Vaccin autorisé en Europe depuis le 21 mars 2018 chez les personnes âgées de 50 et plus. Mais ce vaccin ne devrait pas être disponible en France avant 2020.

Description

Vaccin zona (recombinant, avec adjuvant)

Classe

Inerte
- Protéine recombinante

Forme et présentation

Poudre et suspension pour suspension injectable.
La poudre est blanche.
La suspension est un liquide opalescent, incolore à brunâtre pâle.

  • Poudre pour 1 dose dans un flacon (verre de type I) avec bouchon (caoutchouc butyl)
  • Suspension pour 1 dose dans un flacon (verre de type I) avec bouchon (caoutchouc butyl)

Shingrix est disponible en boîte contenant 1 flacon de poudre et 1 flacon de suspension ou en boîte contenant 10 flacons de poudre et 10 flacons de suspension.

Toutes les présentations peuvent ne pas être commercialisées.

Composition

Après reconstitution, une dose (0,5 mL) contient :

Antigène glycoprotéine E2,3 du Virus Varicelle-Zona1                             50 microgrammes

1 Virus Varicelle-Zona = VZV (Varicella Zoster Virus)

2 avec adjuvant AS01B contenant :

      extrait de plante Quillaja saponaria Molina, fraction 21 (QS-21)        50 microgrammes

      3-O-désacyl-4’-monophosphoryl lipide A (MPL) 

      issu de Salmonella minnesota                                                        50 microgrammes

3 glycoprotéine E (gE) produite à partir de cellules d'ovaire de hamster chinois (CHO) par la technique de l’ADN recombinant.

Liste des excipients

Poudre (antigène gE) :
Saccharose
Polysorbate 80
Phosphate monosodique dihydraté
Phosphate dipotassique

Suspension (adjuvant AS01B) :
Dioléoyl phosphatidylcholine
Cholestérol
Chlorure de sodium
Phosphate disodique anhydre
Phosphate monopotassique
Eau pour préparations injectables

Indications

Shingrix est indiqué dans la prévention du zona et des névralgies post-zostériennes (NPZ) chez les adultes de 50 ans ou plus (voir rubrique Pharmacodynamie).

Shingrix doit être administré selon les recommandations officielles.

Posologie

Le schéma de primovaccination comprend deux doses de 0,5 ml chacune : une dose initiale suivie d'une seconde dose administrée 2 mois plus tard.
Si une flexibilité dans le schéma vaccinal est nécessaire, la seconde dose peut être administrée entre 2 et 6 mois après la première dose (voir rubrique Pharmacodynamie).

La nécessité de doses de rappel après la primovaccination n'a pas été établie (voir rubrique Pharmacodynamie).

Shingrix n'est pas indiqué dans la prévention de la primo-infection par la varicelle.

Population pédiatrique

La tolérance et l’efficacité de Shingrix chez les enfants et les adolescents n’ont pas été établies. Aucune donnée n'est disponible.

Mode d'administration

L’administration doit être faite par voie intramusculaire uniquement et de préférence dans le muscle deltoïde.

Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients.

Mises en garde et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être consignés de manière claire, par exemple dans le dossier du patient/ carnet des vaccinations.

Avant la vaccination

Comme pour tout vaccin injectable, il est recommandé de toujours disposer d’un traitement médical approprié et d’assurer une surveillance au cas où surviendrait une réaction anaphylactique suivant l'administration du vaccin.

Comme pour d’autres vaccins, l’administration de Shingrix doit être différée chez les sujets souffrant d’une maladie fébrile aiguë sévère. Cependant, la présence d'une infection mineure, telle qu'un rhume, ne doit pas conduire au report de la vaccination.

Comme pour tout vaccin, une réponse immunitaire protectrice peut ne pas être obtenue chez tous les sujets vaccinés.

Le vaccin est destiné à un usage prophylactique uniquement et non au traitement d'une maladie clinique déjà déclarée.

Ne pas administrer le vaccin par voie intravasculaire ou intradermique.

L'administration par voie sous-cutanée n'est pas recommandée.
Une mauvaise administration par voie sous-cutanée peut entraîner une augmentation des réactions locales transitoires.

Shingrix doit être administré avec précaution chez les sujets présentant une thrombocytopénie ou un trouble de la coagulation en raison du risque de saignement qui peut survenir lors de l’administration intramusculaire du vaccin chez ces sujets.

Une syncope (évanouissement) peut survenir après toute vaccination, voire même avant, comme réaction psychogène à l'injection avec une aiguille. Cette réaction peut s’accompagner de plusieurs signes neurologiques tels qu’un trouble transitoire de la vision, des paresthésies et des mouvements tonico-cloniques des membres durant la phase de récupération. Il est important que des mesures soient mises en place afin d'éviter des blessures en cas d'évanouissement.

Il n'existe aucune donnée de tolérance, d'immunogénicité ou d'efficacité soutenant la possibilité de remplacer une dose de Shingrix par une dose d’un autre vaccin contre le zona.

Les données concernant l’utilisation de Shingrix chez des personnes ayant un antécédent de zona et chez des personnes fragiles, dont celles avec plusieurs comorbidités, sont limitées (voir rubrique Pharmacodynamie). Les professionnels de santé doivent donc évaluer au cas par cas les bénéfices et risques de la vaccination contre le zona.

Traitements immunosuppresseurs systémiques et immunodéficience

Il existe des données de tolérance et d'immunogénicité sur un nombre limité de sujets immunodéprimés infectés par le Virus de l'Immunodéficience Humaine (VIH) ou ayant reçu une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH) (voir rubrique Pharmacodynamie). L'utilisation de Shingrix chez des sujets atteints d'autres types d’immunodépression ou d’immunodéficience confirmées ou suspectées est actuellement à l'étude.
Comme avec d’autres vaccins, une réponse immunitaire satisfaisante peut ne pas être atteinte chez ces sujets. L'administration de Shingrix chez des sujets immunodéprimés doit être envisagée après analyse attentive des bénéfices et risques potentiels.

Interactions

Shingrix peut être administré simultanément avec un vaccin inactivé contre la grippe saisonnière sans adjuvant. Les vaccins doivent être administrés en des sites d'injection différents.

Lors d'une étude clinique de phase III en ouvert et contrôlée (Zoster-004), 828 adultes âgés de 50 ans et plus ont été randomisés pour recevoir deux doses de Shingrix à deux mois d'intervalle, co- administrées (n = 413) ou non (n=415) avec un vaccin inactivé contre la grippe saisonnière sans adjuvant. Les réponses en anticorps aux deux vaccins étaient similaires, qu'ils aient été ou non co- administrés.

En raison de l’absence de données, l’administration concomitante de Shingrix avec d'autres vaccins n’est pas recommandée.

Grossesse

Il n'existe pas de données sur l'utilisation de Shingrix chez la femme enceinte.
Les études réalisées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire ou fœtal, la mise-bas, ou le développement post-natal de la descendance.

Par mesure de précaution, il est préférable de ne pas utiliser Shingrix pendant la grossesse.

Allaitement

Aucune étude n’a été réalisée évaluant l’effet de Shingrix chez des nourrissons allaités, nés de mères vaccinées.
L’excrétion de Shingrix dans le lait maternel est inconnue.

Effets indésirables

Résumé du profil de sécurité

Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient : douleur au site d'injection (68,1 % toutes intensités confondues /dose ; 3,8 % d’intensité sévère/dose), myalgie (32,9 % toutes intensités confondues /dose ; 2,9 % d’intensité sévère /dose), fatigue (32,2 % toutes intensités confondues /dose ; 3,0 % d’intensité sévère/dose) et céphalées (26,3 % toutes intensités confondues /dose ; 1,9 % d’intensité sévère /dose). La plupart de ces effets étaient de courte durée (durée médiane de 2 à 3 jours). Les effets indésirables rapportés comme sévères ont duré 1 à 2 jours.

La fréquence de survenue des effets indésirables était plus élevée chez les sujets âgés de 50 à 69 ans, en comparaison à la fréquence observée chez les sujets âgés de 70 ans ou plus, en particulier pour les effets indésirables généraux tels que : myalgie, fatigue, céphalées, frissons, fièvre et symptômes gastro- intestinaux.

Effets indésirables

Le profil de tolérance présenté ci-dessous est basé sur une analyse groupée des données issues d’études cliniques contrôlées versus placebo chez 5 887 adultes âgés de 50 à 69 ans et chez 8 758 adultes de 70 ans ou plus.

Les effets indésirables rapportés sont classés selon les fréquences suivantes :

  • Très fréquent (≥1/10)
  • Fréquent (≥1/100, <1/10)
  • Peu fréquent (≥1/1 000, <1/100)
  • Rare (≥1/10 000, <1/1 000)
  • Très rare (<1/10 000)

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Peu fréquent : Lymphadénopathie

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : Céphalées

Affections gastro-intestinales

  • Très fréquent : Symptômes gastro-intestinaux (incluant nausées, vomissements, diarrhée et/ou douleur abdominale)

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Très fréquent : Myalgie
  • Peu fréquent : Arthralgie

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Très fréquent : Réactions au site d'injection (telles que douleur, rougeur, gonflement), fatigue, frissons, fièvre
  • Fréquent : Prurit au site d'injection, malaise

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : vaccins varicelle zona, code ATC : J07BK03.

1. Mécanisme d’action

En combinant l'antigène spécifique du VZV (la glycoprotéine E = gE) avec un système adjuvant (AS01B), Shingrix permet d’induire une réponse immunitaire cellulaire et humorale spécifique à l'antigène chez des sujets ayant déjà une immunité contre le VZV.

Des données non cliniques ont montré que l'AS01induisait une activation locale et transitoire du système immunitaire inné via des voies moléculaires spécifiques. Cela facilite le recrutement et l'activation de cellules présentatrices de l'antigène gE dans le ganglion lymphatique drainant, donnant lieu à la production de lymphocytes T CD4+ et d’anticorps spécifiques de la gE. L'effet de l’adjuvant AS01résulte de l’interaction entre le MPL et le QS-21 dans les liposomes.

2. Efficacité de Shingrix

2.1. Efficacité sur le zona et les névralgies post-zostériennes (NPZ)

Dans deux études de phase III, contrôlées versus placebo, en simple insu, évaluant l'efficacité de Shingrix :

  • ZOE-50 (Zoster-006) : 15 405 adultes âgés de 50 ans et plus ont été randomisés afin de recevoir deux doses de Shingrix (n = 7 695) ou de placebo (n = 7 710), administrées à deux mois d'intervalle,
  • ZOE-70 (Zoster-022) : 13 900 adultes âgés de 70 ans et plus ont été randomisés afin de recevoir deux doses de Shingrix (n = 6 950) ou de placebo (n = 6 950), à deux mois d'intervalle.

Les études n’ont pas été conçues pour démontrer l’efficacité du vaccin dans les sous-groupes de sujets fragiles, dont ceux ayant plusieurs comorbidités. Cependant, ces sujets n’ont pas été exclus de ces études.

Les résultats d'efficacité sur le zona et les NPZ observés dans la cohorte totale de vaccinés modifiée (modified Total Vaccinated Cohort - mTVC), c'est-à-dire excluant les adultes n’ayant pas reçu la seconde dose de vaccin ou dont le diagnostic de zona a été confirmé dans le mois suivant la seconde dose, sont présentés respectivement dans les tableaux 1 et 2.

Shingrix a diminué significativement l'incidence du zona, comparativement au placebo, chez les sujets âgés de 50 ans et plus (6 vs. 210 cas dans l'étude ZOE-50) et chez les sujets âgés de 70 ans et plus (25 vs. 284 cas dans l'analyse groupée de ZOE-50 et ZOE-70).

Tableau 1 : Efficacité de Shingrix sur le zona

IC Intervalle de confiance
* Sur une période médiane de suivi de 3,1 ans
** Sur une période médiane de suivi de 4,0 ans 

Les données pour les sujets âgés de 70 ans et plus proviennent des analyses groupées prédéfinies au protocole de ZOE-50 et de ZOE-70 (mTVC) car ces analyses fournissent   les estimations les plus robustes sur l’efficacité du vaccin pour ce groupe d'âge.

Environ 13 000 sujets présentant des pathologies sous-jacentes, dont certaines associées à un risque plus élevé de zona, ont été inclus dans les études ZOE-50 et ZOE-70. Des analyses d’efficacité post- hoc chez des patients avec des pathologies fréquentes (insuffisance rénale chronique, bronchopneumopathie chronique obstructive, coronaropathie, dépression ou diabète) ont montré que l’efficacité du vaccin sur le zona était similaire à celle observée dans la population totale de l’étude.

Shingrix a diminué significativement l'incidence des NPZ, comparativement au placebo, chez les adultes âgés de 50 ans et plus (0 vs. 18 cas dans l'étude ZOE-50) et chez les adultes âgés de 70 ans et plus (4 vs. 36 cas dans l'analyse groupée de ZOE-50 et ZOE-70).

Tableau 2 : Efficacité de Shingrix sur les NPZ

* Les NPZ ont été définies comme des douleurs associées au zona, évaluées à ≥ 3 (sur une échelle de 0 à 10), persistantes ou apparaissant plus de 90 jours après la survenue de l'éruption du zona, en utilisant le Zoster Brief Pain Inventory (ZBPI)

IC Intervalle de confiance

** Sur une période médiane de suivi de 4,1 ans 

*** Sur une période médiane de suivi de 4,0 ans

Les données pour les sujets de 70 ans et plus proviennent des analyses groupées prédéfinies au protocole de ZOE-50 et de ZOE-70 (mTVC), car ces analyses fournissent les estimations les plus robustes sur l’efficacité du vaccin pour ce groupe d'âge.

§ Non statistiquement significatif

Le bénéfice de Shingrix dans la prévention des NPZ peut être attribué à l'effet du vaccin sur la prévention du zona. Une diminution de l'incidence des NPZ chez les sujets vaccinés ayant développé un zona n’a pas pu être démontrée, étant donné le nombre limité de cas de zona dans le groupe
« vaccin ».

Dans la quatrième année après la vaccination, l'efficacité du vaccin sur le zona était de 93,1 % (IC à 95 % : 81,2 ; 98,2) chez les adultes âgés de 50 ans et plus et de 87,9 % (IC à 95 % : 73,3 ; 95,4) chez les adultes âgés de 70 ans et plus.
La durée de protection au-delà de 4 ans est actuellement à l'étude.

2.2. Efficacité sur les complications liées au zona autres que les NPZ

Les complications liées au zona évaluées étaient les suivantes : vascularite liée au zona, maladie disséminée, complications ophtalmiques, complications neurologiques, maladie viscérale et accident vasculaire cérébral (AVC). Dans l'analyse groupée des études ZOE-50 et ZOE-70, Shingrix a permis de réduire significativement ces complications de 93,7 % (IC à 95 % : 59,5 ; 99,9) chez les adultes âgés de 50 ans et plus (1 vs. 16 cas) et de 91,6 % (IC à 95 % : 43,3 ; 99,8) chez les adultes âgés de 70 ans et plus (1 vs. 12 cas). Aucun cas de maladie viscérale ni d'AVC n'a été rapporté au cours de ces études.

2.3. Effet de Shingrix sur les douleurs associées au zona

Chez les sujets vaccinés par Shingrix, les douleurs associées au zona étaient généralement moins sévères comparativement au groupe placebo. Étant donné l’efficacité élevée du vaccin, un faible nombre de cas de zona sont survenus chez les sujets vaccinés ; aussi, il n'a pas été possible de conclure définitivement sur cet objectif de l’étude.

Chez les adultes âgés de 70 ans et plus ayant développé au moins un épisode de zona confirmé (ZOE- 50 et ZOE-70 groupés), Shingrix a réduit significativement l'utilisation et la durée d'utilisation des médicaments contre les douleurs associées au zona de respectivement 39,0 % (IC à 95 % : 11,9 ; 63,3) et de 50,6 % (IC à 95 % : 8,8 ; 73,2). La durée médiane d'utilisation des antidouleurs était respectivement de 32 jours dans le groupe vacciné par Shingrix et 44 jours dans le groupe placebo.

Chez les sujets ayant au moins un épisode de zona confirmé, Shingrix a diminué significativement le score maximal de douleur moyenne de l’épisode de zona par rapport au groupe placebo (moyenne = 3,9 vs 5,5, p = 0,049 chez les sujets âgés de 50 ans et plus (ZOE-50) et moyenne = 4,5 vs 5,6, p = 0,043 chez les sujets âgés de 70 ans et plus (ZOE-50 et ZOE-70 groupés)). De plus, chez les sujets âgés de 70 ans et plus (ZOE-50 et ZOE-70 groupés), Shingrix a réduit de manière significative le score maximal des douleurs les plus intenses de l’épisode de zona par rapport au placebo (moyenne = 5,7 vs 7,0, p = 0,032).

Le score mesurant le fardeau de la maladie tient compte de l’incidence des cas de zona associée à la sévérité et la durée des douleurs aiguës et chroniques liées au zona sur une période de 6 mois après la survenue de l’éruption.
L'efficacité sur la réduction du fardeau de la maladie était de 98,4 % (IC à 95 % : 92,2 ; 100) chez les sujets âgés de 50 ans et plus (ZOE-50) et de 92,1 % (IC à 95 % : 90,4 ; 93,8) chez les sujets âgés de 70 ans et plus (ZOE-50 et ZOE-70 groupées).

3. Immunogénicité de Shingrix

Aucun corrélat immunologique de protection n'a été établi ; par conséquent, le niveau de réponse immunitaire permettant d’assurer une protection contre le zona n'est pas connu.

Les réponses immunitaires induites par Shingrix ont été évaluées dans un sous-groupe de sujets issus des études d'efficacité de phase III ZOE-50 [immunité humorale et immunité à médiation cellulaire (cell-mediated immunity - CMI)] et ZOE-70 (immunité humorale). Shingrix a induit des réponses immunitaires spécifiques à la gE (humorale et CMI) plus élevées 1 mois après l’administration de la 2ème dose comparativement aux taux avant la vaccination.

Les résultats de l'immunogénicité humorale et de la CMI sont présentés dans les tableaux 3 et 4, respectivement.

Tableau 3 : Immunogénicité humorale de Shingrix chez les adultes âgés de 50 ans et plus (population conforme au protocole pour l'immunogénicité [ATP])

ATP « According-To-Protocol » : conformément au protocole
^ Réponse immunitaire anti-gE = concentrations en anticorps anti-gE, mesurées par une méthode immuno-enzymatique (ELISA anti-gE) ème
* Mois 3 = 1 mois après l’administration de la 2ème dose
** Mois 38 = 3 ans après l’administration de la 2 dose
N Nombre de sujets évaluables au temps spécifié (pour la concentration moyenne géométrique (CMG)) 
IC Intervalle de confiance
CMG Concentration moyenne géométrique
Q1 ; Q3 Premier et troisième quartiles

Tableau 4 : Immunogénicité à médiation cellulaire de Shingrix chez les adultes âgés de 50 ans et plus (population ATP pour l'immunogénicité)

ATP « According-To-Protocol » : conformément au protocole
^ Réponse des lymphocytes T CD4[2+] spécifique à la gE = activité des lymphocytes T CD4+ spécifique à la gE, mesurée par coloration de cytokines intracellulaires (ICS = intracellular cytokine staining) (lymphocytes T CD4[2+] = lymphocytes T CD4+ exprimant au moins 2 des 4 marqueurs immunitaires sélectionnés) * Mois 3 = 1 mois après l’administration de la 2ème dose
** Mois 38 = 3 ans après l’administration de la 2ème dose
N Nombre de sujets évaluables au temps spécifié
Q1 ; Q3 Premier et troisième quartiles
*** Les données CD4[2+] spécifiques de la gE dans le groupe d'âge 70 ans et plus proviennent de l'étude ZOE-50, car l'activité des lymphocytes T CD4+ n'a pas été évaluée au cours de l'étude ZOE-70.

Les données provenant d’une étude clinique de suivi, de phase II, en ouvert, sur un seul groupe, menée chez des adultes âgés de 60 ans et plus (Zoster-024) indiquent que la réponse immunitaire induite par le vaccin (humorale et cellulaire), selon le schéma 0-2 mois, persiste jusqu'à environ 6 ans après la vaccination (N = 119). La concentration médiane des anticorps anti-gE était 7 fois plus élevée que la concentration médiane avant vaccination à l'inclusion. La fréquence médiane des lymphocytes T CD4[2+] spécifiques à la gE était 3,7 fois plus élevée qu’avant vaccination à l'inclusion.

3.1. Immunogénicité chez des sujets ayant reçu deux doses de Shingrix à six mois d'intervalle

L’efficacité n’a pas été évaluée pour le schéma 0-6 mois.
Lors d'une étude clinique de phase III en ouvert (Zoster-026), 238 adultes âgés de 50 ans et plus randomisés en deux groupes égaux ont reçu deux doses de Shingrix à deux ou six mois d'intervalle. La réponse immunitaire humorale selon le schéma 0-6 mois était non-inférieure à celle selon le schéma 0- 2 mois.

La CMG en anticorps anti-gE un mois après la dernière injection de vaccin était respectivement de
38 153,7 mUI/ml (IC à 95 %: 34 205,8; 42 557,3) selon le schéma 0-6 mois et de 44 376,3 mUI/ml (IC à 95 % : 39 697,0 ; 49 607,2) selon le schéma 0-2 mois.

3.2. Sujets avec un antécédent de zona avant la vaccination

Les sujets ayant un antécédent de zona ont été exclus des études ZOE-50 et ZOE-70. Dans une étude clinique de phase III, non contrôlée en ouvert (Zoster-033), 96 adultes âgés de 50 ans et plus, avec un antécédent de zona médicalement confirmé, ont reçu 2 doses de Shingrix à 2 mois d'intervalle. La confirmation virologique chez ces individus n’était pas prévue au protocole de l’étude. La CMG des anticorps anti-gE un mois après la dernière dose de vaccin était de 47 758,7 mUI/ ml (IC à 95 % : 42 258,8 ; 53 974,4).

Neuf cas de zona suspectés ont été rapportés chez 6 sujets sur une période de suivi d’un an. Ce taux de récidive était plus important comparativement à celui généralement rapporté lors des études observationnelles menées chez des individus non vaccinés ayant un antécédent de zona (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

3.3. Sujets immunodéprimés

Deux études cliniques de phase I/II, Zoster-001 et Zoster-015, ont été menées chez des sujets ayant reçu une greffe autologue de cellules souches hématopoïétiques ou infectés par le VIH. Au total, 135 adultes dont 73 âgés de 50 ans ou plus, ont reçu au moins une dose de Shingrix. Le vaccin était immunogène et bien toléré.

3.4. Population pédiatrique

L'Agence européenne des médicaments a différé l'obligation de soumettre les résultats d'études réalisées avec Shingrix, dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique, dans la prévention de la réactivation du virus varicelle-zona (voir rubrique 4.2 pour les informations concernant l'usage pédiatrique).

Conservation

Durée de conservation : 3 ans.

A conserver au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C).
Ne pas congeler.
A conserver dans l'emballage extérieur d'origine à l'abri de la lumière.

Après reconstitution :

La stabilité physico-chimique du vaccin reconstitué a été démontrée pendant 24 heures à 30 °C.

D'un point de vue microbiologique, le vaccin doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation du vaccin reconstitué avant utilisation sont de la responsabilité de l'utilisateur ; elles ne devraient normalement pas dépasser 6 heures entre 2 °C et 8 °C.

Manipulation

Shingrix est composé d’un flacon avec un capuchon amovible brun contenant la poudre (antigène) et un flacon avec un capuchon amovible bleu-vert contenant la suspension (adjuvant).
La poudre et la suspension doivent être reconstituées avant administration.

La poudre et la suspension doivent être inspectées visuellement afin de mettre en évidence la présence de particules étrangères et/ou une modification d'apparence. Si l'un ou l'autre des cas est observé, ne pas reconstituer le vaccin.

Comment préparer Shingrix :

Shingrix doit être reconstitué avant administration.

1. Prélever à l’aide d’une seringue la totalité du flacon contenant la suspension.
2. Injecter tout le contenu de la seringue dans le flacon contenant la poudre.
3. Agiter doucement jusqu'à ce que la poudre soit totalement dissoute.

Le vaccin reconstitué est un liquide opalescent, incolore à brunâtre pâle.

Le vaccin reconstitué doit être inspecté visuellement afin de mettre en évidence la présence de particules étrangères et/ou un changement d'apparence. Si l'un ou l'autre des cas est observé, ne pas administrer le vaccin.

Après reconstitution, le vaccin doit être utilisé rapidement. Si cela n'est pas possible, le vaccin doit être conservé au réfrigérateur (entre 2 °C et 8 °C). S'il n'est pas utilisé dans les 6 heures, éliminer le vaccin.

Avant l'administration :

1. Prélever à l’aide d’une seringue la totalité du flacon contenant le vaccin reconstitué.
2. Changer l'aiguille de la seringue afin d’utiliser une nouvelle aiguille pour administrer le vaccin.

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur sur le plan local.

Autres informations

    Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique "Effets indésirables" pour les modalités de déclaration des effets indésirables.

Données de sécurité préclinique

Les données non cliniques issues des études conventionnelles de toxicologie aiguë et en administration répétée, de tolérance locale, de pharmacologie de sécurité (effets sur les systèmes cardiovasculaire et respiratoire) et de toxicologie des fonctions de reproduction et de développement, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.

Fertilité

Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effets directs ou indirects sur la fertilité des mâles ou des femelles vaccinés par Shingrix.

Incompatibilités

Ce médicament ne doit pas être mélangé avec d'autres médicaments.

Résumé à l'intention du public

http://www.ema.europa.eu/docs/fr_FR/document_library/EPAR_-_Summary_for_the_public/human/004336/WC500246553.pdf