en 3 doses. La seconde dose peut être administrée 3 semaines après la première dose, suivie d’une troisième dose administrée au moins 8 semaines après la seconde dose (voir rubriques "Effets indésirables" et "Pharmacodynamie").
5. Personnes sévèrement immunodéprimées
Des doses supplémentaires peuvent être administrées chez les personnes sévèrement immunodéprimées, conformément aux recommandations nationales (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").
6. Interchangeabilité
Pour la primo-vaccination avec Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose, il est possible d’utiliser n’importe quelle version, passée ou présente, du vaccin Comirnaty, mais le nombre total de doses nécessaires à la primo-vaccination ne doit pas être dépassé. Le schéma de primo-vaccination ne doit être administré qu’une seule fois.
L’interchangeabilité de Comirnaty avec les vaccins contre la COVID-19 des autres fabricants n’a pas été établie.
7. Population gériatrique
Une formulation à 30 microgrammes est disponible pour enfants âgés de 12 ans et plus et les adultes. Pour plus de précisions, veuillez vous reporter au Résumé des caractéristiques du produit de cette formulation.
Mode d'administration
Comirnaty XFG dispersion injectable doit être administré par voie intramusculaire (voir rubrique "Manipulation").
Ne pas diluer avant utilisation.
Le vaccin doit être administré de préférence dans le muscle deltoïde de la partie supérieure du bras.
Ne pas injecter le vaccin par voie intraveineuse, sous-cutanée ou intradermique.
Le vaccin ne doit pas être mélangé dans la même seringue avec d’autres vaccins ou médicaments.
Pour les précautions à prendre avant l’administration du vaccin, voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi".
Pour les instructions concernant la décongélation, la manipulation et l’élimination du vaccin, voir la rubrique "Manipulation".
Flacons unidoses
Les flacons unidoses de Comirnaty XFG contiennent 1 dose de 0,3 mL de vaccin.
- Prélever une dose unique de 0,3 mL de Comirnaty XFG.
- Jeter le flacon et la solution résiduelle.
- Ne pas regrouper les résidus de solution provenant de plusieurs flacons.
Flacons multidoses
Les flacons multidoses de Comirnaty XFG contiennent 6 doses de 0,3 mL de vaccin. Pour extraire 6 doses d’un flacon unique, des aiguilles et/ou seringues à faible volume mort doivent être utilisées. La combinaison de l’aiguille et de la seringue doit avoir un volume mort ne dépassant pas 35 microlitres. Si des aiguilles et seringues classiques sont utilisées, le volume risque de ne pas être suffisant pour permettre l’extraction d’une sixième dose d’un flacon unique. Indépendamment du type de seringue et d’aiguille :
- Chaque dose doit contenir 0,3 mL de vaccin.
- Si la quantité de vaccin restant dans le flacon ne permet pas d’obtenir une dose complète de 0,3 mL, jeter le flacon et la solution résiduelle.
- Ne pas regrouper les résidus de solution provenant de plusieurs flacons.
Précisions de la Haute Autorité de santé (HAS).
La HAS souligne que la vaccination par voie intramusculaire (IM) est possible chez les patients sous anticoagulants avec un INR* dans la cible thérapeutique, à condition de respecter certaines précautions :
- recourir à une aiguille de petit calibre,
- exercer une pression ferme au point d’injection sans masser ni frotter pendant au moins 2 minutes,
- informer du risque d’hématome.
Pour les personnes présentant un trouble de l’hémostase, la vaccination par voie IM pourra être réalisée dans les mêmes conditions si, de l’avis du médecin référent, l’intérêt de la vaccination l’emporte sur le risque.
Il ne faut pas pratiquer d’injection par voie sous-cutanée chez les patients sous anticoagulants et chez les patients présentant un trouble de l’hémostase, car cette voie pourrait exacerber la réactogénicité locale et l’immunogénicité induite n’a pas été évaluée pour cette voie d'administration.
* L'INR (International Normalized Ratio) est une valeur obtenue à partir de dosages biologiques et qui indique que l'effet anticoagulant obtenu correspond bien à celui qui est souhaité).
Contre-indications
Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition".
Selon le Décret n° 2021-1059 du 7 août 2021, modifié par le Décret n° 2021-1413 du 29 octobre 2021, les cas de contre-indication médicale faisant obstacle à la vaccination contre la covid 19 sont les suivants.
1° Contre-indications inscrites dans le résumé des caractéristiques du produit
- Antécédent d’allergie documentée (avis allergologue) à un des composants du vaccin en particulier polyéthylène-glycols et par risque d’allergie croisée aux polysorbates.
- Réaction anaphylaxique au moins de grade 2 (atteinte au moins de 2 organes) à une première injection d’un vaccin contre la covid posée après expertise allergologique.
- Personnes ayant déjà présenté des épisodes de syndrome de fuite capillaire (contre-indication commune au vaccin Vaxzevria et au vaccin Janssen).
- Personnes qui ont présenté un syndrome thrombotique et thrombocytopénique (STT) suite à la vaccination par Vaxzevria.
2° Recommandation médicale de ne pas initier une vaccination (première dose)
- Syndrome inflammatoire multi systémique pédiatrique (PIMS) post covid 19.
- Myocardites ou myo-péricardites associées à une infection par SARS-CoV-2.
3° Une recommandation établie après concertation médicale pluridisciplinaire de ne pas effectuer la seconde dose de vaccin suite à la survenue d'un effet indésirable d'intensité sévère ou grave attribué à la première dose de vaccin signalé au système de pharmacovigilance (par exemple : la survenue de myocardite, de syndrome de Guillain-Barré…).
4° Une recommandation établie par un Centre de Référence Maladies Rares (CRMR) ou un Centre de Compétence Maladies Rares (CCMR) après concertation médicale pluridisciplinaire (avis collégial) de ne pas initier la vaccination contre la covid 19.
5° Situations de contre-indication temporaire à la vaccination contre la covid 19
- Traitement par anticorps monoclonaux anti-SARS-CoV-2.
- Myocardites ou péricardites d’étiologie non liée à une infection par SARS-CoV-2, survenues antérieurement à la vaccination et toujours évolutives.
La procédure à suivre en cas de contre-indication à la vaccination contre la covid 19 est indiquée sur le site de l'assurance maladie. Le certificat de contre-indication (cerfa n° 16183*02) peut être délivré par tout médecin, généraliste ou spécialiste, inscrit à l'Ordre. Il permet de déroger à l'obligation vaccinale professionnelle.
Mises en garde et précautions d'emploi
1. Traçabilité
Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.
2. Recommandations générales
2.1. Hypersensibilité et anaphylaxie
Des cas d’anaphylaxie ont été rapportés. Il convient de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le sujet vacciné en cas de survenue d’une réaction anaphylactique suite à l’administration du vaccin.
Voir fiche sur la conduite à tenir en cas d'anaphylaxie.
Il est recommandé de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. Aucune dose supplémentaire du vaccin ne doit être administrée chez les personnes ayant présenté une réaction anaphylactique après une précédente dose de Comirnaty.
Recommandations de la Haute Autorité de santé, de la Société de pathologie infectieuse de langue française et de la Fédération française d'allergologie
La vaccination est contre-indiquée aux personnes ayant des antécédents d’hypersensibilité à l’un des composants du vaccin, en particulier au polyéthylène glycol (PEG), ou qui ont un antécédent d’allergie au polysorbate ou à la trométhamine (TRIS, trométamol) car il existe un risque d’allergie croisée avec le PEG contenu dans le vaccin. Le PEG est le constituant du macrogol et est présent dans différents médicaments parentéraux. On peut également le trouver dans l'enrobage de nombreux traitements (antibiotiques et AINS en particulier) ; dans la situation d’une réaction à ces traitements, l'allergène est exceptionnellement le PEG.
Au vu des données rassurantes depuis le lancement de la campagne à l’échelle mondiale, la Fédération française d'allergologie a recommandé que les antécédents d’allergie ou d’anaphylaxie ne constituent pas une contre-indication systématique à cette vaccination. La conduite à tenir devrait tenir compte de la description de l’allergie, de la substance en cause ou potentiellement en cause et des conclusions d’un éventuel bilan allergologique :
- anaphylaxie prouvée au PEG, au polysorbate ou à la trométhamine : pas de vaccination par un vaccin à ARNm (utiliser le vaccin d'AstraZeneca si possible) ;
- antécédent d’anaphylaxie à un traitement contenant du PEG, du polysorbate ou de la trométhamine, et bilan allergologique d’imputabilité non fait : vaccination différée en attendant le bilan allergologique, sauf vaccination particulièrement nécessaire ;
- antécédent de réaction immédiate sans signe de gravité à un médicament ou une autre substance dont l’enrobage contient du polysorbate (par exemple urticaire isolée ou œdème du visage sans œdème laryngé après une prise de Ciflox®) : vaccination puis surveillance prolongée (30 minutes) ;
- antécédent de réaction d’allure allergique tardive (survenant au-delà de deux heures) au PEG, au polysorbate, à la trométhamine ou à une autre substance : vaccination et surveillance « standard » (15 minutes) ;
- antécédent d’anaphylaxie à un médicament connu avec identification de l'allergène (différent du PEG ou du polysorbate) après bilan allergologique : vaccination puis surveillance prolongée (30 minutes).
En pratique, l'administration d’un vaccin à ARNm doit avoir lieu dans une structure capable de prendre en charge une réaction d’hypersensibilité immédiate grave. Toutes les personnes vaccinées doivent être observées pendant 15 minutes (ou plus selon les antécédents). En cas de réaction allergique grave ou immédiate après la 1ère dose du vaccin, la deuxième est contre-indiquée.
Voir également les rubriques "Composition", "Contre-indications" et "Effets indésirables".
2.2. Myocardite et péricardite
Il existe un risque accru de myocardite et de péricardite après vaccination par Comirnaty. Ces pathologies peuvent se développer en l’espace de quelques jours seulement après la vaccination et sont survenues principalement dans les 14 jours. Elles ont été observées plus souvent après la seconde vaccination, et plus souvent chez des hommes plus jeunes (voir rubrique "Effets indésirables"). Les données disponibles indiquent que la plupart des cas se sont résolus. Certains cas ont nécessité un soin médical intensif et des cas d’issue fatale ont été observés.
Les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes de myocardite et de péricardite. Les sujets vaccinés (parents ou aidants inclus) doivent être informés qu'ils doivent immédiatement consulter un médecin s'ils développent des symptômes révélateurs d'une myocardite ou d'une péricardite, tels que des douleurs thoraciques (aiguës et persistantes), un essoufflement ou des palpitations après la vaccination.
Les professionnels de santé doivent consulter les recommandations et/ou des spécialistes pour diagnostiquer et traiter cette affection.
2.3. Réactions liées à l’anxiété
Des réactions liées à l’anxiété, dont des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress (sensation vertigineuse, palpitations, augmentation de la fréquence cardiaque, modifications de la pression artérielle, paresthésie, hypoesthésie et transpiration, par exemple) peuvent survenir lors de l’acte vaccinal. Les réactions liées au stress sont transitoires et disparaissent spontanément. Les personnes doivent être informées qu’elles doivent consulter le médecin vaccinateur si elles développent de tels symptômes. Il est important que des précautions soient prises afin d’éviter
toute blessure en cas d’évanouissement.
2.4. Affections concomitantes
La vaccination doit être reportée chez les personnes présentant une affection fébrile sévère aiguë ou une infection aiguë. La présence d’une infection mineure et/ou d’une fièvre peu élevée ne doit pas retarder la vaccination.
2.5. Thrombopénie et troubles de la coagulation
Comme pour les autres injections intramusculaires, le vaccin devra être administré avec prudence chez les personnes recevant un traitement anticoagulant ou présentant une thrombopénie ou tout autre trouble de la coagulation (hémophilie, par exemple) car un saignement ou une ecchymose peut survenir après administration intramusculaire chez ces personnes.
2.6. Personnes immunodéprimées
L’efficacité et la sécurité du vaccin n’ont pas été évaluées chez les sujets immunodéprimés, y compris ceux recevant un traitement immunosuppresseur. L’efficacité de Comirnaty XFG peut être diminuée chez les sujets immunodéprimés.
2.7. Durée de protection
La durée de protection conférée par le vaccin n’est pas établie et est toujours en cours d’évaluation dans les essais cliniques.
2.8. Limites de l’efficacité du vaccin
Comme avec tout vaccin, il est possible que les personnes vaccinées par Comirnaty XFG ne soient pas toutes protégées. Un délai de 7 jours après la vaccination peut être nécessaire avant que les personnes vaccinées soient protégées de façon optimale.
Interactions
Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable peut être administré en même temps que le vaccin contre la grippe saisonnière.
Chez les personnes âgées de 18 ans et plus, Comirnaty XFG peut être administré en même temps qu’un vaccin pneumococcique conjugué (VPC).
Chez les personnes âgées de 18 ans et plus, Comirnaty XFG peut être administré en même temps qu’un vaccin recombinant sans adjuvant contre le virus respiratoire syncytial (VRS).
Chez les personnes âgées de 65 ans et plus, Comirnaty XFG peut être administré en même temps qu’un vaccin recombinant sans adjuvant contre le VRS et qu’un vaccin à haute dose contre la grippe.
Les différents vaccins injectables doivent être administrés à des sites d’injection différents.
L’administration concomitante de Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable avec d’autres vaccins n’a pas été étudiée.
Haute Autorité de santé : il n'est pas nécessaire de respecter un intervalle de 15 jours avant ou après l'administration d'un vaccin anti-covid pour administrer un autre vaccin. Le vaccin anti-covid peut être administré en même temps qu'un autre vaccin ou à n'importe quel intervalle.
Fertilité
Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique "Autres informations / Données de sécurité préclinique").
Grossesse
Aucune donnée n’est encore disponible concernant l’utilisation de Comirnaty XFG pendant la grossesse.
Cependant, il existe des données limitées issues d’études cliniques (moins de 300 grossesses) sur l’utilisation de Comirnaty chez la femme enceinte. Un grand nombre de données observationnelles chez les femmes enceintes vaccinées par le vaccin Comirnaty initialement approuvé au cours du deuxième et du troisième trimestre de grossesse n’a pas mis en évidence de conséquences néfastes pour la grossesse. Bien que les données sur l’issue des grossesses après une vaccination au cours du premier trimestre de grossesse soient limitées, aucune augmentation du risque de fausse couche n’a été observée. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryo‑fœtal, la mise‑bas ou le développement postnatal (voir rubrique "Autres informations / Données de sécurité préclinique". Sur la base des données disponibles concernant les autres versions du vaccin, Comirnaty XFG peut être utilisé pendant la grossesse.
Allaitement
Aucune donnée n’est encore disponible concernant l’utilisation de Comirnaty XFG pendant l’allaitement.
Cependant, aucun effet sur les nouveau‑nés/nourrissons allaités n’est attendu dans la mesure où l’exposition systémique de la femme qui allaite au vaccin est négligeable. Les données observationnelles chez les femmes ayant allaité après la vaccination par le vaccin Comirnaty initialement approuvé n’ont pas mis en évidence de risque d’effets indésirables chez les nouveau‑nés/nourrissons allaités. Comirnaty XFG peut être utilisé pendant l’allaitement.
Effets indésirables
1. Résumé du profil de sécurité
La sécurité de Comirnaty XFG est extrapolée à partir des données de sécurité relatives aux précédents vaccins Comirnaty.
1.1. Vaccin Comirnaty initialement approuvé
Nourrissons âgés de 6 à 23 mois – après 3 doses de primo-vaccination à 3 microgrammes
Dans une analyse de l’étude 3 (phase 2/3), 2 176 nourrissons (1 458 ayant reçu le vaccin Comirnaty 3 microgrammes initialement approuvé et 718 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 6 à 23 mois.
Les effets indésirables les plus fréquents, chez les nourrissons âgés de 6 à 23 mois ayant reçu une dose quelconque du schéma de primo-vaccination, étaient une irritabilité (> 60 %), une somnolence (> 40 %), une diminution de l’appétit (> 30 %), une sensibilité au site d’injection (> 20 %), une rougeur au site d’injection et une fièvre (> 10 %).
Enfants âgés de 2 à 4 ans – après 3 doses de primo-vaccination à 3 microgrammes
Dans une analyse de l’étude 3 (phase 2/3), 3 541 enfants (2 368 vaccinés par Comirnaty 3 microgrammes et 1 173 ayant reçu le placebo) étaient âgés de 2 à 4 ans.
Les effets indésirables les plus fréquents, chez les enfants âgés de 2 à 4 ans ayant reçu une dose quelconque du schéma de primo-vaccination, étaient une douleur au site d’injection et une fatigue (> 40 %), une rougeur au site d’injection et une fièvre (> 10 %).
Enfants âgés de 5 à 11 ans (c.-à-d. de 5 à moins de 12 ans) – après 2 doses
Durant l’étude 3, un total de 3 109 enfants âgés de 5 à 11 ans ont reçu au moins 1 dose du vaccin Comirnaty 10 microgrammes initialement approuvé et un total de 1 538 enfants âgés de 5 à 11 ans ont reçu un placebo. Au moment de l’analyse de l’étude 3 de phase 2/3 portant sur les données recueillies jusqu’à la date limite du 20 mai 2022, 2 206 enfants (1 481 vaccinés par Comirnaty 10 microgrammes et 725 ayant reçu le placebo) avaient été suivis pendant ≥ 4 mois après la deuxième dose durant la phase de suivi en aveugle contrôlée contre placebo. L’évaluation de la sécurité dans l’étude 3 est toujours en cours.
Le profil de sécurité global de Comirnaty chez les participants de 5 à 11 ans a été similaire à celui observé chez les participants âgés de 16 ans et plus. Les effets indésirables les plus fréquents chez les enfants âgés de 5 à 11 ans ayant reçu 2 doses étaient une douleur au site d’injection (> 80 %), une fatigue (> 50 %), des céphalées (> 30 %), une rougeur et un gonflement au site d’injection (≥ 20 %), des myalgies, des frissons et une diarrhée (> 10 %).
Enfants âgés de 5 à 11 ans (c.-à-d. de 5 à moins de 12 ans) – après la dose de rappel
Un sous-groupe des participants de l’étude 3, constitué de 2 408 enfants âgés de 5 à 11 ans, a reçu une dose de rappel de Comirnaty 10 microgrammes au moins 5 mois (intervalle : 5,3 à 19,4 mois) après un schéma de primo-vaccination complet. L’analyse du sous-groupe de l’étude 3 de phase 2/3 porte sur les données recueillies jusqu’à la date limite de prise en compte, le 28 février 2023 (durée de suivi
médiane de 6,4 mois).
Le profil de sécurité global de la dose de rappel a été similaire à celui observé après le schéma de primo-vaccination. Les effets indésirables les plus fréquents chez les enfants âgés de 5 à 11 ans après la dose de rappel étaient une douleur au site d’injection (> 60 %), une fatigue (> 30 %), des céphalées (> 20 %), des myalgies, des frissons, une rougeur et un gonflement au site d’injection (> 10 %).
1.2. Version de Comirnaty adaptée à Omicron
Nourrissons âgés de 6 à 23 mois – après 2 doses
Dans 2 groupes de l’étude 6 (phase 2/3, groupes 1 et 2), 604 participants âgés de 6 à 23 mois, jamais vaccinés contre la COVID-19, ont reçu 2 doses de Comirnaty Omicron XBB.1.5 10 microgrammes. La durée de suivi médiane des participants a été de 8,5 mois.
Les effets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 6 mois à moins de 23 mois
étaient une diminution de l’appétit, une somnolence et une irritabilité (> 20 %) et une sensibilité au site d’injection (> 10 %).
Nourrissons âgés de 6 à 23 mois – après au moins 3 doses
Dans 3 groupes de l’étude 6 (phase 1), 95 participants âgés de 6 à 23 mois ont reçu au moins 1 dose de Comirnaty Original/Omicron BA.4/BA.5 à la dose de 3 microgrammes (n = 33), 6 microgrammes (n = 29) ou 10 microgrammes (n = 33), selon un schéma d’administration à 0, 3 et 11 semaines. La durée de suivi médiane des participants a été de 13 mois après la troisième dose.
Les effets indésirables les plus fréquents, chez les participants ayant reçu les 3 doses de 10 microgrammes, étaient une irritabilité (> 60 %), une somnolence (> 50 %), une sensibilité au site d’injection et une diminution de l’appétit (> 30 %), une rougeur (> 20 %) et un gonflement (> 10 %).
Enfants âgés de 2 à 4 ans – après une dose unique
Dans 2 groupes de l’étude 6 (phase 2/3, groupes 4 et 5), 688 participants âgés de 2 à 4 ans, jamais vaccinés contre la COVID-19, ont reçu une dose unique de Comirnaty Omicron XBB.1.5 10 microgrammes. La durée de suivi médiane des participants a été de 6,3 mois.
Les effets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 2 à 4 ans, étaient une douleur au site d’injection et une fatigue (> 20 %) et des céphalées (> 10 %).
Enfants âgés de 5 à 11 ans – après une dose unique
Dans un sous-groupe de l’étude 6 (sous-étude E, phase 2/3), 310 participants âgés de 5 à 11 ans, jamais vaccinés contre la COVID-19, ont reçu 1 dose de Comirnaty Omicron XBB.1.5. La durée de suivi médiane des participants a été de 6,4 mois.
Les effets indésirables les plus fréquents chez les participants étaient une douleur au site d’injection (> 40 %), une fatigue, des céphalées et des myalgies (> 10 %).
Enfants âgés de 5 à 11 ans (c.-à-d. de 5 à moins de 12 ans) – après une dose de rappel (quatrième dose)
Dans un sous-groupe de l’étude 6 (phase 3), 113 participants âgés de 5 à 11 ans qui avaient déjà reçu 3 doses de Comirnaty ont reçu une dose de rappel (quatrième dose) de Comirnaty Original/Omicron BA.4‑5 (5/5 microgrammes) 2,6 à 8,5 mois après avoir reçu la troisième dose. Pour les participants ayant reçu une dose de rappel (quatrième dose) de Comirnaty Original/Omicron BA.4‑5, la durée de suivi médiane a été de 6,3 mois.
Le profil de sécurité global de la dose de rappel (quatrième dose) de Comirnaty Original/Omicron BA.4‑5 a été similaire à celui observé après 3 doses. Les effets indésirables les plus fréquents, chez les participants âgés de 5 à 11 ans, étaient une douleur au site d’injection (> 60 %), une fatigue (> 40 %), des céphalées (> 20 %) et des myalgies (> 10 %).
Tableau récapitulatif des effets indésirables observés dans les études cliniques sur Comirnaty et dans le cadre de la surveillance de Comirnaty après l’autorisation chez les personnes âgées de 6 mois et plus.
Les effets indésirables observés au cours des études cliniques et après la mise sur le marché sont sont présentés ci‑dessous par catégories de fréquence, définies comme suit :
- très fréquent (≥ 1/10),
- fréquent (≥ 1/100, < 1/10),
- peu fréquent (≥ 1/1 000, < 1/100),
- rare (≥ 1/10 000, < 1/1 000),
- très rare (< 1/10 000),
- fréquence indéterminée (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
1.2.1. Effets indésirables observés au cours des essais cliniques de Comirnaty et dans le cadre de la surveillance de Comirnaty après l’autorisation chez les personnes âgées de 6 mois et plus
Affections hématologiques et du système lymphatique
- Fréquent : lymphadénopathie a.
Affections du système immunitaire
- Peu fréquent : réactions d'hypersensibilité (par exemple éruption, prurit, urticaire b, angio-oedème c).
- Indéterminée : anaphylaxie.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
- Peu fréquent : diminution de l'appétit d.
Affections psychiatriques
- Très fréquent : irritabilité e.
- Peu fréquent : insomnie.
Affections du système nerveux
- Très fréquent : céphalées, somnolence e.
- Peu fréquent : sensations vertigineuses g, léthargie.
- Rare : paralysie faciale périphérique aiguë f.
- Indéterminée : paresthésie d, hypoesthésie g.
Affections cardiaques
- Très rare : myocardite g et péricardite g.
Affections gastro-intestinales
- Très fréquent : diarrhée g.
- Fréquent : nausées, vomissements g,m.
Trouble de la peau et du tissu sous-cutané
- Peu fréquent : hyperhidrose ; sueurs nocturnes.
- Indéterminée : Érythème polymorphe g.
Affections musculo-squelettiques et systémiques
- Très fréquent : arthralgies, myalgies.
- Peu fréquent : douleurs des extrémités h.
Affections des organes de reproduction et du sein
- Indéterminée : saignements menstruels importants l.
Troubles généraux et anomalies au site d'administration
- Très fréquent : douleur au site d'injection h ; sensibilité au site d'injection e, fatigue, frissons, fièvre i, gonflement au site d'injection.
- Fréquent : rougeur au site d'injection k.
- Peu fréquent : fatigue, malaise, prurit au site d'injection.
- Indéterminée : gonflement étendu du membre vacciné g, gonflement du visage j.
b. La fréquence dans laquelle le rash a été classé est « fréquent » chez les participants âgés de 6 à 23 mois.
c. La fréquence dans laquelle l’urticaire et l’angio-œdème ont été classés est « rare ».
d. La fréquence dans laquelle la diminution de l’appétit a été classée est « très fréquent » chez les participants âgés de 6 à 23 mois.
e. L’irritabilité, la sensibilité au site d’injection et la somnolence concernent uniquement les participants âgés de 6 à 23 mois.
f. Sur la période de suivi de la sécurité de l’essai clinique jusqu’au 14 novembre 2020, une paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) a été rapportée chez quatre participants dans le groupe vaccin à ARNm contre la COVID‑19. La paralysie faciale est apparue le jour 37 après la première dose (ce participant n’a pas reçu la dose 2) et les jours 3, 9 et 48 après la dose 2. Aucun cas de paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie de Bell) n’a été rapporté dans le groupe placebo.
g. Effets indésirables identifiés après l’autorisation.
h. Fait référence au bras dans lequel le vaccin a été administré.
i. Une fréquence plus élevée de la fièvre a été observée après la seconde dose par comparaison avec la première dose.
j. Des cas de gonflement du visage chez les personnes vaccinées ayant reçu des injections de produits de comblement dermique ont été signalés lors de la phase post-commercialisation.
k. La rougeur au site d’injection est survenue plus fréquemment (très fréquente) chez les participants âgés de 6 mois à 11 ans, et chez les participants immunodéprimés âgés de 2 ans et plus.
l. La plupart des cas se sont révélés de nature non grave et temporaire.
m. La catégorie de fréquence des vomissements était très fréquente chez les femmes enceintes âgées de 18 ans et plus, et chez les participants immunodéprimés âgés de 2 à 18 ans.
Populations particulières
Nourrissons nés de femmes ayant participé à une étude pendant leur grossesse – après 2 doses de Comirnaty
L’étude de phase II/III contrôlée contre placebo C4591015 (étude 9) a évalué 346 femmes enceintes ayant reçu Comirnaty (n = 173) ou un placebo (n = 173). Les nourrissons (n = 167 pour Comirnaty, n = 168 pour le placebo) ont été évalués sur une durée allant jusqu’à 6 mois. Aucun problème de sécurité attribuable à l’administration de Comirnaty chez la mère n’a été identifié.
Participants immunodéprimés (adultes et enfants)
Dans l’étude C4591024 (étude 10), 124 participants immunodéprimés âgés de 2 ans et plus ont reçu Comirnaty (voir rubrique "Pharmacodynamie").
Sécurité en cas d’administration concomitante d’un autre vaccin
Administration en concomitance avec le vaccin contre la grippe saisonnière
Au cours de l’étude 8, une étude de phase 3, les participants âgés de 18 à 64 ans ayant reçu Comirnaty en concomitance avec un vaccin inactivé contre la grippe saisonnière (VIGS) tétravalent, suivi un mois plus tard d’un placebo, ont été comparés aux participants ayant reçu un vaccin inactivé contre la grippe avec un placebo, suivi un mois plus tard de Comirnaty seul (n = 553 à 564 participants dans chaque groupe).
Administration en concomitance avec un vaccin pneumococcique conjugué
Au cours de l’étude 11 (B7471026), une étude de phase 3, les participants âgés de 65 ans et plus ayant reçu une dose de rappel de Comirnaty en concomitance avec un vaccin pneumococcique conjugué 20-valent (VPC 20) (n = 187) ont été comparés aux participants ayant reçu Comirnaty seul (n = 185).
Administration en concomitance avec un vaccin recombinant sans adjuvant contre le VRS ou avec un vaccin recombinant sans adjuvant contre le VRS et un vaccin à haute dose contre la grippe
Au cours de l’étude 12 (C5481001), une étude de phase 1/2, les participants âgés de 65 ans et plus ayant reçu Comirnaty Original/Omicron BA.4-5 et un vaccin contre le VRS coadministrés dans un bras plus un vaccin quadrivalent à haute dose contre la grippe (n = 158) ou un placebo (n = 157) dans l’autre bras ont été comparés aux participants ayant reçu chaque vaccin individuellement avec un placebo.
1.2.2. Description de certains effets indésirables
Myocardite et péricardite
Le risque accru de myocardite après vaccination par Comirnaty est plus élevé chez les hommes plus jeunes (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").
L’excès de risque chez les hommes plus jeunes après la seconde dose de Comirnaty a été évalué dans le cadre de deux grandes études pharmaco-épidémiologiques européennes. Une étude a montré qu’au cours d’une période de 7 jours suivant la seconde dose, on comptait environ 0,265 (IC à 95 %: 0,255 - 0,275) cas supplémentaire de myocardite chez les hommes âgés de 12 à 29 ans pour 10 000 personnesvaccinées par rapport à des personnes non exposées. Dans une autre étude, sur une période de 28 jours suivant la seconde dose, on comptait 0,57 (IC à 95 % 0,39 - 0,75) cas supplémentaire de myocardite chez les hommes âgés de 16 à 24 ans pour 10 000 personnes vaccinées par rapport à des personnes non exposées.
Des données limitées semblent indiquer que le risque de myocardite et de péricardite après vaccination par Comirnaty est plus faible chez les enfants âgés de 5 à 11 ans que chez les adolescents de 12 à 17 ans.
2. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines
Sans objet.
3. Surdosage
L’administration de doses de Comirnaty supérieures aux doses recommandées a été rapportée au cours des études cliniques et après la mise sur le marché. En général, les événements indésirables rapportés lors des surdosages correspondaient au profil connu des effets indésirables de Comirnaty.
En cas de surdosage, une surveillance des fonctions vitales et un traitement symptomatique éventuel sont recommandés.
4. Déclaration des effets indésirables suspectés
Il est important de signaler les effets indésirables suspectés après l'autorisation du médicament. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration (Annexe V du résumé des caractéristiques du produit), en précisant le numéro de lot, s’il est disponible.
Un plan de gestion des risques a été défini par l'Agence européenne du médicament.
Les professionnels de santé et les usagers devront signaler les éventuels événements indésirables graves sur le portail des signalements du Gouvernement.
Pharmacodynamie
Classe pharmacothérapeutique : vaccins, vaccins viraux.
Code ATC : J07BN01.
Conservation
1. Flacons non ouverts
Différentes durées et conditions de conservation s’appliquent pour les flacons congelés non ouverts et pour les flacons conservés uniquement au réfrigérateur :
- L’étiquette des flacons congelés porte la mention EXP entre -90 °C et -60 °C.
- L’étiquette des flacons conservés uniquement au réfrigérateur porte la mention EXP entre 2 °C et 8 °C.
Confirmer la durée et les conditions de conservation applicables.
Flacons congelés
Flacons unidoses et flacons multidoses
Le vaccin sera reçu congelé entre ‑90 °C et ‑60 °C.
Lors de sa réception, le vaccin congelé peut être conservé entre -90 °C et -60 °C ou entre 2 °C et 8 °C.
18 mois en cas de conservation entre -90 °C et -60 °C.
Dans la limite de leur durée de conservation de 18 mois, les flacons décongelés (précédemment congelés) peuvent être conservés entre 2 °C et 8 °C pendant un maximum de 10 semaines.
Procédure de décongélation
Flacons unidoses
S’il est conservé congelé entre ‑90 °C et ‑60 °C, le plateau de 10 flacons unidoses de vaccin peut être décongelé en étant placé entre 2 °C et 8 °C pendant 2 heures ou les flacons peuvent être décongelés individuellement à température ambiante (jusqu’à 30 °C) pendant 30 minutes.
Flacons multidoses
S’il est conservé congelé entre ‑90 °C et ‑60 °C, le plateau de 10 flacons multidoses de vaccin peut être décongelé en étant placé entre 2 °C et 8 °C pendant 6 heures ou les flacons peuvent être décongelés individuellement à température ambiante (jusqu’à 30 °C) pendant 30 minutes.
2. Flacons décongelés (précédemment congelés)
Peut être conservé et transporté pendant 10 semaines entre 2 °C et 8 °C dans la limite des 18 mois de conservation.
- Lorsque le vaccin est placé à une température de 2 °C à 8 °C pour être conservé, la nouvelle date de péremption doit être notée sur l’emballage extérieur et le vaccin doit être utilisé avant cette nouvelle date de péremption ou être éliminé. L’ancienne date de péremption doit être barrée.
- Si le vaccin est reçu à une température de 2 °C à 8 °C, il doit être conservé entre 2 °C et 8 °C. La date de péremption indiquée sur l’emballage extérieur doit alors avoir été mise à jour pour tenir compte de la nouvelle date de péremption correspondant à la conservation au réfrigérateur et l’ancienne date de péremption doit avoir été barrée.
Avant utilisation, les flacons non ouverts peuvent être conservés pendant un maximum de 12 heures entre 8 °C et 30 °C.
Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.
Une fois décongelé, le vaccin ne doit pas être recongelé.
3. Gestion des écarts de température pendant la conservation au réfrigérateur pour les flacons précédemment congelés :
- Les données de stabilité indiquent que le flacon non ouvert reste stable sur une durée allant jusqu’à 10 semaines lorsqu’il est conservé à des températures de ‑2 °C à 2 °C, dans la limite des 10 semaines de conservation entre 2° C et 8 °C.
- Les données de stabilité indiquent que le flacon peut être conservé pendant un maximum de 24 heures à des températures de 8 °C à 30 °C, dont un maximum de 12 heures après la première ponction.
Ces informations visent uniquement à orienter les professionnels de santé en cas d’un écart temporaire de température.
Flacons conservés uniquement au réfrigérateur
Flacons multidoses
Le vaccin sera reçu et conservé entre 2 °C et 8 °C (au réfrigérateur uniquement).
12 mois en cas de conservation entre 2 °C et 8 °C.
Flacons ouverts
La stabilité physico-chimique en cours d’utilisation a été démontrée pendant 12 heures entre 2 °C et 30 °C, en tenant compte d’une durée de transport maximale de 6 heures. D’un point de vue microbiologique, à moins que la méthode d’ouverture permette d’exclure tout risque de contamination microbienne, le produit doit être utilisé immédiatement. À défaut d’une utilisation immédiate, les durées et conditions de conservation en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.
4. Précautions particulières de conservation
Flacons congelés
Conserver les flacons unidoses congelés et les flacons multidoses congelés au congélateur entre -90 °C et -60 °C.
Flacons conservés uniquement au réfrigérateur
Conserver les flacons conservés uniquement au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C. NE PAS CONGELER.
Pour les conditions de conservation du médicament après décongélation et première ouverture, voir ci-dessus.
Manipulation
Couvercle bleu
1. Instructions de manipulation avant utilisation
Comirnaty XFG doit être préparé par un professionnel de santé en respectant les règles d’asepsie pour préserver la stérilité de la solution préparée.
2. Instructions relatives aux flacons unidoses et multidoses
- Vérifier que le flacon est muni d’un couvercle en plastique bleu et que le nom du produit est bien Comirnaty XFG 10 microgrammes/dose dispersion injectable (6 mois à 11 ans).
- Si un autre nom de produit est indiqué sur l’étiquette du flacon, veuillez vous reporter au Résumé des caractéristiques du produit correspondant à cette formulation.
Flacons congelés
- Si le flacon est conservé congelé, il doit être décongelé avant utilisation. Pour la décongélation, les flacons congelés doivent être placés à une température de 2 °C à 8 °C. Veiller à ce que les flacons soient totalement décongelés avant utilisation.
- Flacons unidoses : pour une boîte de 10 flacons unidoses, la décongélation pourra prendre 2 heures.
- Flacons multidoses : pour une boîte de 10 flacons multidoses, la décongélation pourra prendre 6 heures.
- Lorsque les flacons sont placés à une température de 2 °C à 8 °C pour être conservés, la date de péremption doit être actualisée sur l’emballage.
- Les flacons non ouverts peuvent être conservés pendant un maximum de 10 semaines entre 2 °C et 8 °C, sans dépasser la date de péremption imprimée (EXP).
- Les flacons congelés peuvent également être décongelés individuellement à une température allant jusqu’à 30 °C pendant 30 minutes.
- Avant utilisation, le flacon non ouvert peut être conservé pendant un maximum de 12 heures à des températures allant jusqu’à 30 °C. Les flacons décongelés peuvent être manipulés dans des conditions d’éclairage intérieur.
Flacons conservés uniquement au réfrigérateur
- Les flacons non ouverts doivent être conservés entre 2 °C et 8 °C, sans dépasser la date de péremption imprimée (EXP).
- Avant utilisation, le flacon non ouvert peut être conservé pendant un maximum de 12 heures à des températures allant jusqu’à 30 °C et peut être manipulé dans des conditions d’éclairage intérieur.
3. Préparation des doses de 0,3 mL
- Mélanger délicatement en retournant les flacons à 10 reprises avant utilisation. Ne pas secouer.
- Avant le mélange, la dispersion décongelée peut contenir des particules amorphes opaques de couleur blanche à blanc cassé.
- Après le mélange, le vaccin dosé à 10 µg (couvercle bleu) doit avoir l’aspect d’une dispersion limpide à légèrement opalescente, exempte de particules visibles.
- Ne pas utiliser le vaccin si la présence de particules ou une coloration anormale sont observées.
- Vérifier si le flacon est un flacon unidose ou un flacon multidose et suivre les instructions de manipulation correspondantes ci-dessous :
- Flacons unidoses
- Prélever une dose unique de 0,3 mL de vaccin.
- Jeter le flacon et la solution résiduelle.
- Flacons multidoses
- Les flacons multidoses contiennent 6 doses de 0,3 mL chacune.
- En utilisant une technique aseptique, nettoyer le bouchon du flacon à l’aide d’une compresse à usage unique imprégnée d’antiseptique.
- Prélever 0,3 mL de Comirnaty XFG.
- Flacons unidoses
- Des aiguilles et/ou seringues à faible volume mort doivent être utilisées pour extraire 6 doses d’un flacon unique. La combinaison de l’aiguille et de la seringue doit avoir un volume mort ne dépassant pas 35 microlitres. Si des aiguilles et seringues classiques sont utilisées, le volume risque de ne pas être suffisant pour permettre l’extraction d’une sixième dose d’un flacon unique.
- Chaque dose doit contenir 0,3 mL de vaccin.
- Si la quantité de vaccin restant dans le flacon ne permet pas d’obtenir une dose complète de 0,3 mL, jeter le flacon et la solution résiduelle.
- Noter la date/l’heure correspondante sur le flacon multidose. Éliminer tout vaccin non utilisé dans les 12 heures suivant la première ponction.
4. Élimination
Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.
Autres informations
Pour en savoir plus : site du fabricant Pfizer-BioNtech sur le vaccin Comirnaty.
1. Données de sécurité précliniques
Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie en administration répétée, et des fonctions de reproduction et de développement n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.
1.1. Toxicologie générale
Des rats exposés au vaccin Comirnaty par voie intramusculaire (3 injections de la dose humaine, à une semaine d’intervalle, conduisant à des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel) ont présenté des œdèmes et érythèmes au site d’injection, des augmentations des globules blancs (notamment des polynucléaires basophiles et éosinophiles) caractéristiques d’une réponse inflammatoire, ainsi qu’une vacuolisation des hépatocytes de la région portale sans signe de lésion hépatique associé. Ces effets ont été réversibles.
1.2. Génotoxicité - cancérogénicité
Aucune étude de génotoxicité ou de cancérogénicité n’a été réalisée. Il n’est pas attendu que les composants du vaccin (lipides et ARNm) présentent un potentiel génotoxique.
1.3. Toxicité sur la reproduction
La toxicité sur les fonctions de reproduction et de développement a été évaluée chez le rat dans une étude de toxicologie combinée sur la fertilité et le développement, durant laquelle des rates ont été exposées au vaccin Comirnaty, par voie intramusculaire, avant l’accouplement et durant la gestation (4 injections de la dose humaine induisant des niveaux d’exposition plus élevés chez le rat du fait des différences de poids corporel), s’étalant depuis le jour 21 avant l’accouplement jusqu’au jour 20 de la gestation). Une réponse en anticorps neutralisants dirigés contre le SARS-CoV-2 était présente avant accouplement jusqu’à la fin de l’étude, au jour 21 post-natal, et également chez les fœtus et chez la progéniture au 21ème jour post-natal.
Il n’a pas été observé d’effet lié au vaccin sur la fertilité des femelles, la gestation ou le développement de l’embryon/fœtus ou de la progéniture. Il n’y a pas de donnée disponible concernant le transfert placentaire du vaccin Comirnaty ou son excrétion dans le lait maternel.