Epidémie d'oreillons sur l'île de Man (Royaume-Uni) Médecine des voyages

Publié le 19 déc. 2012 à 23h48

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Depuis le début de l'année 2012, 196 cas d'oreillons ont été recencés sur l'île de Man, située au milieu de la mer d'Irlande du Nord, entre la Grande-Bretagne et l'Irlande. Le chiffres sont en augmentation depuis la fin du mois de novembre, et la maladie frappe les sujets qui n'ont pas été vaccinés par le vaccin RRO (rougeole, rubéole et oreillons) à la suite d'une baisse de la vaccination dans les années 1990. Pour une population de l'île de Man de 83 327 en 2011, le chiffre de 196 cas d'oreillons représente une flambée inhabituelle de la maladie.

Le virus n'est pas aussi contagieux que ceux de la rougeole ou de la varicelle. Toutefois, il se propage comme la grippe, par voie aérienne par la toux, les éternuements ou le baiser. Les oreillons sont plus graves chez l'homme car ils peuvent conduire à la stérilité.

Source : Promed, European Network for Tropical Medicine and Travel Health.